Périodique
Clinique
(Clinic)
Auteur(s) :
RUMEN, J. P.
Année
1989
Langue(s) :
Français
ISBN :
978-2-9503063-3-3
Refs biblio. :
4
Domaine :
Drogues illicites / Illicit drugs
Thésaurus mots-clés
PSYCHANALYSE
;
MOI
;
PERVERSION
;
SYMPTOME
;
ETHIQUE
;
PRODUIT DE SUBSTITUTION
;
CONTRAT THERAPEUTIQUE
Note générale :
Symptôme Cahiers de l'IRS, 1989, 1, (1), 33-38
Résumé :
FRANÇAIS :
On traite du moi chez les consommateurs de drogue et on décrit la nature du mouvement qui leur fait affirmer (souvent lors d'une entrée en institution) : "je suis toxicomane". On expose un cas clinique avec des caractéristiques multiples: prise d'héroïne, homosexualité, surdosages, extravagances, et on arrive à la conclusion que la toxicomanie n'est pas un symptôme. La dimension symptomatique peut s'ouvrir plutôt par l'extravagance. La question de la perversion peut être aisément évoquée. L'auteur cite Czermak et Lacan. Il se demande si la drogue a la vertu de faire qu'un banal névrosé puisse devenir pervers. La drogue, à partir du moment où chacun s'accorde sur ce signifiant, prend la place du contrat dans l'économie classique de la perversion. La drogue facilite la jouissance perverse en institutionnalisant la dimension contractuelle. C'est ce qui est donné à entendre dans l'usage de produits de substitution et des contrats thérapeutiques. Finalement, l'auteur déduit de tout ceci que la psychanalyse et son éthique ne peuvent se satisfaire qu'à maintenir l'exigence du "devoir de bien dire, ou de s'y retrouver dans l'inconscient, dans la structure" (Lacan).
On traite du moi chez les consommateurs de drogue et on décrit la nature du mouvement qui leur fait affirmer (souvent lors d'une entrée en institution) : "je suis toxicomane". On expose un cas clinique avec des caractéristiques multiples: prise d'héroïne, homosexualité, surdosages, extravagances, et on arrive à la conclusion que la toxicomanie n'est pas un symptôme. La dimension symptomatique peut s'ouvrir plutôt par l'extravagance. La question de la perversion peut être aisément évoquée. L'auteur cite Czermak et Lacan. Il se demande si la drogue a la vertu de faire qu'un banal névrosé puisse devenir pervers. La drogue, à partir du moment où chacun s'accorde sur ce signifiant, prend la place du contrat dans l'économie classique de la perversion. La drogue facilite la jouissance perverse en institutionnalisant la dimension contractuelle. C'est ce qui est donné à entendre dans l'usage de produits de substitution et des contrats thérapeutiques. Finalement, l'auteur déduit de tout ceci que la psychanalyse et son éthique ne peuvent se satisfaire qu'à maintenir l'exigence du "devoir de bien dire, ou de s'y retrouver dans l'inconscient, dans la structure" (Lacan).
Affiliation :
Hôp. Castelluccio, Ajaccio
France. France.
France. France.
Historique