Chapitre
Sub_stituer
Auteur(s) :
MUSSETTA, J. ;
9èmes journées de Reims (1-2 décembre 1990)
Année
1991
Page(s) :
125-131
Langue(s) :
Français
Domaine :
Drogues illicites / Illicit drugs
Thésaurus mots-clés
DESIR
;
MANQUE
;
DEMANDE
;
IDENTIFICATION
;
IMAGINAIRE
;
SYMBOLIQUE
;
PSYCHANALYSE
;
SUBSTITUTION
Résumé :
Texte ardu : c'est aux détours des phrases qu'on saisit les progrès que celles-ci permettent à la pensée. S'y élucident quatre façons de substituer (mettre en-dessous) repérables dans la cure psychanalytique avec des toxicomanes.
1. Le discours du toxicomane tend à recouvrir, effacer l'acte de parler d'un sujet, la présence d'un désir.
2. Parler au nom de la toxicomanie - ne signifie pas qu'on n'a pas de demande indique comment on évite de parler en son propre nom, comment on évite que se manifeste le sujet de l'énonciation. Où la question "Qui êtes-vous ?" réveille "une identification imaginaire forcenée, appareillée pour se droguer au lieu de l'identification symbolique."
3. Substituer une dépendance à une autre est vain ; mais l'on y recourt rapidement en ignorant la dépendance à l'identification imaginaire : proposer" une orthopédie du moi", des occupations saines, renvoie sans tarder à l'idéal d'un "pas de drogue", le confond avec un désir, apporte caution à l'imaginaire, en justifie l'énoncé d'une impossibilité de s'arrêter, pour finalement causer que jamais ce désir ne s'énonce - notamment sous la forme d'une "est-ce possible ?".
4. "D'où un quatrième aspect de la substitution. Ces patients souffrent la tentative et l'impossibilité que se substitue à la place nécessairement vacante du désir, l'objet de la demande."
Ainsi la substitution apparaît-elle comme résultant d'une confusion - intrinsèque à "la demande de guérir de la consommation" qu'opère le toxicomane - et où aisément glisse et se leurre le thérapeute - entre "l'identification idéale et la fonction du désir."
1. Le discours du toxicomane tend à recouvrir, effacer l'acte de parler d'un sujet, la présence d'un désir.
2. Parler au nom de la toxicomanie - ne signifie pas qu'on n'a pas de demande indique comment on évite de parler en son propre nom, comment on évite que se manifeste le sujet de l'énonciation. Où la question "Qui êtes-vous ?" réveille "une identification imaginaire forcenée, appareillée pour se droguer au lieu de l'identification symbolique."
3. Substituer une dépendance à une autre est vain ; mais l'on y recourt rapidement en ignorant la dépendance à l'identification imaginaire : proposer" une orthopédie du moi", des occupations saines, renvoie sans tarder à l'idéal d'un "pas de drogue", le confond avec un désir, apporte caution à l'imaginaire, en justifie l'énoncé d'une impossibilité de s'arrêter, pour finalement causer que jamais ce désir ne s'énonce - notamment sous la forme d'une "est-ce possible ?".
4. "D'où un quatrième aspect de la substitution. Ces patients souffrent la tentative et l'impossibilité que se substitue à la place nécessairement vacante du désir, l'objet de la demande."
Ainsi la substitution apparaît-elle comme résultant d'une confusion - intrinsèque à "la demande de guérir de la consommation" qu'opère le toxicomane - et où aisément glisse et se leurre le thérapeute - entre "l'identification idéale et la fonction du désir."
Affiliation :
Centre Accueil Soins Toxicomanes,Reims, France
Cote :
L01454
Historique