Périodique
Dépolitisation : la politique droguée par la methode psychanalytique
(Depolitization: politics doped by the psychanalytizal method)
Auteur(s) :
MALET, E.
Année
1997
Langue(s) :
Français
ISBN :
0988-5560
Domaine :
Drogues illicites / Illicit drugs
Note générale :
Le Trimestre Psychanalytique, 1997, (2), 113-119
Résumé :
FRANÇAIS :
L'hypothèse de l'auteur est que la politique est droguée par la méthode psychanalytique. A l'instar de ce qui se passe sur la scène politique, le soin en toxicomanie souffre d'une absence de discours (en face de quoi C. Melman en appelle à la constitution d'un corps de doctrine thérapeutique pour le toxicomane). Le politique joue sur les mêmes registres que le toxicomane : se présente en victime du système, irresponsable, incapable par ailleurs de produire un discours qu'il délègue aux partis extrémistes (de droite). Repliés sur un politiquement correct où c'est l'opinion publique qui fait le discours, les hommes politiques en sont venus à attendre de la psychanalyse qu'elle leur délivre un discours salvateur de leur condition au nom du pluralisme. S'appuyant sur Spinoza qui distingue les mots de l'imagination et les mots de l'entendement, l'auteur tend à attribuer les premiers à la psychanalyse (réduite à l'opinion par le dévoiement général des responsabilités) et accorde aux seconds une possible valeur opératoire dans le champ de la politique et de la toxicomanie.
L'hypothèse de l'auteur est que la politique est droguée par la méthode psychanalytique. A l'instar de ce qui se passe sur la scène politique, le soin en toxicomanie souffre d'une absence de discours (en face de quoi C. Melman en appelle à la constitution d'un corps de doctrine thérapeutique pour le toxicomane). Le politique joue sur les mêmes registres que le toxicomane : se présente en victime du système, irresponsable, incapable par ailleurs de produire un discours qu'il délègue aux partis extrémistes (de droite). Repliés sur un politiquement correct où c'est l'opinion publique qui fait le discours, les hommes politiques en sont venus à attendre de la psychanalyse qu'elle leur délivre un discours salvateur de leur condition au nom du pluralisme. S'appuyant sur Spinoza qui distingue les mots de l'imagination et les mots de l'entendement, l'auteur tend à attribuer les premiers à la psychanalyse (réduite à l'opinion par le dévoiement général des responsabilités) et accorde aux seconds une possible valeur opératoire dans le champ de la politique et de la toxicomanie.
Affiliation :
France. France.
Historique