Thèse, mémoire
L'épreuve du sujet : l'atelier d'écriture d'ASUD - Auto Support des Usagers de Drogues
(The subject's ordeal : the ASUD's writing workshop (ASUD : self-help drug users' association))
Auteur(s) :
BADER, S. ;
PORTALIER D.
Année
1997
Page(s) :
202 p.
Langue(s) :
Français
Refs biblio. :
100
Domaine :
Drogues illicites / Illicit drugs
Thésaurus mots-clés
IMAGE DE SOI
;
TRAJECTOIRE
;
AUTOSUPPORT
;
MOTIVATION
;
SOUFFRANCE
;
TEMOIGNAGE
;
DESIR
Note générale :
Mémoire de DEA de Sociologie, Université Aix-Marseille I, 1997, 202 p., ann.
Note de contenu :
ann.
Résumé :
FRANÇAIS :
Ce mémoire, réalisé sous la direction de MM. Establet R. et Broda J., retrace une expérience sociologique conduite dans un atelier d'écriture mis en place à ASUD (Mars Say Yeah) en 1997. Dans une première partie les auteurs font un historique très précis de l'association marseillaise d'auto-support. Ils expliquent comment, en s'inspirant de la méthodologie de l'UniversCité Populaire de Martigues, ils se sont attachés à "créer les conditions de production de textes et, ce faisant, à produire des savoirs sociologiques "sachants", issus d'une contamination entre savoirs "vivants" et savoirs "savants"". L'atelier d'écriture a rassemblé des personnes volontaires, fréquentant ASUD, s'engageant a minima à une présence régulière. Le groupe était constitué à parité d'hommes et de femmes, d'une moyenne d'âge de 33 ans, tous ayant "déjà réalisé un parcours personnel qui les a conduits de la rue, de la précarité, de la survie en solitaire, au collectif". La deuxième partie, méthodologique, expose la complexité et les difficultés inhérentes à la pratique de co-construction de textes. La troisième partie montre en quoi l'écriture devient un "outil de survie du sujet" : "Par l'écriture, le sujet se produit lui-même, tant la réflexion l'autorise à se réfléchir et prendre le recul nécessaire à sa propre élaboration". La dernière partie pose le travail de survie du sujet comme une "épreuve permanente". Les auteurs interrogent la notion de choix, les trajectoires personnelles, inscrites dans des histoires familiales, et ouvrent le champ d'analyse en posant la prise de drogues comme phénomène social. A lire en complément de ce mémoire le recueil de textes produits par l'Atelier (125 pages).
Ce mémoire, réalisé sous la direction de MM. Establet R. et Broda J., retrace une expérience sociologique conduite dans un atelier d'écriture mis en place à ASUD (Mars Say Yeah) en 1997. Dans une première partie les auteurs font un historique très précis de l'association marseillaise d'auto-support. Ils expliquent comment, en s'inspirant de la méthodologie de l'UniversCité Populaire de Martigues, ils se sont attachés à "créer les conditions de production de textes et, ce faisant, à produire des savoirs sociologiques "sachants", issus d'une contamination entre savoirs "vivants" et savoirs "savants"". L'atelier d'écriture a rassemblé des personnes volontaires, fréquentant ASUD, s'engageant a minima à une présence régulière. Le groupe était constitué à parité d'hommes et de femmes, d'une moyenne d'âge de 33 ans, tous ayant "déjà réalisé un parcours personnel qui les a conduits de la rue, de la précarité, de la survie en solitaire, au collectif". La deuxième partie, méthodologique, expose la complexité et les difficultés inhérentes à la pratique de co-construction de textes. La troisième partie montre en quoi l'écriture devient un "outil de survie du sujet" : "Par l'écriture, le sujet se produit lui-même, tant la réflexion l'autorise à se réfléchir et prendre le recul nécessaire à sa propre élaboration". La dernière partie pose le travail de survie du sujet comme une "épreuve permanente". Les auteurs interrogent la notion de choix, les trajectoires personnelles, inscrites dans des histoires familiales, et ouvrent le champ d'analyse en posant la prise de drogues comme phénomène social. A lire en complément de ce mémoire le recueil de textes produits par l'Atelier (125 pages).
Affiliation :
France. France.
Historique