Rapport
Sulfate de morphine et toxicomanie. Une substitution dangereuse
(Morphine sulfate and drug addiction. A dangerous substitution.)
Auteur(s) :
CNAMTS (Caisse nationale de l'assurance maladie des travailleurs salariés)
Année
2003
Page(s) :
84-88
Langue(s) :
Français
Éditeur(s) :
Paris : L'Assurance Maladie
ISBN :
978-2-85445-127-6
Domaine :
Drogues illicites / Illicit drugs
Thésaurus géographique
HAUTES-ALPES
Thésaurus mots-clés
MORPHINE
;
PRESCRIPTION MEDICALE
;
ENQUETE
;
ETUDE DE CAS
Note générale :
In : Faits marquants. Des soins de qualité pour tous., Paris, L'Assurance Maladie, 2003, 84-88
Résumé :
FRANÇAIS :
D'après les estimations de l'OFDT (Trend) en 2001, un peu moins d'un millier de patients sont en traitement de substitution à la morphine (contre 12000 pour la méthadone et 80000 pour la buprénorphine). Le service médical de l'Assurance Maladie des Hautes-Alpes a réalisé une enquête entre le 1er juin 2000 et le 31 mai 2001 sur tous les patients âgés de 15 à 50 ans ayant perçu des remboursements de sulfate de morphine. Sur 48 patients, 8 patients répondaient à un diagnostic de toxicomanie. Ces patients étaient des toxicomanes anciens en situation de précarité au suivi médical difficile, refusant l'hospitalisation ou le traitement de substitution. Les médecins prescripteurs reconnaissaient une méconnaissance des problèmes liés à la toxicomanie, un manque d'information sur les traitements de substitution, un sentiment d'isolement, une difficulté à résister aux pressions exercées par les patients. En réponse à ces constatations l'Assurance Maladie a mis en garde les médecins concernés et a entrepris une campagne de sensibilisation.
D'après les estimations de l'OFDT (Trend) en 2001, un peu moins d'un millier de patients sont en traitement de substitution à la morphine (contre 12000 pour la méthadone et 80000 pour la buprénorphine). Le service médical de l'Assurance Maladie des Hautes-Alpes a réalisé une enquête entre le 1er juin 2000 et le 31 mai 2001 sur tous les patients âgés de 15 à 50 ans ayant perçu des remboursements de sulfate de morphine. Sur 48 patients, 8 patients répondaient à un diagnostic de toxicomanie. Ces patients étaient des toxicomanes anciens en situation de précarité au suivi médical difficile, refusant l'hospitalisation ou le traitement de substitution. Les médecins prescripteurs reconnaissaient une méconnaissance des problèmes liés à la toxicomanie, un manque d'information sur les traitements de substitution, un sentiment d'isolement, une difficulté à résister aux pressions exercées par les patients. En réponse à ces constatations l'Assurance Maladie a mis en garde les médecins concernés et a entrepris une campagne de sensibilisation.
Affiliation :
66 avenue du Maine, 75684 Paris cedex 14.
France. France.
France. France.
Historique