Périodique
Les "Communautés thérapeutiques" pour toxicomanes. Bilan et évaluation des soins
Auteur(s) :
BOURGEOIS, M. ;
DELILE, J. M. ;
RAGER P. ;
PEYRE, F.
Année
1987
Page(s) :
699-704
Langue(s) :
Français
Refs biblio. :
20
Domaine :
Drogues illicites / Illicit drugs
Thésaurus mots-clés
COMMUNAUTE THERAPEUTIQUE
;
EVALUATION
;
EVOLUTION
;
INSTITUTION
;
EPIDEMIOLOGIE
;
PHENOMENE DE GROUPE
;
REINSERTION SOCIALE
;
CONTRAT THERAPEUTIQUE
;
COMPORTEMENTALISME
Thésaurus géographique
ETATS-UNIS
Note générale :
Annales Médico-Psychologiques, 1987, 145, (8), 699-704
Résumé :
Les communautés thérapeutiques américaines comme Synanon, Daytop, Phoenix, qui cherchent à dépsychiatriser la toxicomanie, font à nouveau parler d'elles, même en France. On rappelle qu'elles sont souvent gérées par d'anciens toxicomanes réhabilités, qu'elles ont été inspirées du behaviorisme, qu'elles sont économiques quant à leur fonctionnement et que - proposition alternative - leurs instigateurs revendiquent parfois un taux de réussite maximal.
Sont exposés :
- un survol historique des Communautés thérapeutiques (des années 1960 aux années 1980),
- un rappel de l'influence des Alcooliques Anonymes(A.A) sur la communauté thérapeutique qui considère davantage la toxicomanie comme une déviance de comportement de la personne, non comme une maladie,
- un rappel du behaviorisme et du rôle du groupe des pairs dans une rééducation.
On propose ici une approche statistique de la clientèle, une présentation des résultats.
Sur ce plan, il est souligné que tous les chiffres avancés portent sur les "gradués" et ne tiennent pas compte des individus ayant fui la communauté thérapeutique en cours de programmes, qu'ils concernent une "population sélectionnée au préalable", et que la notion même de succès demeure hypothétique dans la mesure où la plupart des "réhabilités" deviennent "employés" de la communauté thérapeutique, ce qui suggère qu'à une dépendance au produit se substitue une dépendance à l'institution. Tout en concluant sur une efficacité globale proportionnelle à la durée de séjour dans la communauté thérapeutique, la discussion reste ouverte sur la "fréquente dépendance à l'égard du groupe, du staff et du leader" et les moyens à base de coercition et de violence fréquemment utilisés.
Sont exposés :
- un survol historique des Communautés thérapeutiques (des années 1960 aux années 1980),
- un rappel de l'influence des Alcooliques Anonymes(A.A) sur la communauté thérapeutique qui considère davantage la toxicomanie comme une déviance de comportement de la personne, non comme une maladie,
- un rappel du behaviorisme et du rôle du groupe des pairs dans une rééducation.
On propose ici une approche statistique de la clientèle, une présentation des résultats.
Sur ce plan, il est souligné que tous les chiffres avancés portent sur les "gradués" et ne tiennent pas compte des individus ayant fui la communauté thérapeutique en cours de programmes, qu'ils concernent une "population sélectionnée au préalable", et que la notion même de succès demeure hypothétique dans la mesure où la plupart des "réhabilités" deviennent "employés" de la communauté thérapeutique, ce qui suggère qu'à une dépendance au produit se substitue une dépendance à l'institution. Tout en concluant sur une efficacité globale proportionnelle à la durée de séjour dans la communauté thérapeutique, la discussion reste ouverte sur la "fréquente dépendance à l'égard du groupe, du staff et du leader" et les moyens à base de coercition et de violence fréquemment utilisés.
Affiliation :
IPSO, Service Universitaire de Psychiatrie, Bordeaux, France
Cote :
A00975
Historique