Article de Périodique
Le sevrage des toxicomanies (1988)
(Drug addiction detoxication)
Auteur(s) :
OLIÉ, J. P. ;
HARTMANN, F.
Dans :
Neuro-Psy (Vol.3, n°3, 1988)
Année
1988
Page(s) :
135-141
Langue(s) :
Français
Refs biblio. :
32
Domaine :
Drogues illicites / Illicit drugs
Thésaurus mots-clés
DESINTOXICATION
;
HEROINE
;
OPIACES
;
CURE DE DESINTOXICATION
;
PHENCYCLIDINE
;
CLONIDINE
;
NALTREXONE
;
BARBITURIQUES
;
BETABLOQUANTS
;
PHARMACOTHERAPIE
;
ELECTROTHERAPIE
Note générale :
Neuro - Psy, 1988, 3, (3), 135-141
Résumé :
Le sevrage des sujets opio-dépendants peut être réalisé par recours à un nombre important de médicaments. Selon les cas et le prescripteur, on verra ainsi utiliser la méthadone (intérêt limité par la dépendance), l' association de psychotropes, d'antalgiques et d'antispasmodiques, la clonidine, des stimulations du locus coeruleus (électricité ou yohimbine), l'alpha-methyl-tyrosine, des béta-bloquants. Actuellement, le sevrage par stimulants alpha (clonidine) tend à être privilégié, car aisément maniable, même s'il s'avère surtout efficace sur le syndrome neurovégétatif du sevrage. L'introduction de la naltrexone pendant ou au décours du traitement par la clonidine est possible, ainsi que celle de benzodiazépines. Certains auteurs administrent d'autres stimulants alpha tels le guanoxabenz ou la guanfacine. Les diverses hypothèses permettant d'étayer les manifestations du sevrage sont expliquées par l' incidence thérapeutique des substances très variées évoquées. S' agissant du sevrage d'une dépendance aux barbituriques, on substituera le phénobarbital aux autres produits du groupe, avant de diminuer progressivement les doses, en association ou non à des benzodiazépines. Le sevrage après dépendance à la cocaïne ou au cannabis n'est guère codifié. La désipramine, antidépresseur noradrénergique serait efficace dans le sevrage de la phencyclidine.
Affiliation :
Ctre. Hosp. Sainte Anne, 1 r. Cabanis, 75014 Paris
France. France.
France. France.
Historique