Article de Périodique
Alcool, substances psychoactives et psychopathologie (1999)
(Alcohol, psychoactive substances and psychopathology)
Auteur(s) :
PEZOUS, A. M. ;
PELISSOLO, A. ;
LEPINE, J. P.
Année
1999
Page(s) :
193-198
Langue(s) :
Français
Refs biblio. :
10
Domaine :
Drogues illicites / Illicit drugs
Discipline :
PSY (Psychopathologie / Psychopathology)
Thésaurus mots-clés
PSYCHOPATHOLOGIE
;
COMORBIDITE
;
POLYCONSOMMATION
;
ALCOOL
;
ETIOLOGIE
;
EPIDEMIOLOGIE
;
RECHERCHE
;
PERSONNALITE
Note générale :
Alcoologie, 1999, 21, (HS), 193-198
Résumé :
FRANÇAIS :
Pour des raisons historiques, les relations entre alcool et psychopathologie sont, à l'heure actuelle, les mieux connues, l'alcool étant la substance la plus largement utilisée dans les pays occidentaux. Cette spécificité "sociologique" de l'alcool est-elle en relation avec des aspects particuliers ? Ce sont sans doute des études à venir, prenant en compte l'ensemble des substances psychoactives licites ou illicites, qui permettront de préciser la nature des liens entre l'usage pathologique de certaines substances et certains traits de personnalité ou états psychologiques fréquemment comorbides. L'évolution actuelle des modes d'usage avec, en particulier, le développement des polyconsommations dans le but d'atteindre des effets aigus marqués (alcool-benzodiazépines, alcoolopiacés) montre une absence de spécificité chez certains usagers. Existe-t-il des relations entre psychopathologie sous-jacente et mode d'usage des substances ? Ces relations pourraient reposer sur des vulnérabilités communes. Existe-t-il des relations entre type de substance utilisée et psychopathologie ? La clinique le suggère, mais les données épidémiologiques et, en particulier, les données prospectives, ne sont pas encore suffisantes pour l'affirmer. (D'après le résumé des auteurs)
ENGLISH :
For historical reasons, the relationships between alcohol and psychopathology are currently the best known, as alcohol is the substance more widely used on a large scale in western countries. Is this "sociological" specificity of alcohol related to any particular aspects ? Future studies, taking into account all psychoactive substances, legal or illegal, will undoubtedly specify the nature of the links between pathological use of certain substances and certain personality traits or psychopathological states frequently associated. The current changes in the modes of use, particularly the development of multiple drug addictions in which alcohol is used in the same way as other subtances in order to achieve intense acute effects (alcohol-benzodiazépine, alcohol-opiate potentiation), shows an absence of specificity in some users. Is there any relationship between the underlying psychopathology and the mode of substance use ? These relationships could be based on common vulnerabilities. Is there any relationship between the type of substance used and psychopathology ? Clinical findings suggests the existence of such a relationship, but epidemiological data and, particularly, prospective data are not sufficient at the present time to confirm it. (From authors' abstract)
Pour des raisons historiques, les relations entre alcool et psychopathologie sont, à l'heure actuelle, les mieux connues, l'alcool étant la substance la plus largement utilisée dans les pays occidentaux. Cette spécificité "sociologique" de l'alcool est-elle en relation avec des aspects particuliers ? Ce sont sans doute des études à venir, prenant en compte l'ensemble des substances psychoactives licites ou illicites, qui permettront de préciser la nature des liens entre l'usage pathologique de certaines substances et certains traits de personnalité ou états psychologiques fréquemment comorbides. L'évolution actuelle des modes d'usage avec, en particulier, le développement des polyconsommations dans le but d'atteindre des effets aigus marqués (alcool-benzodiazépines, alcoolopiacés) montre une absence de spécificité chez certains usagers. Existe-t-il des relations entre psychopathologie sous-jacente et mode d'usage des substances ? Ces relations pourraient reposer sur des vulnérabilités communes. Existe-t-il des relations entre type de substance utilisée et psychopathologie ? La clinique le suggère, mais les données épidémiologiques et, en particulier, les données prospectives, ne sont pas encore suffisantes pour l'affirmer. (D'après le résumé des auteurs)
ENGLISH :
For historical reasons, the relationships between alcohol and psychopathology are currently the best known, as alcohol is the substance more widely used on a large scale in western countries. Is this "sociological" specificity of alcohol related to any particular aspects ? Future studies, taking into account all psychoactive substances, legal or illegal, will undoubtedly specify the nature of the links between pathological use of certain substances and certain personality traits or psychopathological states frequently associated. The current changes in the modes of use, particularly the development of multiple drug addictions in which alcohol is used in the same way as other subtances in order to achieve intense acute effects (alcohol-benzodiazépine, alcohol-opiate potentiation), shows an absence of specificity in some users. Is there any relationship between the underlying psychopathology and the mode of substance use ? These relationships could be based on common vulnerabilities. Is there any relationship between the type of substance used and psychopathology ? Clinical findings suggests the existence of such a relationship, but epidemiological data and, particularly, prospective data are not sufficient at the present time to confirm it. (From authors' abstract)
Affiliation :
Serv. Psychiat., Groupe Hosp. Lariboisière Fernand Widal, 200 rue Faubourg St-Denis, 75475 Paris cedex 10
France
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Historique