Périodique
Taux d'infection par le virus d'immunodéficience humaine (VIH) et trafic d'héroïne : des symétries inquiétantes
(Human Immunodeficiency Virus (HIV) infection rates and heroin trafficking : fearful symmetries)
Auteur(s) :
BEYRER, C.
Année
2002
Page(s) :
115-130
Langue(s) :
Français
ISBN :
978-92-1-648004-2
Refs biblio. :
45
Domaine :
Drogues illicites / Illicit drugs
Discipline :
EPI (Epidémiologie / Epidemiology)
Thésaurus mots-clés
HEROINE
;
TRAFIC
;
MARCHE DE LA DROGUE
;
INFECTION
;
VIH
;
EPIDEMIOLOGIE
Thésaurus géographique
AFGHANISTAN
;
BIRMANIE
;
LAOS
Note générale :
Bulletin des Stupéfiants, 2002, 54, (1-2), 115-130
Résumé :
FRANÇAIS :
Il est de plus en plus clair que la propagation du virus de l'immunodéficience humaine (VIH) suit les itinéraires du trafic d'héroïne. La corrélation entre les deux est illustrée par les itinéraires qui proviennent des deux principales régions de culture illicite de pavot à opium et de fabrication d'héroïne: le Triangle d'or du sud-est de I'Asie et le Croissant d'or d Asie centrale. Les producteurs du Triangle d'or sont le Myanmar et la République démocratique populaire lao et ceux du Croissant d'or : l'Afghanistan et le Pakistan. Ensemble, ces États ont représenté en 2002 de 80 à 90% de l'héroïne écoulée dans le monde. Les épidémies de VIH résultant des pratiques peu hygiéniques suivies par les usagers de drogues par voie intraveineuse (UDVI) des zones de trafic ont été documentées au Myanmar même, au Bélarus, en Chine, en Fédération de Russie, en Inde, en Indonésie, en Malaisie, en Ouzbékistan, au Pakistan, en République islamique d'Iran, au Tadjikistan, en Thaïlande, en Ukraine, au Viet Nam et dans plusieurs États d'Europe orientale. Le trafic d'héroïne dans ces pays s'est traduit par des épidémies en série; premièrement l'usage d'héroïne, puis l'injection, puis les pathogènes transmis par le sang, y compris le virus de l'hépatite C et le VIH. Les relations ethniques et commerciales dans les zones de trafic de l'héroïne semblent faciliter ces épidémies, tout comme les analyses faites par les petits commerçants dans les régions de marché. Les programmes d'intervention, ou leur absence, ont accru la vulnérabilité des usagers et de leurs communautés, et tel a été le cas aussi de la gamme limitée de possibilités de traitement disponibles dans ces zones. Si les approches axées sur l'offre, y compris les interventions de la police, seront certainement poursuivies, ces épidémies de VIH exigent une amélioration des traitements des toxicomanes, l'accès aux services de prévention du VIH, y compris aux services de réduction des dommages et de nouvelles approches de la prévention de l'infection par le VIH dans les régions affectées par le trafic d'héroïne. (Résumé d'auteur)
Il est de plus en plus clair que la propagation du virus de l'immunodéficience humaine (VIH) suit les itinéraires du trafic d'héroïne. La corrélation entre les deux est illustrée par les itinéraires qui proviennent des deux principales régions de culture illicite de pavot à opium et de fabrication d'héroïne: le Triangle d'or du sud-est de I'Asie et le Croissant d'or d Asie centrale. Les producteurs du Triangle d'or sont le Myanmar et la République démocratique populaire lao et ceux du Croissant d'or : l'Afghanistan et le Pakistan. Ensemble, ces États ont représenté en 2002 de 80 à 90% de l'héroïne écoulée dans le monde. Les épidémies de VIH résultant des pratiques peu hygiéniques suivies par les usagers de drogues par voie intraveineuse (UDVI) des zones de trafic ont été documentées au Myanmar même, au Bélarus, en Chine, en Fédération de Russie, en Inde, en Indonésie, en Malaisie, en Ouzbékistan, au Pakistan, en République islamique d'Iran, au Tadjikistan, en Thaïlande, en Ukraine, au Viet Nam et dans plusieurs États d'Europe orientale. Le trafic d'héroïne dans ces pays s'est traduit par des épidémies en série; premièrement l'usage d'héroïne, puis l'injection, puis les pathogènes transmis par le sang, y compris le virus de l'hépatite C et le VIH. Les relations ethniques et commerciales dans les zones de trafic de l'héroïne semblent faciliter ces épidémies, tout comme les analyses faites par les petits commerçants dans les régions de marché. Les programmes d'intervention, ou leur absence, ont accru la vulnérabilité des usagers et de leurs communautés, et tel a été le cas aussi de la gamme limitée de possibilités de traitement disponibles dans ces zones. Si les approches axées sur l'offre, y compris les interventions de la police, seront certainement poursuivies, ces épidémies de VIH exigent une amélioration des traitements des toxicomanes, l'accès aux services de prévention du VIH, y compris aux services de réduction des dommages et de nouvelles approches de la prévention de l'infection par le VIH dans les régions affectées par le trafic d'héroïne. (Résumé d'auteur)
Affiliation :
Johns Hopkins Univ. Forgaty AIDS International Training and Research Program, Baltimore, Maryland
Etats-Unis. United States.
Etats-Unis. United States.
Historique