Périodique
Des balises dans la dérive: cadrer et décadrer
(Drift markers: fitting in or not)
Auteur(s) :
BOISSEAU V. ;
CARPENTIER, J.
Année
1989
Langue(s) :
Français
ISBN :
0246-2826
Domaine :
Drogues illicites / Illicit drugs
Thésaurus mots-clés
MEDECIN
;
DEMANDE
;
RELATION THERAPEUTIQUE
;
SYMPTOME
;
PRESCRIPTION MEDICALE
;
CONSULTATION
;
MILIEU SOCIOCULTUREL
;
SOCIAL
Note générale :
Analytica, 1989, (57), 33-38
Résumé :
FRANÇAIS :
Les médecins généralistes de la région parisienne décrivent leurs difficultés et expérience avec la clinique du toxicomane. Ils constatent que le sujet ne vient pas avec une maladie ni avec une demande de diagnostic, mais avec une identité: "je suis toxicomane". A partir delà, ils se posent des questions sur leur pratique: -comment analyser ce symptôme? , -comment faire avec ce discours souvent bien construit, comment répondre à cette demande? De leur expérience ils retiennent: -la nécessité de contourner le symptôme pour pouvoir s'attaquer à ce qu'il détermine et masque, -l'importance de poser des jalons: le tarif de la consultation, préciser les rôles, répéter que le médecin n'est qu'un point de repère, -la possibilité de prescrire du palfium comme "compromis contractuel", -l'importance de la notion de temps: il s'agit d'un travail de longue haleine, il faut accepter les rechutes, les échecs, les répétitions. Ils signalent la difficulté de résister aux tentatives de culpabilisation et de chantage des toxicomanes. Il faut garder la distance, rester médecin. Les outils dont ils disposent: les ressources affectives, les réseaux sociaux et familiaux, le recours aux centres spécialisés, à la psychothérapie et parfois les médicaments.
Les médecins généralistes de la région parisienne décrivent leurs difficultés et expérience avec la clinique du toxicomane. Ils constatent que le sujet ne vient pas avec une maladie ni avec une demande de diagnostic, mais avec une identité: "je suis toxicomane". A partir delà, ils se posent des questions sur leur pratique: -comment analyser ce symptôme? , -comment faire avec ce discours souvent bien construit, comment répondre à cette demande? De leur expérience ils retiennent: -la nécessité de contourner le symptôme pour pouvoir s'attaquer à ce qu'il détermine et masque, -l'importance de poser des jalons: le tarif de la consultation, préciser les rôles, répéter que le médecin n'est qu'un point de repère, -la possibilité de prescrire du palfium comme "compromis contractuel", -l'importance de la notion de temps: il s'agit d'un travail de longue haleine, il faut accepter les rechutes, les échecs, les répétitions. Ils signalent la difficulté de résister aux tentatives de culpabilisation et de chantage des toxicomanes. Il faut garder la distance, rester médecin. Les outils dont ils disposent: les ressources affectives, les réseaux sociaux et familiaux, le recours aux centres spécialisés, à la psychothérapie et parfois les médicaments.
Affiliation :
France. France.
Historique