Périodique
Mortality of HIV-positive and HIV-negative heroin abusers as a function of duration of injecting drug use
(Etude de la corrélation entre la moratlité et la durée de l'usage injectable chez des héroïnomanes séropositifs et séronégatifs au VIH)
Auteur(s) :
MUGA R. ;
ROCA, J. ;
EGEA J. M. ;
TOR J. ;
SIRERA G. ;
REY-JOLY, C. ;
MUNOZ, A.
Année
2000
Page(s) :
332-338
Langue(s) :
Anglais
Refs biblio. :
49
Domaine :
Drogues illicites / Illicit drugs
Discipline :
MAL (Maladies infectieuses / Infectious diseases)
Note générale :
Journal of Acquired Immune Deficiency Syndromes and Human Retrovirology, 2000, 23, (4), 332-338
Note de contenu :
tabl.
Résumé :
FRANÇAIS :
Objectif : déterminer que l'incidence de la mortalité des usagers de drogues par injection est liée à la durée de la pratique des injections et au bilan VIH du patient ; évaluer comment ces effets varient selon l'âge auquel les injections ont démarré et selon la date (avant ou après 1992). Méthodes et schémas : cohorte de 376 usagers d'héroïne en intraveineuse, admis en cure de désintoxication entre février 1987 et janvier 1990. Les patients sont issus des services de consultation externe de Barcelone. La durée de la prise des drogues, ainsi que le type d'usage, ont êté déterminées par le biais de questionnaires. A l'admission des patients, des prélèvements de sang ont été effectués pour différentes analyses VIH, numération des CD4+ et autres paramètres biologiques. La mortalité des patients, ainsi que les causes de décès, ont été estimées à partir des dossiers hospitaliers, des certificats de décès et des autopsies. Résultats : la population étudiée était composée de 299 hommes et 77 femmes. Lors de l'entrée dans l'étude, l'âge moyen des patients était de 26 ans, la séroprévalence VIH s'élevait à 70,2 %, et l'usage des drogues injectables datait en moyenne de 6,1 ans. En fin de suivi (médiane : 5,6 ans), 21.8 % des patients étaient décédés (26,6 % étaient séropositifs et 10,7 % séronégatifs). Parmi les séronégatifs décédés, et d'après l'estimation de Kaplan-Meier, 10 % d'entre eux sont morts dans les 8,7 années suivant le début des premières injections, 20 % dans les 11,3 années suivant le début des premières injections, et 30% dans les 14,3 années suivant le début des premières injections. A titre comparatif concernant les séropositifs, les temps de survie correspondants étaient nettement plus faibles 6,6 ans, 8,5 ans et 11,6 ans respectivement. Globalement, le temps de survie était significativernent (p < 0,05) réduit de 22 % chez les toxicomanes séropositifs. Chez les héroïnomanes séropositifs, dont l'usage avait démarré à un âge plus avancé, l'usage de drogues injectées était significativement (p < 0,05.) associé à la mortalité, tendance inverse chez les héroïnomanes séronégatifs. Chez les séropositifs ayant le même nombre d'années d'usage de drogues, les taux de mortalité étaient similaires avant et après 1992 (risque relatif (RR) = 0,97, intervalle de confiance à 95 % : 0,58-1,61). Même non significatif du point de vue statistique, le risque de mortalité chez les héroïnomanes séronégatifs était nettement plus faible après 1992 (RR = 0.59). Conclusions : avant la mise en place de traitements antirétroviraux efficaces, l'infection au VIH a accru les taux de mortalité déjà rechaussés par l'usage des drogues injectables. En outre, l'infection au VIH modifie l'effet de l'âge auquel les premières injections ont démarré et élimine l'éventuelle tendance à 'ai baisse de la mortalité chez les séronégatifs.
ENGLISH :
Objective: To determine the incidence of mortality of injecting drug users as a function of the duration of injecting drugs and HIV status, and to assess how these effects vary according to age at initiation and calendar period (before and after 1992). Methods and Design: Cohort of 376 intravenous, heroin users admitted to detoxification between February 1987 and January 1990. Setting: Patients referred from outpatient clinics of metropolitan Barcelona. Duration and characteristics of drug use were determined by interviews. Blood samples were collected during admission and analyzed for HIV, CD4+ cell count and different biologic parameters. Assessment of vital status and causes of death were obtained by hospital charts, death certificates, and autopsies. Results: The study population consisted of 299 men and 77 women, whose mean age at entry was 26 years, mean duration of injecting drug use before admission 6.1 years; HIV seroprevalence at entry 70.2%. By the end of the follow-up (median 5.6 years), 21.8% of individuals had died (26.6% in HIV-positive, and 10.7% in HIV- negative injecting users). Based on Kaplan-Meier estimates, 10%, 20%, and 30% of HIV negative patients died by 8.7, 11.3 and 14.3 years, respectively, after initiating injecting drugs. The corresponding survival times for the seropositives were substantially lower: 6.6, 8.5, and 11.6 years, respectively. Overall, the survival time was significantly (p < .05) decreased by 22%, in HIV-positive injecting drug users. Older age at initiation of injecting drug use was significantly (I) < .05) associated with mortality in HIV-positive heroin users but it showed the opposite direction among HIV-negative people. Death rates in HIV-positive patients of the same duration of dru- use were similar in periods before and after 1992 (relative hazard (RH) = 0.97; 95% confidence interval: 0.58-1,61). Although not statistically significant, the hazard of death in HIV-negative injecting drug users was substantially lower after 1992 (RH = 0.59). Conclusions: Before introduction of potent antiretroviral therapies, HIV infection further increased rates of mortality that had already been heightened by injecting drug use. Furthermore, HIV infection modifies the effect of age at initiation and eliminates the seemingly downward trend of mortality in HIV-negative people. (Author's abstract.)
Objectif : déterminer que l'incidence de la mortalité des usagers de drogues par injection est liée à la durée de la pratique des injections et au bilan VIH du patient ; évaluer comment ces effets varient selon l'âge auquel les injections ont démarré et selon la date (avant ou après 1992). Méthodes et schémas : cohorte de 376 usagers d'héroïne en intraveineuse, admis en cure de désintoxication entre février 1987 et janvier 1990. Les patients sont issus des services de consultation externe de Barcelone. La durée de la prise des drogues, ainsi que le type d'usage, ont êté déterminées par le biais de questionnaires. A l'admission des patients, des prélèvements de sang ont été effectués pour différentes analyses VIH, numération des CD4+ et autres paramètres biologiques. La mortalité des patients, ainsi que les causes de décès, ont été estimées à partir des dossiers hospitaliers, des certificats de décès et des autopsies. Résultats : la population étudiée était composée de 299 hommes et 77 femmes. Lors de l'entrée dans l'étude, l'âge moyen des patients était de 26 ans, la séroprévalence VIH s'élevait à 70,2 %, et l'usage des drogues injectables datait en moyenne de 6,1 ans. En fin de suivi (médiane : 5,6 ans), 21.8 % des patients étaient décédés (26,6 % étaient séropositifs et 10,7 % séronégatifs). Parmi les séronégatifs décédés, et d'après l'estimation de Kaplan-Meier, 10 % d'entre eux sont morts dans les 8,7 années suivant le début des premières injections, 20 % dans les 11,3 années suivant le début des premières injections, et 30% dans les 14,3 années suivant le début des premières injections. A titre comparatif concernant les séropositifs, les temps de survie correspondants étaient nettement plus faibles 6,6 ans, 8,5 ans et 11,6 ans respectivement. Globalement, le temps de survie était significativernent (p < 0,05) réduit de 22 % chez les toxicomanes séropositifs. Chez les héroïnomanes séropositifs, dont l'usage avait démarré à un âge plus avancé, l'usage de drogues injectées était significativement (p < 0,05.) associé à la mortalité, tendance inverse chez les héroïnomanes séronégatifs. Chez les séropositifs ayant le même nombre d'années d'usage de drogues, les taux de mortalité étaient similaires avant et après 1992 (risque relatif (RR) = 0,97, intervalle de confiance à 95 % : 0,58-1,61). Même non significatif du point de vue statistique, le risque de mortalité chez les héroïnomanes séronégatifs était nettement plus faible après 1992 (RR = 0.59). Conclusions : avant la mise en place de traitements antirétroviraux efficaces, l'infection au VIH a accru les taux de mortalité déjà rechaussés par l'usage des drogues injectables. En outre, l'infection au VIH modifie l'effet de l'âge auquel les premières injections ont démarré et élimine l'éventuelle tendance à 'ai baisse de la mortalité chez les séronégatifs.
ENGLISH :
Objective: To determine the incidence of mortality of injecting drug users as a function of the duration of injecting drugs and HIV status, and to assess how these effects vary according to age at initiation and calendar period (before and after 1992). Methods and Design: Cohort of 376 intravenous, heroin users admitted to detoxification between February 1987 and January 1990. Setting: Patients referred from outpatient clinics of metropolitan Barcelona. Duration and characteristics of drug use were determined by interviews. Blood samples were collected during admission and analyzed for HIV, CD4+ cell count and different biologic parameters. Assessment of vital status and causes of death were obtained by hospital charts, death certificates, and autopsies. Results: The study population consisted of 299 men and 77 women, whose mean age at entry was 26 years, mean duration of injecting drug use before admission 6.1 years; HIV seroprevalence at entry 70.2%. By the end of the follow-up (median 5.6 years), 21.8% of individuals had died (26.6% in HIV-positive, and 10.7% in HIV- negative injecting users). Based on Kaplan-Meier estimates, 10%, 20%, and 30% of HIV negative patients died by 8.7, 11.3 and 14.3 years, respectively, after initiating injecting drugs. The corresponding survival times for the seropositives were substantially lower: 6.6, 8.5, and 11.6 years, respectively. Overall, the survival time was significantly (p < .05) decreased by 22%, in HIV-positive injecting drug users. Older age at initiation of injecting drug use was significantly (I) < .05) associated with mortality in HIV-positive heroin users but it showed the opposite direction among HIV-negative people. Death rates in HIV-positive patients of the same duration of dru- use were similar in periods before and after 1992 (relative hazard (RH) = 0.97; 95% confidence interval: 0.58-1,61). Although not statistically significant, the hazard of death in HIV-negative injecting drug users was substantially lower after 1992 (RH = 0.59). Conclusions: Before introduction of potent antiretroviral therapies, HIV infection further increased rates of mortality that had already been heightened by injecting drug use. Furthermore, HIV infection modifies the effect of age at initiation and eliminates the seemingly downward trend of mortality in HIV-negative people. (Author's abstract.)
Affiliation :
Infections Disease Epidem. Units, Hosp. Univ. Germans Trias i Pujol, Carretera Canyet 08916 Badalona, Barcelona
Espagne. Spain.
Espagne. Spain.
Historique