Chapitre
Les toxicomanes ont-ils une santé ? Brève histoire des traitements en France
(Do drugs addicts have a health ? A brief history of treatments in France)
Auteur(s) :
INGOLD, F. R.
Année
1992
Langue(s) :
Français
ISBN :
978-2-87899-039-3
Refs biblio. :
15
Domaine :
Drogues illicites / Illicit drugs
Note générale :
In : EHRENBERG A., MIGNON P., Drogues politique et société, p. 318-327, Paris, Le Monde Editions, Editions Descartes, 1992
Résumé :
FRANÇAIS :
Extrait des actes du colloque de l'association Descartes "les drogues dans les sociétés démocratiques - Unité et diversité", Paris, 26-28 Juin 1991. L'état de santé des toxicomanes est souvent occulté par l'idée communément répandue d'une hypothétique invulnérabilité qui leur permettrait de s'adapter aux changements et aux traumatismes qui sont les leurs. En France, la loi de 1970 ne définit le toxicomane ni tout à fait comme un délinquant, ni tout à fait comme un malade et n'envisage les besoins sanitaires des toxicomanes qu'au travers de la seule "cure de désintoxication". Erigée en véritable mythe, "la cure" a banalisé, quand elle ne l'a pas expulsée totalement, la dimension réelle des soins thérapeutiques. Cette dimension resurgit néanmoins depuis 1987 avec le développement de structures socio-sanitaires, notamment avec la prise en charge des toxicomanes dans les prisons. L'apparition du sida vécu à travers l'expérience de la dépendance peut gravement compromettre le fragile équilibre des toxicomanes, voire par leur refus d'accepter les soins, rompre les liens qui existaient avec une prise en charge sociale et sanitaire de la maladie.
Extrait des actes du colloque de l'association Descartes "les drogues dans les sociétés démocratiques - Unité et diversité", Paris, 26-28 Juin 1991. L'état de santé des toxicomanes est souvent occulté par l'idée communément répandue d'une hypothétique invulnérabilité qui leur permettrait de s'adapter aux changements et aux traumatismes qui sont les leurs. En France, la loi de 1970 ne définit le toxicomane ni tout à fait comme un délinquant, ni tout à fait comme un malade et n'envisage les besoins sanitaires des toxicomanes qu'au travers de la seule "cure de désintoxication". Erigée en véritable mythe, "la cure" a banalisé, quand elle ne l'a pas expulsée totalement, la dimension réelle des soins thérapeutiques. Cette dimension resurgit néanmoins depuis 1987 avec le développement de structures socio-sanitaires, notamment avec la prise en charge des toxicomanes dans les prisons. L'apparition du sida vécu à travers l'expérience de la dépendance peut gravement compromettre le fragile équilibre des toxicomanes, voire par leur refus d'accepter les soins, rompre les liens qui existaient avec une prise en charge sociale et sanitaire de la maladie.
Affiliation :
IREP, Inst. Rech. Epidémiol. Pharmacodépendance, Paris
France. France.
France. France.
Cote :
L00124
Historique