Thèse, mémoire
Surprise par la méthadone. Expériences de substitution
(Surprised by methadone. Substitution experiences)
Auteur(s) :
GOMART, E.
Année
1999
Page(s) :
456 p.
Langue(s) :
Français
Refs biblio. :
247
Domaine :
Drogues illicites / Illicit drugs
Thésaurus géographique
FRANCE
Thésaurus mots-clés
SOCIOLOGIE
;
METHADONE
;
ETHNOGRAPHIE
;
SUBSTITUTION
;
TRAITEMENT DE MAINTENANCE
;
CITOYENNETE
;
USAGER
;
HISTOIRE
;
REDUCTION DES RISQUES ET DES DOMMAGES
Note générale :
Thèse de doctorat de l'Ecole des Mines de Paris, spécialité "Socio-Economie de l'Innovation", Ecole des Mines de Paris
Résumé :
FRANÇAIS :
Qu'est ce que cette substance : la méthadone ? A-t-elle un effet défini ou en a-t-elle plusieurs ? Quelle est l'influence sur l'effet de la méthadone de l'interaction entre l'usager et les autres personnes, usagers ou soignants ? Comment analyser ce que la méthadone fait aux usagers de drogues ? Ces débats ont divisé les spécialistes. Pendant un long stage d'ethnographie à la Clinique Bleue, l'auteur a tenté d'analyser la constitution et la transformation de cette dichotomie entre déterminisme et liberté, drogue et personne, action pharmacologique et agent humain.
Dans le premier chapitre, l'auteur commence par montrer que le dualisme agent/drogue est aussi celui qui structure les débats en sociologie. Elle suggère que la théorie dualiste (classique) de l'action implicite dans les analyses interactionistes des drogues explique pourquoi H. Becker est capable d'analyser l'usage de la marijuana comme un processus mais est obligé de dire que l'analyse de l'usage d'héroïne implique des causes.
En deuxième partie de ce chapitre, elle tente de suivre les acteurs dans leurs débats et leurs expériences pour déceler comment ils mettent eux-mêmes au point une théorie de l'action pharmacologique et humaine. Cette thèse, donc, porte sur les modes d'action des humains et des drogues et sur les expériences que l'on peut mettre en place pour les étudier.
Dans un deuxième, puis un troisième chapitre, elle suit les débats et les premières expériences sur la méthadone pour répondre à une question importante : qu'est ce qu'une substance et comment peut-on la décrire sans retomber dans un dualisme agent humain/déterminisme pharmacologique ?
Dans un quatrième chapitre, elle se tourne, confortée par les innovations des pharmacologues et autres expérimentateurs sur la méthadone et, équipée cette fois d'un vocabulaire plus riche provenant de la sociologie des sciences vers une analyse ethnographique d'un centre de substitution à la méthadone. Elle décrit alors les actions de la méthadone et les personnes (usagers et soignants) dans des termes nouveaux. Elle montre que les techniques de traitement par la méthadone suggèrent une théorie alternative de l'action qui permet enfin de sortir du dualisme entre liberté et déterminisme, objet/sujet. Elle montre aussi que, contrairement à ce que craignent les spécialistes qui décrivent la «violence» de la méthadone, avec ce traitement pharmacologique les soignants de ce centre de substitution n'abandonnent pas toute réflexion morale. Au contraire, la distinction entre intervention morale et immorale est radicalement transformée et déplacée. (Résumé d'auteur.)
Qu'est ce que cette substance : la méthadone ? A-t-elle un effet défini ou en a-t-elle plusieurs ? Quelle est l'influence sur l'effet de la méthadone de l'interaction entre l'usager et les autres personnes, usagers ou soignants ? Comment analyser ce que la méthadone fait aux usagers de drogues ? Ces débats ont divisé les spécialistes. Pendant un long stage d'ethnographie à la Clinique Bleue, l'auteur a tenté d'analyser la constitution et la transformation de cette dichotomie entre déterminisme et liberté, drogue et personne, action pharmacologique et agent humain.
Dans le premier chapitre, l'auteur commence par montrer que le dualisme agent/drogue est aussi celui qui structure les débats en sociologie. Elle suggère que la théorie dualiste (classique) de l'action implicite dans les analyses interactionistes des drogues explique pourquoi H. Becker est capable d'analyser l'usage de la marijuana comme un processus mais est obligé de dire que l'analyse de l'usage d'héroïne implique des causes.
En deuxième partie de ce chapitre, elle tente de suivre les acteurs dans leurs débats et leurs expériences pour déceler comment ils mettent eux-mêmes au point une théorie de l'action pharmacologique et humaine. Cette thèse, donc, porte sur les modes d'action des humains et des drogues et sur les expériences que l'on peut mettre en place pour les étudier.
Dans un deuxième, puis un troisième chapitre, elle suit les débats et les premières expériences sur la méthadone pour répondre à une question importante : qu'est ce qu'une substance et comment peut-on la décrire sans retomber dans un dualisme agent humain/déterminisme pharmacologique ?
Dans un quatrième chapitre, elle se tourne, confortée par les innovations des pharmacologues et autres expérimentateurs sur la méthadone et, équipée cette fois d'un vocabulaire plus riche provenant de la sociologie des sciences vers une analyse ethnographique d'un centre de substitution à la méthadone. Elle décrit alors les actions de la méthadone et les personnes (usagers et soignants) dans des termes nouveaux. Elle montre que les techniques de traitement par la méthadone suggèrent une théorie alternative de l'action qui permet enfin de sortir du dualisme entre liberté et déterminisme, objet/sujet. Elle montre aussi que, contrairement à ce que craignent les spécialistes qui décrivent la «violence» de la méthadone, avec ce traitement pharmacologique les soignants de ce centre de substitution n'abandonnent pas toute réflexion morale. Au contraire, la distinction entre intervention morale et immorale est radicalement transformée et déplacée. (Résumé d'auteur.)
Affiliation :
France
Historique