Périodique
Grossesse, toxicomanie ... et euphémismes
(Pregnancy, drug addiction ... and euphemisms)
Auteur(s) :
MORIENVAL J.F.
Année
2001
Page(s) :
5-6
Langue(s) :
Français
Domaine :
Drogues illicites
Thésaurus mots-clés
GROSSESSE
;
DEPENDANCE
;
DENI
;
LANGAGE
;
RELATION THERAPEUTIQUE
;
PRISE EN CHARGE
;
PERSONNEL MEDICAL
Note générale :
Lettre du Gynécologue (La), 2001, (265), 5-6
Résumé :
FRANÇAIS :
"L'euphémisme est l'expression atténuée d'une notion dont l'expression aurait quelque chose de choquant ou de déplaisant" (Le Petit Robert 2001). Ainsi en matière de toxicomanie et grossesse, parle-t-on de grossesse et dépendance ou de grossesse et addiction. L'usage de l'euphémisme devrait nous interroger sur ce qui choque ou nous déplaît dans cette association au moins triade mère-foetus-toxique(-père ?) sur laquelle se greffent le médecin, son savoir, l'institution hospitalière, la société... car le patient toxicomane est un patient "voyant" qui interpelle et ne lasse pas de "faire causer" tous les acteurs de soins auxquels le médecin devra aussi rendre des comptes. Ce questionnement est important, car y répondre permettra au soignant de connaître ses propres fragilités, ses propres limites, qui ne manqueront pas d'être explorées par un patient lui-même en quête de limites. Ce questionnement est surtout important pour se recentrer en permanence sur l'objet des soins à donner, c'est-à-dire la mère et son foetus, et non le soignant et "ce quelque chose de choquant ou de déplaisant" qui se cache derrière l'euphémisme "grossesse et addiction". (Résumé de la revue.)
"L'euphémisme est l'expression atténuée d'une notion dont l'expression aurait quelque chose de choquant ou de déplaisant" (Le Petit Robert 2001). Ainsi en matière de toxicomanie et grossesse, parle-t-on de grossesse et dépendance ou de grossesse et addiction. L'usage de l'euphémisme devrait nous interroger sur ce qui choque ou nous déplaît dans cette association au moins triade mère-foetus-toxique(-père ?) sur laquelle se greffent le médecin, son savoir, l'institution hospitalière, la société... car le patient toxicomane est un patient "voyant" qui interpelle et ne lasse pas de "faire causer" tous les acteurs de soins auxquels le médecin devra aussi rendre des comptes. Ce questionnement est important, car y répondre permettra au soignant de connaître ses propres fragilités, ses propres limites, qui ne manqueront pas d'être explorées par un patient lui-même en quête de limites. Ce questionnement est surtout important pour se recentrer en permanence sur l'objet des soins à donner, c'est-à-dire la mère et son foetus, et non le soignant et "ce quelque chose de choquant ou de déplaisant" qui se cache derrière l'euphémisme "grossesse et addiction". (Résumé de la revue.)
Affiliation :
Serv. Gynécologie I, CHRU Strasbourg-Hautepierre
France. France.
France. France.
Historique