Périodique
Arguments for a harmfulness tax
(Arguments pour une taxe de nocivité)
Auteur(s) :
GRINSPOON, L. ;
BAKALAR, J. B.
Année
1990
Langue(s) :
Anglais
ISBN :
0022-0426
Domaine :
Drogues illicites / Illicit drugs
Discipline :
LOI (Loi et son application / Law enforcement)
Thésaurus mots-clés
TABAC
;
COCA
;
CRACK
;
CULTURE
;
REGLEMENTATION
;
ECONOMIE
;
LEGISLATION
;
DEPENALISATION
Note générale :
Journal of Drug Issues, 1990, 20, 599-604
Résumé :
FRANÇAIS :
8 à 9 milliards de dollars ont été dépensés à ce jour aux USA pour lutter contre la drogue et des millions pour la prise en charge des trafiquants emprisonnés, qui représentent 1 / 3 de la population pénale des USA. Le trafic clandestin de la drogue amène le crime et la violence comme dans les années 20 celui de l'alcool sous le régime de la prohibition. L'auteur propose d'abord une approche dépénalisée des drogues d'agrément: par exemple le tabac dont le prix de revient du traitement des maladies qui en sont la conséquence est de 65 000 000 de dollars par an, pourrait être taxé à 2 $ par paquet de cigarettes, ce qui équilibrerait le coût de sa nocivité et conduirait les fumeurs à avoir une assurance couvrant les risques qu'ils courent. Dans une première étape cette taxe de nocivité s'appliquerait au tabac, à l'alcool et au cannabis, puis aux drogues dures; l'auteur pensant que la demande en héroïne pourrait diminuer si son prix était plus élevé. De tels résultats auraient été observés dans le Maine, L'Alaska et les Pays Bas. La stratégie de lutte contre la culture de la coca dans les pays Andins parait stupide à l'auteur, car cette plante est susceptible de pousser facilement dans nombre d'autres pays. Contre le crack ou la cocaïne enfin, l'auteur exprime son scepticisme sur les résultats d'une politique répressive
8 à 9 milliards de dollars ont été dépensés à ce jour aux USA pour lutter contre la drogue et des millions pour la prise en charge des trafiquants emprisonnés, qui représentent 1 / 3 de la population pénale des USA. Le trafic clandestin de la drogue amène le crime et la violence comme dans les années 20 celui de l'alcool sous le régime de la prohibition. L'auteur propose d'abord une approche dépénalisée des drogues d'agrément: par exemple le tabac dont le prix de revient du traitement des maladies qui en sont la conséquence est de 65 000 000 de dollars par an, pourrait être taxé à 2 $ par paquet de cigarettes, ce qui équilibrerait le coût de sa nocivité et conduirait les fumeurs à avoir une assurance couvrant les risques qu'ils courent. Dans une première étape cette taxe de nocivité s'appliquerait au tabac, à l'alcool et au cannabis, puis aux drogues dures; l'auteur pensant que la demande en héroïne pourrait diminuer si son prix était plus élevé. De tels résultats auraient été observés dans le Maine, L'Alaska et les Pays Bas. La stratégie de lutte contre la culture de la coca dans les pays Andins parait stupide à l'auteur, car cette plante est susceptible de pousser facilement dans nombre d'autres pays. Contre le crack ou la cocaïne enfin, l'auteur exprime son scepticisme sur les résultats d'une politique répressive
Affiliation :
Dept Psychiat., Harvard Med. Sch., 74 Fenwood Rd, Boston, MA 02115
Etats-Unis. United States.
Etats-Unis. United States.
Historique