Article de Périodique
Hypothèses et réflexions sur le cas Antonin Artaud (2003)
(Hypotheses and reflections on the case of Antonin Artaud)
Auteur(s) :
LEFEBVRE, T.
Année
2003
Page(s) :
331-333
Langue(s) :
Français
Refs biblio. :
10
Domaine :
Drogues illicites / Illicit drugs
Résumé :
FRANÇAIS :
À l'âge de 20 ans, Antonin Artaud fut diagnostiqué "hérédosyphilitique". Cette soi-disant maladie héréditaire, fruit d'une croyance irraisonnée de la part d'une partie du corps médical, sonnait alors sinon comme une condamnation à mort, du moins comme le prodrome d'une déchéance pouvant conduire à la paralysie générale. Terrifié par cette perspective, Artaud se soumit aux douloureux traitements qui étaient en vigueur à l'époque : injections de dérivés mercuriels, arsenicaux et bismuthés, aux effets secondaires parfois dévastateurs. La lecture attentive de sa correspondance montre la forte adhésion de l'écrivain à ces traitements et parfois son insistance à en débuter d'autres. Cette période de forte dépendance à l'égard du corps médical coïncide également avec les débuts et le développement de son opiomanie. Dès lors, une question se pose : ses addictions aux traitements antisyphilitiques et aux dérivés opiacés étaient-elles en partie liées ? (Résumé d'auteur)
ENGLISH :
Hypotheses and reflections on the case of Antonin Artaud Antonin Artaud was diagnosed with "hereditary syphilis" at the age 20 years. This so-called hereditary disease, based on irrational belief by part of the medical profession, represented a death sentence at this time or at least the first step in a decline leading to general paralysis. Terrified by this prospect, Artaud underwent the painful treatments that were' fashionable at the time: injections, of mercurial, arsenical and bismuth compounds, sometimes with devastating adverse effects. Close examination of his correspondence demonstrates the writer's good compliance with these treatments and sometimes his insistence to start other courses of treatment. This period of intense dependence on the medical profession also coincided with the onset and development of his opium addiction. This raises the question of a possible relationship between his addiction to antisyphilitic treatments and to opiates. (Author' s abstract)
À l'âge de 20 ans, Antonin Artaud fut diagnostiqué "hérédosyphilitique". Cette soi-disant maladie héréditaire, fruit d'une croyance irraisonnée de la part d'une partie du corps médical, sonnait alors sinon comme une condamnation à mort, du moins comme le prodrome d'une déchéance pouvant conduire à la paralysie générale. Terrifié par cette perspective, Artaud se soumit aux douloureux traitements qui étaient en vigueur à l'époque : injections de dérivés mercuriels, arsenicaux et bismuthés, aux effets secondaires parfois dévastateurs. La lecture attentive de sa correspondance montre la forte adhésion de l'écrivain à ces traitements et parfois son insistance à en débuter d'autres. Cette période de forte dépendance à l'égard du corps médical coïncide également avec les débuts et le développement de son opiomanie. Dès lors, une question se pose : ses addictions aux traitements antisyphilitiques et aux dérivés opiacés étaient-elles en partie liées ? (Résumé d'auteur)
ENGLISH :
Hypotheses and reflections on the case of Antonin Artaud Antonin Artaud was diagnosed with "hereditary syphilis" at the age 20 years. This so-called hereditary disease, based on irrational belief by part of the medical profession, represented a death sentence at this time or at least the first step in a decline leading to general paralysis. Terrified by this prospect, Artaud underwent the painful treatments that were' fashionable at the time: injections, of mercurial, arsenical and bismuth compounds, sometimes with devastating adverse effects. Close examination of his correspondence demonstrates the writer's good compliance with these treatments and sometimes his insistence to start other courses of treatment. This period of intense dependence on the medical profession also coincided with the onset and development of his opium addiction. This raises the question of a possible relationship between his addiction to antisyphilitic treatments and to opiates. (Author' s abstract)
Affiliation :
Univ. Paris VII, Paris, France
Historique