Livre
L'envers de la toxicomanie : Un idéal d'indépendance
(The other side of addiction : an ideal of independence)
Auteur(s) :
VERA OCAMPO, E.
Année
1989
Langue(s) :
Français
ISBN :
978-2-207-23617-8
Refs biblio. :
56
Domaine :
Drogues illicites / Illicit drugs
Thésaurus mots-clés
PSYCHANALYSE
;
PULSION
;
PRINCIPE DE REALITE
;
SYMBOLIQUE
;
SOUFFRANCE
;
RELATION D'OBJET
;
MANQUE
;
ADDICTION
;
COCAINE
;
DEPENDANCE
;
CORPS
Note générale :
Paris, Denoël, 1989, 162 p.
Résumé :
FRANÇAIS :
Préfacé par F. Dolto, cet ouvrage est une tentative pour formuler sur un plan théorique certaines interrogations issues de la pratique clinique des toxicomanes. L'acte de se droguer prend souvent le pas sur le sujet qui se drogue, sur son histoire, sur ses motivations. La réponse médicale qui privilégie l'objet tend à dire que c'est la drogue qui "fait" le toxicomane. Celui-ci a alors un discours en miroir à celui du médecin. La psychanalyse ouvre la possibilité d'un autre abord de la toxicomanie. Elle redonne la parole au toxicomane, et permet de cerner sa conception de l'objet drogue, quel statut il lui assigne dans son expérience et comment il en parle. La drogue, objet du plaisir devient objet du besoin dont le toxicomane ne saurait manquer sur un plan vital. Le toxicomane exprime ainsi un désir de toute perte, renvoyant en cela à un désir précoce et fondamental, le désir du manque d'objet. Quand il se dit "en manque", il ne sait pas à quel point il est en effet en manque du manque. La clinique nous enseigne que le lien du toxicomane à la drogue apparaît sous le double signe de la nécessité et de l'exclusivité. Pris dans cette logique duelle le toxicomane semble se dérober au champ de la psychanalyse qu'il confronte à ses propres limites. Le corps dans le premier temps devient le lieu du vécu paradisiaque; plus tard le toxicomane reconnaitra, dans son corps détruit, le sien. Au détour de ce parcours, une lecture psychanalytique de la toxicomanie ne peut ignorer la rencontre singulière et déterminante de Freud avec la cocaïne.
Préfacé par F. Dolto, cet ouvrage est une tentative pour formuler sur un plan théorique certaines interrogations issues de la pratique clinique des toxicomanes. L'acte de se droguer prend souvent le pas sur le sujet qui se drogue, sur son histoire, sur ses motivations. La réponse médicale qui privilégie l'objet tend à dire que c'est la drogue qui "fait" le toxicomane. Celui-ci a alors un discours en miroir à celui du médecin. La psychanalyse ouvre la possibilité d'un autre abord de la toxicomanie. Elle redonne la parole au toxicomane, et permet de cerner sa conception de l'objet drogue, quel statut il lui assigne dans son expérience et comment il en parle. La drogue, objet du plaisir devient objet du besoin dont le toxicomane ne saurait manquer sur un plan vital. Le toxicomane exprime ainsi un désir de toute perte, renvoyant en cela à un désir précoce et fondamental, le désir du manque d'objet. Quand il se dit "en manque", il ne sait pas à quel point il est en effet en manque du manque. La clinique nous enseigne que le lien du toxicomane à la drogue apparaît sous le double signe de la nécessité et de l'exclusivité. Pris dans cette logique duelle le toxicomane semble se dérober au champ de la psychanalyse qu'il confronte à ses propres limites. Le corps dans le premier temps devient le lieu du vécu paradisiaque; plus tard le toxicomane reconnaitra, dans son corps détruit, le sien. Au détour de ce parcours, une lecture psychanalytique de la toxicomanie ne peut ignorer la rencontre singulière et déterminante de Freud avec la cocaïne.
Affiliation :
CHU, Ctre Hosp. Univ., Reims
France. France.
France. France.
Historique