Article de Périodique
Durée optimale des cures avec médicaments de substitution (2000)
(Optimal length for the cares with substitution medicine)
Auteur(s) :
DEGLON, J. J.
Dans :
THS (Vol.2, n°6, Juin 2000)
Année
2000
Page(s) :
383-386
Langue(s) :
Français
Domaine :
Drogues illicites / Illicit drugs
Thésaurus mots-clés
PRESCRIPTION MEDICALE
;
METHADONE
;
RELATION THERAPEUTIQUE
;
SEVRAGE
;
SUBSTITUTION
;
DUREE
;
PRISE EN CHARGE
;
COMORBIDITE
;
MEDECIN
;
CONTRAT THERAPEUTIQUE
;
FAMILLE
Thésaurus géographique
FRANCE
Résumé :
FRANÇAIS :
La prise en charge des toxicomanes s'est longtemps résumée au maintien d'une abstinence totale après un traitement de sevrage le plus court possible, l'opinion publique réprouvant les traitements de substitution comme une solution de facilité dans la continuation du plaisir interdit. Encore aujourd'hui, il existe des relations complexes entre le dosage de méthadone et la durée de la cure : la prescription de faibles doses de méthadone pour des durées aussi limitées que possible est souvent envisagée comme la panacée alors que la réalité thérapeutique prouve le contraire. Ces préjugés sont partagés aussi bien par le médecin, que par le patient et sa famille qui tous tendent à espérer un sevrage rapide de la méthadone et un retour à la "normale". Pour dépasser ces idées reçues, il faudrait admettre l'aspect curatif plus que substitutif de la méthadone, en réalisant l'importance de la comorbidité psychiatrique parmi la population héroïnomane. Pour décider de la durée de la cure, l'auteur de l'article propose un programme thérapeutique : bilan d'entrée précis, la buprénorphine sur une courte période pour les sujets jeunes et bien insérés, la méthadone couplée à un soutien psychosocial pour les cas plus difficiles sur plusieurs années, voire à vie.
La prise en charge des toxicomanes s'est longtemps résumée au maintien d'une abstinence totale après un traitement de sevrage le plus court possible, l'opinion publique réprouvant les traitements de substitution comme une solution de facilité dans la continuation du plaisir interdit. Encore aujourd'hui, il existe des relations complexes entre le dosage de méthadone et la durée de la cure : la prescription de faibles doses de méthadone pour des durées aussi limitées que possible est souvent envisagée comme la panacée alors que la réalité thérapeutique prouve le contraire. Ces préjugés sont partagés aussi bien par le médecin, que par le patient et sa famille qui tous tendent à espérer un sevrage rapide de la méthadone et un retour à la "normale". Pour dépasser ces idées reçues, il faudrait admettre l'aspect curatif plus que substitutif de la méthadone, en réalisant l'importance de la comorbidité psychiatrique parmi la population héroïnomane. Pour décider de la durée de la cure, l'auteur de l'article propose un programme thérapeutique : bilan d'entrée précis, la buprénorphine sur une courte période pour les sujets jeunes et bien insérés, la méthadone couplée à un soutien psychosocial pour les cas plus difficiles sur plusieurs années, voire à vie.
Affiliation :
Médecin-Directeur de la Fondation Phénix, Genève.
Suisse. Switzerland.
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Historique