Article de Périodique
Quelle place pour les cheveux dans la lutte contre le dopage ? (2000)
(Is there a place for hair analysis in doping control?)
Auteur(s) :
KINTZ, P.
Année
2000
Page(s) :
49-55
Langue(s) :
Anglais
Refs biblio. :
45
Domaine :
Dopage / Doping
Discipline :
PRO (Produits, mode d'action, méthode de dépistage / Substances, action mode, screening methods)
Note générale :
Annales de Toxicologie Analytique, 2000, 12, (1), 49-55, tabl.
Résumé :
FRANÇAIS :
L'analyse des substances de la performance à partir d'une mèche de cheveux permet de mettre en évidence les expositions répétées ou chroniques. En cela, cette approche permet d'augmenter la durée de la fenêtre de détection des substances, communément de l'ordre de 2 à 3 jours, sauf pour les anabolisants sous forme estérifiée, avec l'analyse sanguine ou urinaire. Les résultats donnent des renseignements sur le profil de consommation pendant plusieurs mois, voire des années, en fonction de la longueur des cheveux, en particulier sur sa sévérité et son évolution. A travers plusieurs exemples dans le suivi des sportifs, la place majeure de l'analyse des cheveux en cette fin de millénaire est illustrée. Cette technologie, acceptée par la plupart des Tribunaux judiciaires mondiaux, n'est pas encore reconnue par le Comité International Olympique. La récente loi du 28 janvier 1999 relative à la protection de la santé des sportifs et à la lutte contre le dopage mentionnant dans son article 14 le contrôle des agissements interdits à partir de "prélèvements biologiques", apparait comme une ouverture à cette approche. (Résumé d'auteur.)
ENGLISH:
The standard in drug testing for doping control is gas chromatography / mass spectrometry conducted on a urine sample. For the past twenty years, hair analysis has been proposed for identifying drug abusers in forensic science. Specimens can be collected under close supervision without embarrassement and are not subject to evasive maneuvers. In contrast with urine, hair analysis has a wide window of detection, ranging from weeks to months, depending on the length of the hair shaft, and provides information concerning the pattern of an individual's drug abuse. Hair analysis is not yet recognized by the International Olympic Committee, although this technology is accepted in most courts Of Justice. In light of potential applications, hair should be included as suitable specimen to document positive urine cases in doping control. (Author's abstract.)
L'analyse des substances de la performance à partir d'une mèche de cheveux permet de mettre en évidence les expositions répétées ou chroniques. En cela, cette approche permet d'augmenter la durée de la fenêtre de détection des substances, communément de l'ordre de 2 à 3 jours, sauf pour les anabolisants sous forme estérifiée, avec l'analyse sanguine ou urinaire. Les résultats donnent des renseignements sur le profil de consommation pendant plusieurs mois, voire des années, en fonction de la longueur des cheveux, en particulier sur sa sévérité et son évolution. A travers plusieurs exemples dans le suivi des sportifs, la place majeure de l'analyse des cheveux en cette fin de millénaire est illustrée. Cette technologie, acceptée par la plupart des Tribunaux judiciaires mondiaux, n'est pas encore reconnue par le Comité International Olympique. La récente loi du 28 janvier 1999 relative à la protection de la santé des sportifs et à la lutte contre le dopage mentionnant dans son article 14 le contrôle des agissements interdits à partir de "prélèvements biologiques", apparait comme une ouverture à cette approche. (Résumé d'auteur.)
ENGLISH:
The standard in drug testing for doping control is gas chromatography / mass spectrometry conducted on a urine sample. For the past twenty years, hair analysis has been proposed for identifying drug abusers in forensic science. Specimens can be collected under close supervision without embarrassement and are not subject to evasive maneuvers. In contrast with urine, hair analysis has a wide window of detection, ranging from weeks to months, depending on the length of the hair shaft, and provides information concerning the pattern of an individual's drug abuse. Hair analysis is not yet recognized by the International Olympic Committee, although this technology is accepted in most courts Of Justice. In light of potential applications, hair should be included as suitable specimen to document positive urine cases in doping control. (Author's abstract.)
Affiliation :
Inst. Méd. Légale, 11 rue Humann, 67000 Strasbourg
France. France.
France. France.
Historique