Périodique
Toxicomanies et névroses actuelles (I)
(Drug addictions and present nevrosis - I)
Auteur(s) :
PETIT, P. ;
SMADJA, Y.
Année
1997
Langue(s) :
Français
ISBN :
0988-5560
Domaine :
Drogues illicites / Illicit drugs
Discipline :
PSY (Psychopathologie / Psychopathology)
Thésaurus mots-clés
LIBIDO
;
NEVROSE
;
HYPOCONDRIE
;
SEXUALITE
;
ETIOLOGIE
;
PSYCHANALYSE
;
HISTOIRE
;
NEUROBIOLOGIE
Note générale :
Le Trimestre Psychanalytique, 1997, (2), 17-20
Résumé :
FRANÇAIS :
Dans le cadre de son étude des névroses actuelles, Freud propose que le sexuel lui-même, dans certaines conditions, agit comme corps étranger toxique. De cette étiologie commune, trois formes sont dégagées : la neurasthénie, la névrose d'angoisse, l'hypocondrie. Accumulation de la tension, excès de la décharge ou stase de la libido dans l'organisme, l'excitation somatique non reliée à des contenus significatifs ne donne pas lieu à une élaboration psychique. Le trouble libidinal, sexuel, conservera sa valeur étiologique de base dans le modèle freudien des psychonévroses, les symptômes psychiques venant s'adjoindre dans tous les cas à ce noyau pathogène. En 1908 Freud a posé l'hypothèse d'une équivalence directe entre les breuvages enivrants, les alcaloïdes excitants et la toxine unique de la libido. Dans cette perspective physiologique et chimique Freud aura-t-il drainé la métapsychologie vers la recherche médico-biologique actuelle, dans le champ réel donc? La lecture de Lacan est que Freud n'aurait pas été tellement préoccupé de savoir si l'inconscient détermine la névrose mais plutôt de voir que "l'inconscient montre la béance par où la névrose se raccroche à un réel qui peut bien, lui, n'être pas déterminé".
Dans le cadre de son étude des névroses actuelles, Freud propose que le sexuel lui-même, dans certaines conditions, agit comme corps étranger toxique. De cette étiologie commune, trois formes sont dégagées : la neurasthénie, la névrose d'angoisse, l'hypocondrie. Accumulation de la tension, excès de la décharge ou stase de la libido dans l'organisme, l'excitation somatique non reliée à des contenus significatifs ne donne pas lieu à une élaboration psychique. Le trouble libidinal, sexuel, conservera sa valeur étiologique de base dans le modèle freudien des psychonévroses, les symptômes psychiques venant s'adjoindre dans tous les cas à ce noyau pathogène. En 1908 Freud a posé l'hypothèse d'une équivalence directe entre les breuvages enivrants, les alcaloïdes excitants et la toxine unique de la libido. Dans cette perspective physiologique et chimique Freud aura-t-il drainé la métapsychologie vers la recherche médico-biologique actuelle, dans le champ réel donc? La lecture de Lacan est que Freud n'aurait pas été tellement préoccupé de savoir si l'inconscient détermine la névrose mais plutôt de voir que "l'inconscient montre la béance par où la névrose se raccroche à un réel qui peut bien, lui, n'être pas déterminé".
Affiliation :
France. France.
Historique