Périodique
Questioning sex: drug-using women and heterosexual relations
(Interrogation sur la sexualité : usage de drogues et relations hétérosexuelles)
Auteur(s) :
MULIA, N.
Année
2000
Page(s) :
741-765
Langue(s) :
Anglais
Refs biblio. :
25
Domaine :
Drogues illicites / Illicit drugs
Thésaurus mots-clés
USAGE REGULIER
;
HETEROSEXUEL
;
SEXE FEMININ
;
SEXUALITE
;
MARGINAL
;
PROSTITUTION
;
CRACK
;
CONDUITE A RISQUE
;
ETHNIE
;
MILIEU SOCIOCULTUREL
;
ETUDE QUALITATIVE
Note générale :
Journal of Drug Issues, 2000, 30, (4), 741-765
Résumé :
FRANÇAIS :
Du point de vue historique, les approches de la sexualité ont été utilisées pour marginaliser les femmes pauvres, de couleur ou colonisées. Le concept dune sexualité déviante reste apparent encore de nos jours à travers les réponses scientifiques ou populaires apportées à la toxicomanie ou à l'épidémie de sida. Celles-ci désignent les femmes toxicomanes, ayant de faibles revenus, comme les principaux vecteurs de transmission de la maladie et des mères indignes. A partir de données recueillies auprès de 28 femmes, grâce à des interviews approfondies sur le thème des relations hétérosexuelles, cet article apporte un éclairage sur les perspectives et expériences de ces femmes marginalisées, tant sur le plan matériel que culturel. Les résultats montrent que les rapports sexuels « aménagés » (déviants) ne sont pas homogènes ; que les relations « intimes » (normales) font intervenir le sexe en tant que rapport réciproque ; et suggèrent que ces formes variées d'échange ne sont aucunement spécifiques à la pauvreté ou à l'usage de drogue mais correspondent à des pratiques culturelles répandues. En définitive, la présence et la forme de l'échange semblent conditionnés par la position de la femme (et de l'homme) dans le système économique ainsi que par les normes culturelles qui décrivent les genres et la sexualité.
ENGLISH :
Historically, views of sexuality have been used to marginalize poor women, women of color, and colonized women. The concept of deviant sexuality remains discernible today in scientific and popular responses to drug addiction and the AIDS epidemic that essentialize low-income, drug-using women as disease vectors and dangerous mothers. Using data from in-depth qualitative interviews with 28 women, this paper brings to light the perspectives and experiences of these materially and culturally marginalized women-speaking on, interrogating, and analyzing heterosexual relations. This paper finds that commodified ("deviant") sexual relations are not homogeneous; that some intimate ("normative") relations incorporate sex as a form of reciprocity, and suggests that these varied forms of exchange are not confined to poor and drug-using women but are consonant with dominant cultural practices. Ultimately the presence and form of exchange are conditioned by women's (and men's) positioning within economic systems and cultural norms delineating gender and sexuality. (Author's abstract.)
Du point de vue historique, les approches de la sexualité ont été utilisées pour marginaliser les femmes pauvres, de couleur ou colonisées. Le concept dune sexualité déviante reste apparent encore de nos jours à travers les réponses scientifiques ou populaires apportées à la toxicomanie ou à l'épidémie de sida. Celles-ci désignent les femmes toxicomanes, ayant de faibles revenus, comme les principaux vecteurs de transmission de la maladie et des mères indignes. A partir de données recueillies auprès de 28 femmes, grâce à des interviews approfondies sur le thème des relations hétérosexuelles, cet article apporte un éclairage sur les perspectives et expériences de ces femmes marginalisées, tant sur le plan matériel que culturel. Les résultats montrent que les rapports sexuels « aménagés » (déviants) ne sont pas homogènes ; que les relations « intimes » (normales) font intervenir le sexe en tant que rapport réciproque ; et suggèrent que ces formes variées d'échange ne sont aucunement spécifiques à la pauvreté ou à l'usage de drogue mais correspondent à des pratiques culturelles répandues. En définitive, la présence et la forme de l'échange semblent conditionnés par la position de la femme (et de l'homme) dans le système économique ainsi que par les normes culturelles qui décrivent les genres et la sexualité.
ENGLISH :
Historically, views of sexuality have been used to marginalize poor women, women of color, and colonized women. The concept of deviant sexuality remains discernible today in scientific and popular responses to drug addiction and the AIDS epidemic that essentialize low-income, drug-using women as disease vectors and dangerous mothers. Using data from in-depth qualitative interviews with 28 women, this paper brings to light the perspectives and experiences of these materially and culturally marginalized women-speaking on, interrogating, and analyzing heterosexual relations. This paper finds that commodified ("deviant") sexual relations are not homogeneous; that some intimate ("normative") relations incorporate sex as a form of reciprocity, and suggests that these varied forms of exchange are not confined to poor and drug-using women but are consonant with dominant cultural practices. Ultimately the presence and form of exchange are conditioned by women's (and men's) positioning within economic systems and cultural norms delineating gender and sexuality. (Author's abstract.)
Affiliation :
Ctr AIDS Prevention Studies, Univ. California, San Francisco, CA, USA
Historique