Périodique
Mexique : systèmes de diagnostic épidémiologique de l'abus de drogues
(Mexico: epidemiological diagnosis systems in drug abuse)
Auteur(s) :
MEDINA-MORA, M. E. ;
CRAVIOTO, P. ;
ORTIZ A. ;
PKURI, P. ;
VILLATORO J.
Année
2003
Page(s) :
117-132
Langue(s) :
Français
Refs biblio. :
36
Domaine :
Plusieurs produits / Several products
Discipline :
EPI (Epidémiologie / Epidemiology)
Thésaurus mots-clés
EPIDEMIOLOGIE
;
SURVEILLANCE EPIDEMIOLOGIQUE
;
EVOLUTION
;
CONSOMMATION
;
METHODE
Thésaurus géographique
MEXIQUE
Note générale :
Bulletin des Stupéfiants, 2003, 55, (n°1 et 2), 117-132
Note de contenu :
graph.
Résumé :
FRANÇAIS :
L'étude de la demande de substances psychoactives au Mexique a déjà une longue tradition, puisque les premières tentatives remontent au XVllle siècle. Mais les études épidémiologiques n'y commencèrent toutefois que dans les années 70. Les stratégies adoptées pour évaluer le problème de l'abus de drogues sont semblables à celles dont on use sur le plan international : elles comprennent des enquêtes auprès des ménages, des études parmi les populations d'étudiants et les groupes à haut risque, l'introduction de systèmes d'observation épidémiologique et l'analyse des données de mortalité. Elles incluent également d'autres méthodologies adaptées à l'étude de populations difficiles à toucher et à l'analyse des facteurs contextuels entourant la consommation de drogues. Ces méthodologies sont utilisées dans une perspective anthropologique et font appel à des méthodes qualitatives, notamment aux observations ethnographiques, aux entrevues avec des informateurs clefs, aux groupes de discussion et aux études de cas approfondies. Ces études ont permis de montrer qu'on avait enregistré au Mexique, depuis les années 90, une augmentation sensible de la consommation de drogues illicites, principalement la cocaïne et certaines drogues de type amphétamine (la plus courante étant Ie méthylènedioxymétamphétamine ou MDMA, connu sous le nom d'ecstasy), ainsi qu'une baisse de l'usage d'inhalants. Les systèmes de collecte de données existants révèlent aussi un accroissement de la consommation d'héroïne dans la zone qui jouxte les États-Unis d'Amérique. Une forte proportion d'héroïnomanes s'injectent la drogue ; ces pratiques d'injection comportent un risque élevé de transmission de maladies véhiculées par le sang, tels Ie virus de l'immunodéficience humaine (VIH) et l'hépatite. On signale également des cas d'héroïnomanie dans d'autres régions du pays. La stratégie de recherche adoptée au Mexique a permis d'établir un diagnostic épidémiologique de la situation de l'abus. Une action s'impose toutefois pour faire face au nouveau défi que les tendances de l'usage posent aux décideurs. (Résumé d'auteur)
L'étude de la demande de substances psychoactives au Mexique a déjà une longue tradition, puisque les premières tentatives remontent au XVllle siècle. Mais les études épidémiologiques n'y commencèrent toutefois que dans les années 70. Les stratégies adoptées pour évaluer le problème de l'abus de drogues sont semblables à celles dont on use sur le plan international : elles comprennent des enquêtes auprès des ménages, des études parmi les populations d'étudiants et les groupes à haut risque, l'introduction de systèmes d'observation épidémiologique et l'analyse des données de mortalité. Elles incluent également d'autres méthodologies adaptées à l'étude de populations difficiles à toucher et à l'analyse des facteurs contextuels entourant la consommation de drogues. Ces méthodologies sont utilisées dans une perspective anthropologique et font appel à des méthodes qualitatives, notamment aux observations ethnographiques, aux entrevues avec des informateurs clefs, aux groupes de discussion et aux études de cas approfondies. Ces études ont permis de montrer qu'on avait enregistré au Mexique, depuis les années 90, une augmentation sensible de la consommation de drogues illicites, principalement la cocaïne et certaines drogues de type amphétamine (la plus courante étant Ie méthylènedioxymétamphétamine ou MDMA, connu sous le nom d'ecstasy), ainsi qu'une baisse de l'usage d'inhalants. Les systèmes de collecte de données existants révèlent aussi un accroissement de la consommation d'héroïne dans la zone qui jouxte les États-Unis d'Amérique. Une forte proportion d'héroïnomanes s'injectent la drogue ; ces pratiques d'injection comportent un risque élevé de transmission de maladies véhiculées par le sang, tels Ie virus de l'immunodéficience humaine (VIH) et l'hépatite. On signale également des cas d'héroïnomanie dans d'autres régions du pays. La stratégie de recherche adoptée au Mexique a permis d'établir un diagnostic épidémiologique de la situation de l'abus. Une action s'impose toutefois pour faire face au nouveau défi que les tendances de l'usage posent aux décideurs. (Résumé d'auteur)
Affiliation :
France. France.
Historique