Périodique
Nouvelles problématiques de prévention dans le domaine de l'alcoolisme
(New prevention problematics in the alcoholism area)
Année
1999
Page(s) :
1-3
Langue(s) :
Français
Domaine :
Alcool / Alcohol
Thésaurus géographique
FRANCE
Thésaurus mots-clés
ALCOOL
;
DEPENDANCE
;
ABUS
;
TYPE D'USAGE
;
REDUCTION DES RISQUES ET DES DOMMAGES
;
METHODE
;
POLITIQUE
Note générale :
Bulletin des Acteurs de la Prévention des Toxicomanies en Seine-Saint-Denis (Le), 1999, (8), 1-3
Résumé :
FRANÇAIS :
Les politiques classiques de prévention de l'alcoolisme, comme pour d'autres questions dans le champ de la santé, sont centrées sur l'information (dénonciation des dangers, des effets, de la morbidité). Cette orientation fait implicitement appel à une "raison préventive" qui voudrait que les personnes prenant des risques ou exposées à des risques soient susceptibles de modifier leurs comportements à partir du moment où ils savent à quoi ils s'exposent. Ce présupposé ne se vérifie que très partiellement. On s'est en effet rendu compte que l'information touchait en premier lieu les personnes ayant déjà intégré la problématique préventive et qui, du même coup, ne sont pas particulièrement les plus en danger. De nouvelles manières de penser et de travailler en prévention se sont développées, dans ce contexte, ces vingt dernières années. La différenciation en degrés dans l'usage des produits (usage nocif, dépendance) pour l'alcool (Reynaud, Parquet, 1998), comme pour les drogues illicites (Parquet, 1997) a constitué en France le signe d'un tournant susceptible de nous faire sortir du modèle médicalisé de prévention, décalqué de la philosophie du sevrage (une prévention centrée sur le degré zéro ou minimum de consommation). Mais il reste difficile de passer de cette "philosophie générale" à des engagements préventifs sur le terrain. Nous avons parcouru la littérature spécialisée, principalement d'origine anglo-saxonne, pour poser quelques repères dans les tendances actuelles en prévention de l'alcoolisme et de l'alcoolisation. Quatre orientations ont été privilégiées : la réduction ou minimalisation des risques, la prise en compte des modèles de consommation, le rôle du support social ainsi que les politiques dites de proximité. (Résumé d'auteur)
Les politiques classiques de prévention de l'alcoolisme, comme pour d'autres questions dans le champ de la santé, sont centrées sur l'information (dénonciation des dangers, des effets, de la morbidité). Cette orientation fait implicitement appel à une "raison préventive" qui voudrait que les personnes prenant des risques ou exposées à des risques soient susceptibles de modifier leurs comportements à partir du moment où ils savent à quoi ils s'exposent. Ce présupposé ne se vérifie que très partiellement. On s'est en effet rendu compte que l'information touchait en premier lieu les personnes ayant déjà intégré la problématique préventive et qui, du même coup, ne sont pas particulièrement les plus en danger. De nouvelles manières de penser et de travailler en prévention se sont développées, dans ce contexte, ces vingt dernières années. La différenciation en degrés dans l'usage des produits (usage nocif, dépendance) pour l'alcool (Reynaud, Parquet, 1998), comme pour les drogues illicites (Parquet, 1997) a constitué en France le signe d'un tournant susceptible de nous faire sortir du modèle médicalisé de prévention, décalqué de la philosophie du sevrage (une prévention centrée sur le degré zéro ou minimum de consommation). Mais il reste difficile de passer de cette "philosophie générale" à des engagements préventifs sur le terrain. Nous avons parcouru la littérature spécialisée, principalement d'origine anglo-saxonne, pour poser quelques repères dans les tendances actuelles en prévention de l'alcoolisme et de l'alcoolisation. Quatre orientations ont été privilégiées : la réduction ou minimalisation des risques, la prise en compte des modèles de consommation, le rôle du support social ainsi que les politiques dites de proximité. (Résumé d'auteur)
Affiliation :
France. France.
Historique