Article de Périodique
Les faux-semblants de la toxicomanie : fard et farce des temps modernes (1996)
(Open question. The pretences of drug addiction)
Auteur(s) :
KUNTZ, M.
Année
1996
Page(s) :
469-476
Langue(s) :
Français
Refs biblio. :
11
Domaine :
Drogues illicites / Illicit drugs
Résumé :
FRANÇAIS :
La toxicomanie, on le sait, change fréquemment de visage. Ce texte fait l'hypothèse que toutes ces transformations - ces faux-semblants sont inhérents à son fonctionnement. Dans les années 1960, à l'époque de la contre-culture, la toxicomanie était un joyeux carnaval. Aujourd'hui, il n'y a plus de scène, plus de spectateurs, et tous les "déguisements" deviennent des illusions désubjectivantes. Ne peut-on penser l'illusion - la formule est paradoxale - à travers ce qui serait une culture de l'excès ? La citoyenneté du toxicomane - la formule est à la mode - ne passe-t-elle pas par la reconnaissance, sur la scène sociale, d'un certain nombre de mini-rôles ?
ENGLISH :
Drug addiction is known to change image frequently. This text puts forward the hypothesis that all these transformations - these pretences - are inherent to its functioning. In the sixties, the era of alternative culture, drug addiction was a joyous festival. Nowadays there is no longer any stage, no more spectators and all the "disguises" become desubjectivizing illusions. Can we not conceptualized the illusion - a pradoxiacl idea - through a kind of cult of the excessive? Does not the citizenship of drug addiction - a fashionable idea - work, on a social level, through the recognition of a certain number of mini-roles ? (Author's abstract)
La toxicomanie, on le sait, change fréquemment de visage. Ce texte fait l'hypothèse que toutes ces transformations - ces faux-semblants sont inhérents à son fonctionnement. Dans les années 1960, à l'époque de la contre-culture, la toxicomanie était un joyeux carnaval. Aujourd'hui, il n'y a plus de scène, plus de spectateurs, et tous les "déguisements" deviennent des illusions désubjectivantes. Ne peut-on penser l'illusion - la formule est paradoxale - à travers ce qui serait une culture de l'excès ? La citoyenneté du toxicomane - la formule est à la mode - ne passe-t-elle pas par la reconnaissance, sur la scène sociale, d'un certain nombre de mini-rôles ?
ENGLISH :
Drug addiction is known to change image frequently. This text puts forward the hypothesis that all these transformations - these pretences - are inherent to its functioning. In the sixties, the era of alternative culture, drug addiction was a joyous festival. Nowadays there is no longer any stage, no more spectators and all the "disguises" become desubjectivizing illusions. Can we not conceptualized the illusion - a pradoxiacl idea - through a kind of cult of the excessive? Does not the citizenship of drug addiction - a fashionable idea - work, on a social level, through the recognition of a certain number of mini-roles ? (Author's abstract)
Affiliation :
France
Historique