Article de Périodique
Neurotoxicité de l'"ecstasy", la science, la prévention et les jeunes (1999)
(Neurotoxicity of "ecstasy", the science, the prevention and the youngs)
Auteur(s) :
LEBEAU, B.
Dans :
THS (Vol.1, n°2, Juin 1999)
Année
1999
Langue(s) :
Français
Refs biblio. :
3
Domaine :
Drogues illicites / Illicit drugs
Discipline :
PRO (Produits, mode d'action, méthode de dépistage / Substances, action mode, screening methods)
Thésaurus mots-clés
MDMA-ECSTASY
;
TOXICITE
;
NEUROBIOLOGIE
;
EFFET SECONDAIRE
;
NEUROTRANSMETTEURS
;
REDUCTION DES RISQUES ET DES DOMMAGES
;
DEPISTAGE
;
POLITIQUE
;
POUVOIRS PUBLICS
Résumé :
FRANÇAIS :
L'auteur distingue deux types de toxicité de l'ecstasy : d'une part, la toxicité aiguë, rare et potentiellement mortelle, qui entraîne un ensemble de manifestations physiopathologiques appelé le "syndrome de stress thermique" favorisé par la polyconsommation d'autres psychotropes ; et, d'autre part, la neurotoxicité qui touche par contre un grand nombre de personnes en se manifestant par des troubles cognitifs (concentration, mémoire) et par des troubles de l'humeur (dépression, anxiété) avec des effets possibles à long terme. La MDMA permet la libération conjointe de deux neuro-médiateurs, procurant au consommateur les sensations mixtes d'un hallucinogène sérotoninergique et d'une amphétamine dopaminergique, ce qui explique le succès du produit mais aussi sa neurotoxicité. La limitation des dommages liés à l'usage de drogues de synthèse repose sur les principes de la réduction des risques (rôle des pairs, pratique du testing...), d'autant plus que les jeunes montrent une grande suspicion envers le discours "officiel". Ce scepticisme est renforcé au vue des deux rapports récents et contradictoire sur le cannabis, relançant la polémique entre la science officielle au service de la guerre contre la drogue et la science marginale au service de la libération des drogues.
L'auteur distingue deux types de toxicité de l'ecstasy : d'une part, la toxicité aiguë, rare et potentiellement mortelle, qui entraîne un ensemble de manifestations physiopathologiques appelé le "syndrome de stress thermique" favorisé par la polyconsommation d'autres psychotropes ; et, d'autre part, la neurotoxicité qui touche par contre un grand nombre de personnes en se manifestant par des troubles cognitifs (concentration, mémoire) et par des troubles de l'humeur (dépression, anxiété) avec des effets possibles à long terme. La MDMA permet la libération conjointe de deux neuro-médiateurs, procurant au consommateur les sensations mixtes d'un hallucinogène sérotoninergique et d'une amphétamine dopaminergique, ce qui explique le succès du produit mais aussi sa neurotoxicité. La limitation des dommages liés à l'usage de drogues de synthèse repose sur les principes de la réduction des risques (rôle des pairs, pratique du testing...), d'autant plus que les jeunes montrent une grande suspicion envers le discours "officiel". Ce scepticisme est renforcé au vue des deux rapports récents et contradictoire sur le cannabis, relançant la polémique entre la science officielle au service de la guerre contre la drogue et la science marginale au service de la libération des drogues.
Affiliation :
Espace Parmentier, Paris
France. France.
France. France.
Historique