Périodique
Epidémiologie des infections liés au virus de l'hépatite C : évolution récente, perspectives
(Correlates of hepatitis C virus infections : recent epidemiological trends.)
Auteur(s) :
ROUDOT-THORAVAL, F. ;
BASTIE, A. ;
DHUMEAUX, D.
Année
1999
Page(s) :
101-106
Langue(s) :
Français
Refs biblio. :
22
Domaine :
Drogues illicites / Illicit drugs
Discipline :
MAL (Maladies infectieuses / Infectious diseases)
Thésaurus géographique
FRANCE
Thésaurus mots-clés
HEPATITE
;
INFECTION
;
PREVALENCE
;
INCIDENCE
;
EPIDEMIOLOGIE
;
CONTAMINATION
;
FACTEUR DE RISQUE
;
INJECTION
;
PATHOLOGIE ORGANIQUE
;
DEPISTAGE
;
EVOLUTION
Note générale :
Hépato-Gastro, 1999, 6, (2), 101-106
Note de contenu :
fig.
Résumé :
FRANÇAIS :
Au début des années 1990, la transfusion représentait la cause principale de contamination et la toxicomanie intraveineuse, par laquelle l'infection s'est développée plus récemment dans une population masculine jeune, était au second plan. Depuis 1996, l'incitation au dépistage en médecine de ville rend compte d'un diagnostic porté plus souvent devant des facteurs de risque, chez des sujets asymptomatiques, et cela explique en partie les modifications observées : augmentation des infections liées à la toxicomanie (qui représente maintenant le mode principal de contamination) et diminution relative des cas secondaires à un antécédent de transfusion. De même, les lésions hépatiques apparaissent moins sévères au moment de la prise en charge, environ 10% de cirrhose, malgré une ancienneté de l'infection comparable. Les modifications des causes actuelles d'hépatite C participent aux changements observés : les hépatites post-transfusionnelles sont devenues exceptionnelles, les causes nosocomiales ont été réduites par diffusion du matériel à usage unique et la mise en place de règles universelles de désinfection du matériel médicochirurgical. En revanche, la contamination par toxicomanie ne semble pas diminuer et représenterait maintenant 70% des nouvelles séroconversions. Quant à la prévention, elle doit viser prioritairement la population toxicomane, par une information efficace et précoce et par des actions menées en milieu carcéral. En conclusion, si le pic de l'épidémie à VHC semble passé, environ 20% seulement de la population infectée a été dépistée et de nombreux malades restent à identifier et à prendre en charge. (A partir du résumé d'auteur)
Au début des années 1990, la transfusion représentait la cause principale de contamination et la toxicomanie intraveineuse, par laquelle l'infection s'est développée plus récemment dans une population masculine jeune, était au second plan. Depuis 1996, l'incitation au dépistage en médecine de ville rend compte d'un diagnostic porté plus souvent devant des facteurs de risque, chez des sujets asymptomatiques, et cela explique en partie les modifications observées : augmentation des infections liées à la toxicomanie (qui représente maintenant le mode principal de contamination) et diminution relative des cas secondaires à un antécédent de transfusion. De même, les lésions hépatiques apparaissent moins sévères au moment de la prise en charge, environ 10% de cirrhose, malgré une ancienneté de l'infection comparable. Les modifications des causes actuelles d'hépatite C participent aux changements observés : les hépatites post-transfusionnelles sont devenues exceptionnelles, les causes nosocomiales ont été réduites par diffusion du matériel à usage unique et la mise en place de règles universelles de désinfection du matériel médicochirurgical. En revanche, la contamination par toxicomanie ne semble pas diminuer et représenterait maintenant 70% des nouvelles séroconversions. Quant à la prévention, elle doit viser prioritairement la population toxicomane, par une information efficace et précoce et par des actions menées en milieu carcéral. En conclusion, si le pic de l'épidémie à VHC semble passé, environ 20% seulement de la population infectée a été dépistée et de nombreux malades restent à identifier et à prendre en charge. (A partir du résumé d'auteur)
Affiliation :
Serv. Santé Publ. Hépatol.-Gastroentérol., Hôp. Henri-Mondor, 94010 Créteil cedex
France. France.
France. France.
Historique