Périodique
Clonidine et traitement du syndrome de sevrage au cours des toxicomanies
(Clonidine and withdrawal syndrome treatment during drug addiction)
Auteur(s) :
LAGRUE, G.
Année
1987
Langue(s) :
Français
ISBN :
0989-2737
Refs biblio. :
4
Domaine :
Drogues illicites / Illicit drugs
Discipline :
PRO (Produits, mode d'action, méthode de dépistage / Substances, action mode, screening methods)
Thésaurus mots-clés
HEROINE
;
CLONIDINE
;
SYNDROME DE SEVRAGE
;
RECEPTEUR
;
TABAC
;
ALCOOL
;
MECANISME D'ACTION
Note générale :
Revue du Praticien (La). Médecine Générale, 1987, (9), 15-17
Résumé :
FRANÇAIS :
Les manifestations classiques induites par le sevrage de substances apparemment aussi différentes que les opiacés, l'alcool ou le tabac, ont leur origine dans le locus coeruleus, l'un des noyaux gris centraux les plus riches en neurones noradrénergiques. Une stimulation électrique ou pharmacologique de cette zone produit des symptômes analogues à ceux du sevrage, bloqués par l'administration de clonidine. On sait en effet que les neurones noradrénergiques sont inhibés partiellement par les opiacés, les endophines et les agonistes alpha-adrénergiques, par action respective de ces produits sur les récepteurs aux opiacés et les récepteurs alpha. En réponse à cette inhibition, la cellule va augmenter sa population de récepteurs; lors du sevrage, il y aura donc rebond de l'activité noradrénergique (récepteurs plus nombreux et plus sensibles car longtemps moins stimulés). La clonidine (catapressan) sera administrée par voie orale, à raison de 5 à 10 mg / kg / j pendant 10 à 14 jours dans les cures de sevrage d'héroïnomanes , et de 200 mg / j pour les alcooliques avec un taux de réponse moins constant. Ce produit semble interessant dans l'intoxication tabagique mais aucune étude statistiquement fondée n'a encore été publiée en 1987.
Les manifestations classiques induites par le sevrage de substances apparemment aussi différentes que les opiacés, l'alcool ou le tabac, ont leur origine dans le locus coeruleus, l'un des noyaux gris centraux les plus riches en neurones noradrénergiques. Une stimulation électrique ou pharmacologique de cette zone produit des symptômes analogues à ceux du sevrage, bloqués par l'administration de clonidine. On sait en effet que les neurones noradrénergiques sont inhibés partiellement par les opiacés, les endophines et les agonistes alpha-adrénergiques, par action respective de ces produits sur les récepteurs aux opiacés et les récepteurs alpha. En réponse à cette inhibition, la cellule va augmenter sa population de récepteurs; lors du sevrage, il y aura donc rebond de l'activité noradrénergique (récepteurs plus nombreux et plus sensibles car longtemps moins stimulés). La clonidine (catapressan) sera administrée par voie orale, à raison de 5 à 10 mg / kg / j pendant 10 à 14 jours dans les cures de sevrage d'héroïnomanes , et de 200 mg / j pour les alcooliques avec un taux de réponse moins constant. Ce produit semble interessant dans l'intoxication tabagique mais aucune étude statistiquement fondée n'a encore été publiée en 1987.
Affiliation :
Serv. Néphrologie, Hôp. henri Mondor, 51 ave. Maréchal Lattre Tassigny, 94010 Créteil
France. France.
France. France.
Historique