Périodique
A l'enseigne du trait du non
(In the same care as the outline of no)
Auteur(s) :
BALBO, G.
Année
1997
Langue(s) :
Français
ISBN :
0988-5560
Domaine :
Drogues illicites / Illicit drugs
Discipline :
PSY (Psychopathologie / Psychopathology)
Note générale :
Le Trimestre Psychanalytique, 1997, (2), 109-112
Résumé :
FRANÇAIS :
La drogue viserait à garantir la disparition du sujet dans son discours sans ressurgissemnt possible du côté de la coupure signifiante. A la demande de l'Autre, le toxicomane ne répond pas par la division subjective. Il est prêt à répondre par la cession de son corps comme Tout, ou comme objet a, objet anal que l'institution récupère comme "une merde". De ce corps chu comme déchet et du discours connexe, l'institution s'occupe. Le mot pour le toxicomane ne vaut ni comme chose, ni comme représentation, mais comme mise en acte dans le réel. Non soumis à l'opération métaphorique, non susceptible d'être refoulé par un autre signifiant ; le signifiant premier est soutenu par son seul signifié : le toxique. L'auteur parle d'un signifiant intoxiqué pour spécifier le rapport du toxicomane au langage. Il situe le toxicomane à l'écart des catégories de la névrose, de la psychose et de la perversion comme "sociopathe". Court-circuité par un Autre social féroce, il jouit d'un acte par lequel le refoulé ferait retour pour soutenir le signifiant refoulant. De la spécificité de ce nouage du langage au réel, l'auteur conclut à la nécessité d'une phase de rééducation lexicale et syntaxique dans la cure des toxicomanes.
La drogue viserait à garantir la disparition du sujet dans son discours sans ressurgissemnt possible du côté de la coupure signifiante. A la demande de l'Autre, le toxicomane ne répond pas par la division subjective. Il est prêt à répondre par la cession de son corps comme Tout, ou comme objet a, objet anal que l'institution récupère comme "une merde". De ce corps chu comme déchet et du discours connexe, l'institution s'occupe. Le mot pour le toxicomane ne vaut ni comme chose, ni comme représentation, mais comme mise en acte dans le réel. Non soumis à l'opération métaphorique, non susceptible d'être refoulé par un autre signifiant ; le signifiant premier est soutenu par son seul signifié : le toxique. L'auteur parle d'un signifiant intoxiqué pour spécifier le rapport du toxicomane au langage. Il situe le toxicomane à l'écart des catégories de la névrose, de la psychose et de la perversion comme "sociopathe". Court-circuité par un Autre social féroce, il jouit d'un acte par lequel le refoulé ferait retour pour soutenir le signifiant refoulant. De la spécificité de ce nouage du langage au réel, l'auteur conclut à la nécessité d'une phase de rééducation lexicale et syntaxique dans la cure des toxicomanes.
Affiliation :
France. France.
Historique