Livre
En attendant les barbares
(Waiting for the barbarians)
Auteur(s) :
SORMAN G.
Année
1992
Langue(s) :
Français
ISBN :
978-2-213-02950-4
Refs biblio. :
76
Domaine :
Drogues illicites / Illicit drugs
Discipline :
LOI (Loi et son application / Law enforcement)
Thésaurus mots-clés
IMMIGRE
;
LIBERALISATION
;
EXCLUSION
;
POLITIQUE
;
REPRESSION
;
TRAFIC
;
DEPENALISATION
;
PRODUIT DE SUBSTITUTION
Note générale :
Paris, Fayard, 1992, 374 p.
Résumé :
FRANÇAIS :
Le titre de cet ouvrage a été emprunté au poète Constantin Cavafy. Qui sont les "barbares" ? Les immigrés et les toxicomanes sont perçus comme tels, affirme l'auteur car ils sont "étrangers à l'ordre bourgeois et victimes de l'exclusion et de la répression étatique. Le rapport entre l'immigration et la drogue est étroit : la quasi-totalité des délinquants incarcérés pour trafic de drogue sont des "immigrés". La toxicomanie, l'"enquête" que l'auteur a menée à travers le monde (Etats-Unis, Grande-Bretagne, Russie, Chine, Japon, Pays-Bas, Suisse et France) le conduit à constater l'échec des politiques anti-drogue menées dans ces pays qui, dit-il, "font plus de victimes que la drogue elle-même" et ne sont que "des opérations de relégitimation de l'état moderne". Concernant la France, l'auteur considère que "le modèle de soins français est le modèle américain en plus mou, travesti d'un discours socio-psycho-culturel (...) et de bricolage psychanalytique" d'où son inefficacité. Il relève également l'inexistence de la prévention primaire ("l'éducation") auprès des médecins, enseignants et jeunes. Les thèses abolitionnistes du conservateur américain Milton Friedman trouvent un large écho auprès de l'auteur qui, faisant le procès de la prohibition, se défend cependant de faire l'apologie de la libéralisation des drogues et propose une "expérimentation sociale" (illustrée par les politiques de distribution d'opiacés d'Amsterdam ou de Zürich) qui conduirait à une "légalisation modeste" distinguant les drogues douces des drogues dures.
Le titre de cet ouvrage a été emprunté au poète Constantin Cavafy. Qui sont les "barbares" ? Les immigrés et les toxicomanes sont perçus comme tels, affirme l'auteur car ils sont "étrangers à l'ordre bourgeois et victimes de l'exclusion et de la répression étatique. Le rapport entre l'immigration et la drogue est étroit : la quasi-totalité des délinquants incarcérés pour trafic de drogue sont des "immigrés". La toxicomanie, l'"enquête" que l'auteur a menée à travers le monde (Etats-Unis, Grande-Bretagne, Russie, Chine, Japon, Pays-Bas, Suisse et France) le conduit à constater l'échec des politiques anti-drogue menées dans ces pays qui, dit-il, "font plus de victimes que la drogue elle-même" et ne sont que "des opérations de relégitimation de l'état moderne". Concernant la France, l'auteur considère que "le modèle de soins français est le modèle américain en plus mou, travesti d'un discours socio-psycho-culturel (...) et de bricolage psychanalytique" d'où son inefficacité. Il relève également l'inexistence de la prévention primaire ("l'éducation") auprès des médecins, enseignants et jeunes. Les thèses abolitionnistes du conservateur américain Milton Friedman trouvent un large écho auprès de l'auteur qui, faisant le procès de la prohibition, se défend cependant de faire l'apologie de la libéralisation des drogues et propose une "expérimentation sociale" (illustrée par les politiques de distribution d'opiacés d'Amsterdam ou de Zürich) qui conduirait à une "légalisation modeste" distinguant les drogues douces des drogues dures.
Affiliation :
France. France.
Historique