Rapport
Economie de la dépression
(The economie of depression)
Auteur(s) :
LE PEN, C.
Année
1998
Langue(s) :
Français
Refs biblio. :
31
Domaine :
Drogues illicites / Illicit drugs
Thésaurus mots-clés
DEPRESSION
;
ECONOMIE
;
COUT
;
MEDICAMENTS
;
PSYCHOTROPES
;
SUBSTITUTION
;
POLITIQUE
;
SOCIAL
Note générale :
In : SCHIRAY M., L'expérience française des drogues illicites, p.17-37, Paris, ARP, Association de Recherche sur les Psychotropes, 1998
Résumé :
FRANÇAIS :
L'auteur, économiste, se demande : combien coûte le déprimé à la société ? Malgré les désaccords sur la définition du cas et les limites des instruments utilisés, épidémiologistes, statisticiens et économistes estiment que la dépression est en augmentation constante. Pour la France elle serait d'un million de personnes entre 1980 et 1991 (N global 1991 = 2 682 000). Pour calculer le coût de la dépression, les économises distinguent les coûts directs (recours aux soins) et indirects (suicide, absentéisme, etc.) Pour l'auteur, ces estimations sont fragilisées par les hypothèses de départ. De plus il faut distinguer le coût de la dépression de celui du déprimé, qui inclut l'état de santé général. Sur ce point les enquêtes du CREDES indiquent, en France, que le coût de la consommation médicale du déprimé est le triple de celui du non-déprimé. Par rapport à la surconsommation des médicaments psychotropes en France, l'auteur propose une hypothèse : en France on insisterait plus qu'ailleurs sur les causes sociales de la dépression, l'antidépresseur y est considéré comme un "anesthésiant social", pas comme un médicament
L'auteur, économiste, se demande : combien coûte le déprimé à la société ? Malgré les désaccords sur la définition du cas et les limites des instruments utilisés, épidémiologistes, statisticiens et économistes estiment que la dépression est en augmentation constante. Pour la France elle serait d'un million de personnes entre 1980 et 1991 (N global 1991 = 2 682 000). Pour calculer le coût de la dépression, les économises distinguent les coûts directs (recours aux soins) et indirects (suicide, absentéisme, etc.) Pour l'auteur, ces estimations sont fragilisées par les hypothèses de départ. De plus il faut distinguer le coût de la dépression de celui du déprimé, qui inclut l'état de santé général. Sur ce point les enquêtes du CREDES indiquent, en France, que le coût de la consommation médicale du déprimé est le triple de celui du non-déprimé. Par rapport à la surconsommation des médicaments psychotropes en France, l'auteur propose une hypothèse : en France on insisterait plus qu'ailleurs sur les causes sociales de la dépression, l'antidépresseur y est considéré comme un "anesthésiant social", pas comme un médicament
Affiliation :
France. France.
Historique