Périodique
Conduite à tenir d'urgence devant une toxicomanie
(Course of action to take when confronted to drug addiction)
Auteur(s) :
KOPPERSCHMITT J. ;
MANTZ J.M. ;
JAEGER, A.
Année
1994
Langue(s) :
Français
ISBN :
0010-5309
Refs biblio. :
8
Domaine :
Drogues illicites / Illicit drugs
Note générale :
Concours Méd. 1994, vol. 116, (9), 679-681
Résumé :
FRANÇAIS :
- Tout médecin peut être confronté aux urgences somatiques, psychiatriques et sociales des toxicomanies. Cela explique l'utilité d'une bonne information préalable et régulièrement actualisée. - Les urgences somatiques sont dominées par les overdoses d'opiacés. Les signes essentiels sont l'hypoventilation ou l'apnée, le myosis, les troubles de la conscience. Le traitement consiste à hospitaliser, mettre en position latérale de sécurité, assurer la liberté des voies aériennes, maintenir une oxygénation et une ventilation, annuler les symptômes par antidote si le tableau est sévère: naloxone (Narcan) 1/2 à 1 ampoule IV. - Dans l'overdose par cocaïne et autres stimulants, il faut évaluer la gravité des répercussions cardio-vasculaires. Le traitement est symptomatique. Devant un syndrome de "manque", il ne faut pas se précipiter sur une réponse médicamenteuse inappropriée; soulager les symptômes par des antalgiques (type Spasfon), des tranquillisants (parmi ceux détournés de leur usage habituel) et du Catapressan (1/2 comprimé toutes les quatre à six heures); proposer un suivi et éviter une prescription prolongée. Il ne faut pas confondre avec un sevrage réglé et volontaire des opiacés. Les urgences psychiatriques sont principalement des états d'agitation, des états hallucinatoires et confusionnels, des états dépressifs. - Les urgences sociales nécessitent de savoir guider le malade vers les structures nécessaires.
- Tout médecin peut être confronté aux urgences somatiques, psychiatriques et sociales des toxicomanies. Cela explique l'utilité d'une bonne information préalable et régulièrement actualisée. - Les urgences somatiques sont dominées par les overdoses d'opiacés. Les signes essentiels sont l'hypoventilation ou l'apnée, le myosis, les troubles de la conscience. Le traitement consiste à hospitaliser, mettre en position latérale de sécurité, assurer la liberté des voies aériennes, maintenir une oxygénation et une ventilation, annuler les symptômes par antidote si le tableau est sévère: naloxone (Narcan) 1/2 à 1 ampoule IV. - Dans l'overdose par cocaïne et autres stimulants, il faut évaluer la gravité des répercussions cardio-vasculaires. Le traitement est symptomatique. Devant un syndrome de "manque", il ne faut pas se précipiter sur une réponse médicamenteuse inappropriée; soulager les symptômes par des antalgiques (type Spasfon), des tranquillisants (parmi ceux détournés de leur usage habituel) et du Catapressan (1/2 comprimé toutes les quatre à six heures); proposer un suivi et éviter une prescription prolongée. Il ne faut pas confondre avec un sevrage réglé et volontaire des opiacés. Les urgences psychiatriques sont principalement des états d'agitation, des états hallucinatoires et confusionnels, des états dépressifs. - Les urgences sociales nécessitent de savoir guider le malade vers les structures nécessaires.
Affiliation :
Serv. réanim. méd. et centre anti-poisons, hôp. civil, CHRU, 1 pl. de l'Hôpital, 67000 Strasbourg
France. France.
France. France.
Historique