Chapitre
L'infection par le VIH liée à l'usager de drogue par voie intraveineuse en milieu carcéral : état des lieux - perspectives
(HIV infection of imprisoned IVDU: present state and perspectives)
Auteur(s) :
SUEUR, C.
Année
1993
Page(s) :
33-48
Langue(s) :
Français
Refs biblio. :
59
Domaine :
Drogues illicites / Illicit drugs
Discipline :
PAT (Pathologie organique / Organic pathology)
Thésaurus mots-clés
PRISON
;
SIDA
;
EPIDEMIOLOGIE
;
DEPISTAGE
;
SECRET PROFESSIONNEL
;
POPULATION A RISQUE
;
PREVENTION
;
PRISE EN CHARGE
;
OBSERVANCE DU TRAITEMENT
Note générale :
In : Sida, Toxicomanie : une lecture documentaire, p.33-48, Paris : CRIPS, Lyon : TOXIBASE, 1993
Résumé :
Si le VIH déstabilise les défenses immunitaires et psychologiques du sujet infecté, il perturbe la société dans son ensemble et bien sûr la prison. Malgré les biais que présente la connaissance de la prévalence du VIH en prison (tests de dépistage irrégulièrement proposés ou principalement à des toxicomanes), celle-ci serait de 6% sur la totalité des personnes incarcérées, soit 20 à 30 fois plus que dans la population générale. Néanmoins les différences régionales sont importantes (haute prévalence dans les maisons d'arrêt des Bouches-du-Rhône - 30% - et dans la région parisienne - 32,4% à la MAF de Fleury Mérogis). En milieu carcéral, l'annonce de la séropositivité, le secret médical, la confidentialité posent problème. On y constate de plus en plus de détenus en phase de maladie sida ; ce qui entraîne la nécessité d'organiser des soins, le suivi médical et psychologique y compris à la sortie de prison. Les résolutions de l'OMS sur la lutte contre le sida ne sont encore que trop peu appliquées dans la plupart des établissements pénitentiaires. Aussi les moyens de prévention (accès aux préservatifs et aux seringues propres) étant limités, voire parfois inexistants, le risque de contamination au VIH en prison est réel.
Affiliation :
Maison d'Arrêt Fleury Mérogis
France. France.
France. France.
Historique