Thèse, mémoire
Représentations, discours et pratiques autour de la substitution médicamenteuse par opiacés. A propos d'une enquête réalisée, début 1994, auprès de 98 médecins
(Representations, discourses and practices concerning medical opiate substitution. Results of a survey realised in the beginning of 1994 with 98 medical practitionners)
Auteur(s) :
ANDRE, P. ;
FOURCADE, J. ;
GREMY, F. ;
BRUERE-DAWSON, C.
Année
1994
Langue(s) :
Français
Refs biblio. :
134
Domaine :
Drogues illicites / Illicit drugs
Thésaurus mots-clés
MEDECIN
;
REPRESENTATION SOCIALE
;
SUBSTITUTION
;
PRESCRIPTION MEDICALE
;
OPIACES
;
ENQUETE
;
RELATION THERAPEUTIQUE
Note générale :
Mémoire de D.E.A. d'éthique médicale et biologique, Faculté de Médecine Necker, Université Paris V, 1994, 172+85p.
Résumé :
FRANÇAIS :
Cette enquête menée auprès de 98 médecins (47 généralistes, 37 psychiatres, 10 internistes et 4 médecins des urgences, dont 90% exercent dans le département de l'Hérault) a comme objectif d'expliciter les déterminants individuels et professionnels du positionnement de médecins à l'égard de la substitution par opiacés comme outil de réduction des risques de contamination par le VIH et les hépatites et comme outil de traitement des héroïnomanies. La méthodologie est décrite. Les résultats indiquent que les médecins de l'échantillon se montrent avant tout ambivalents à l'égard de la substitution. Les généralistes sont plus favorables que les spécialistes (50% et 22% respectivement). Il n'existe pas de différences très significatives (p<0,02) entre les déterminants individuels ou socio-professionnels des médecins de chaque groupe, leurs représentation du toxicomane et de sa souffrance, leur perceptions du risque de contamination par le VIH, leurs niveaux de connaissance sur les traitements de substitution. Bien qu'aucun profil-type ne puisse être défini en fonction du positionnement à l'égard de la substitution, les médecins favorables se projettent vers un axe défini par le mouvement, tandis que les médecins défavorables tendent vers l'axe du repli et du maintien des valeurs. Les discours très militants sont rares. Les principaux désaccords portent sur la place à accorder à la "négociation autour du produit/médicament" dans la relation avec un patient toxicodépendant. L'auteur conclut que l'ambivalence fréquemment rencontrée dans le positionnement des médecins à l'égard de la substitution apparaît comme multi-factorielle et qu'elle permet d'interroger les fondements de la relation entre le médecin et le sujet toxicomane.
Cette enquête menée auprès de 98 médecins (47 généralistes, 37 psychiatres, 10 internistes et 4 médecins des urgences, dont 90% exercent dans le département de l'Hérault) a comme objectif d'expliciter les déterminants individuels et professionnels du positionnement de médecins à l'égard de la substitution par opiacés comme outil de réduction des risques de contamination par le VIH et les hépatites et comme outil de traitement des héroïnomanies. La méthodologie est décrite. Les résultats indiquent que les médecins de l'échantillon se montrent avant tout ambivalents à l'égard de la substitution. Les généralistes sont plus favorables que les spécialistes (50% et 22% respectivement). Il n'existe pas de différences très significatives (p<0,02) entre les déterminants individuels ou socio-professionnels des médecins de chaque groupe, leurs représentation du toxicomane et de sa souffrance, leur perceptions du risque de contamination par le VIH, leurs niveaux de connaissance sur les traitements de substitution. Bien qu'aucun profil-type ne puisse être défini en fonction du positionnement à l'égard de la substitution, les médecins favorables se projettent vers un axe défini par le mouvement, tandis que les médecins défavorables tendent vers l'axe du repli et du maintien des valeurs. Les discours très militants sont rares. Les principaux désaccords portent sur la place à accorder à la "négociation autour du produit/médicament" dans la relation avec un patient toxicodépendant. L'auteur conclut que l'ambivalence fréquemment rencontrée dans le positionnement des médecins à l'égard de la substitution apparaît comme multi-factorielle et qu'elle permet d'interroger les fondements de la relation entre le médecin et le sujet toxicomane.
Affiliation :
Hôp. Lapeyronie, 34295 Montpellier Cédex 5
France. France.
France. France.
Historique