Périodique
Toxicomanies et névroses actuelles (II)
(Drug addictions and present nevrosis - II)
Auteur(s) :
PETIT, P. ;
SMADJA, Y.
Année
1997
Langue(s) :
Français
ISBN :
0988-5560
Domaine :
Drogues illicites / Illicit drugs
Discipline :
PSY (Psychopathologie / Psychopathology)
Thésaurus mots-clés
MANQUE
;
SYNDROME DE SEVRAGE
;
FRUSTRATION
;
CASTRATION
;
STADE DU MIROIR
;
IMAGE DU CORPS
;
JOUISSANCE
;
REEL
;
SYMBOLIQUE
;
IMAGINAIRE
;
PSYCHANALYSE
Note générale :
Le Trimestre Psychanalytique, 1997, (2), 21-29
Résumé :
FRANÇAIS :
Les auteurs s'interrogent sur l'objet du manque pour le toxicomane dans la crise qui suit l'arrêt de la prise de drogue. Il le situent dans cette modalité du manque définie par Lacan comme frustation (manque imaginaire d'un objet réel) et plus spécifiquement comme manque de cette image de soi qui soutenait l'effet du toxique. La jouissance auto-érotique par laquelle le corps trouve son identité n'est pas phallique mais "Autre, c'est celle que le toxicomane retrouverait dans l'état de manque, dans la défection de son image spéculaire qui, elle, inclurait la référence au phallus. D'où le vécu "parano" d'un corps démantelé, à la jouissance folle. Se révèle l'effet d'un réel, celui de la jouissance sur l'imaginaire du corps (là où l'angoisse, du côté du symptôme, aurait pour fonction de border la jouissance). Concernant le modèle de la névrose d'angoisse, les auteurs rappellent que la jouissance qui n'est pas ordonnée par le fantasme devient toxique. Le toxicomane, désarrimé de la jouissance phallique, ne retrouve sa consistance imaginaire qu'à effectuer, grâce à la méthode chimique, l'injection du toxique, creusant "un trou", équivalent de la castration dans le réel. Prélèvement sur soi qui garantit provisoirement la consistance de l'Autre. Alors que dans l'ordre symbolique se réalise toujours imparfaitement la castration qui fait des névrosés que nous sommes, le toxicomane, lui, vise un mode de castration qui ne raterait pas.
Les auteurs s'interrogent sur l'objet du manque pour le toxicomane dans la crise qui suit l'arrêt de la prise de drogue. Il le situent dans cette modalité du manque définie par Lacan comme frustation (manque imaginaire d'un objet réel) et plus spécifiquement comme manque de cette image de soi qui soutenait l'effet du toxique. La jouissance auto-érotique par laquelle le corps trouve son identité n'est pas phallique mais "Autre, c'est celle que le toxicomane retrouverait dans l'état de manque, dans la défection de son image spéculaire qui, elle, inclurait la référence au phallus. D'où le vécu "parano" d'un corps démantelé, à la jouissance folle. Se révèle l'effet d'un réel, celui de la jouissance sur l'imaginaire du corps (là où l'angoisse, du côté du symptôme, aurait pour fonction de border la jouissance). Concernant le modèle de la névrose d'angoisse, les auteurs rappellent que la jouissance qui n'est pas ordonnée par le fantasme devient toxique. Le toxicomane, désarrimé de la jouissance phallique, ne retrouve sa consistance imaginaire qu'à effectuer, grâce à la méthode chimique, l'injection du toxique, creusant "un trou", équivalent de la castration dans le réel. Prélèvement sur soi qui garantit provisoirement la consistance de l'Autre. Alors que dans l'ordre symbolique se réalise toujours imparfaitement la castration qui fait des névrosés que nous sommes, le toxicomane, lui, vise un mode de castration qui ne raterait pas.
Affiliation :
France. France.
Historique