Thèse, mémoire
Intoxications par champignons hallucinogènes
(Intoxications with hallucinogenic mushrooms)
Auteur(s) :
PIERROT, M.
Année
1996
Langue(s) :
Français
Refs biblio. :
52
Domaine :
Drogues illicites / Illicit drugs
Discipline :
PRO (Produits, mode d'action, méthode de dépistage / Substances, action mode, screening methods)
Thésaurus mots-clés
CHAMPIGNONS HALLUCINOGENES
;
RITUEL
;
INTOXICATION
;
TOXICITE
;
MECANISME D'ACTION
;
CHIMIE
;
EFFET SECONDAIRE
;
TRAFIC
;
REGLEMENTATION
;
PREVENTION
Note générale :
Th. Doct. Etat Med., Nancy, Univ. H. Poincaré, 1996, 142p.
Résumé :
FRANÇAIS :
La consommation de champignons hallucinogènes remonte à l'Antiquité, et plus particulièrement à l'époque pré-colombienne au Mexique. Cette consommation rituelle y est toujours en vigueur. En Europe, les champignons concernés sont l'amanite tue-mouche, peu prisée en raison de ses effets secondaires, et les psilocybes. Ces derniers possédent des propriétés psychodysleptiques hallucinogènes. Les principes actifs responsables: psilocine et psilocybine sont des dérivés indolés, dont la structure chimique est voisine du LSD. Les effets de la psilocybine ont été étudiés au cours d'expérimentations chez l'homme. Ils induisent des troubles neuro-végétatifs, des troubles généraux, des troubles neurologiques et des effets psychiques et intellectuels. Chez les malades mentaux, la psilocybine exacerbe les symptômes. Si la plupart des cas d'intoxications admis aux urgences se soldent par une issue favorable, un cas de décès a été décrit en France en 1993, après ingestion d'une grande quantité de champignons. Le rappel de l'interdiction de cueillette, de vente et de consommation de ces végétaux classés au tableau des substances vénéneuses s'avère utile auprès des jeunes de 20 à 35 ans, chez qui on relève une augmentation du trafic et de la consommation de champignons hallucinogènes, en particulier dans l'Est de la France.
La consommation de champignons hallucinogènes remonte à l'Antiquité, et plus particulièrement à l'époque pré-colombienne au Mexique. Cette consommation rituelle y est toujours en vigueur. En Europe, les champignons concernés sont l'amanite tue-mouche, peu prisée en raison de ses effets secondaires, et les psilocybes. Ces derniers possédent des propriétés psychodysleptiques hallucinogènes. Les principes actifs responsables: psilocine et psilocybine sont des dérivés indolés, dont la structure chimique est voisine du LSD. Les effets de la psilocybine ont été étudiés au cours d'expérimentations chez l'homme. Ils induisent des troubles neuro-végétatifs, des troubles généraux, des troubles neurologiques et des effets psychiques et intellectuels. Chez les malades mentaux, la psilocybine exacerbe les symptômes. Si la plupart des cas d'intoxications admis aux urgences se soldent par une issue favorable, un cas de décès a été décrit en France en 1993, après ingestion d'une grande quantité de champignons. Le rappel de l'interdiction de cueillette, de vente et de consommation de ces végétaux classés au tableau des substances vénéneuses s'avère utile auprès des jeunes de 20 à 35 ans, chez qui on relève une augmentation du trafic et de la consommation de champignons hallucinogènes, en particulier dans l'Est de la France.
Affiliation :
Ctr Hosp., Serv. Anesth., 194 Ave Rubillard, 72000 Le Mans
France. France.
France. France.
Historique