Périodique
"Je" n'est pas alcoolique. Notes sur la dénégation et le déni chez le malade alcoolique
("Me" is not an alcoholic. Notes on negation and denial in the alcohol dependent patient)
Auteur(s) :
PEREA, F. ;
MORENON, J.
Année
2003
Page(s) :
11-14
Langue(s) :
Français
Refs biblio. :
10
Domaine :
Alcool / Alcohol
Thésaurus mots-clés
ALCOOL
;
DEPENDANCE
;
DENEGATION
;
DENI
;
ETUDE DE CAS
;
INCONSCIENT
;
LINGUISTIQUE
Note générale :
Synapse, 2003, (194), 11-14
Résumé :
FRANÇAIS :
Les alcooliques sevrés ne craignent pas de dénoncer les capacités de mensonge que leur maladie a développées en eux, tandis que les praticiens résistent à faire usage dun terme chargé de connotation morale. Lintérêt des auteurs sest porté sur les diverses modalités de la négation, instrument habituel des déformations linguistiques de lalcoolisme, et leurs rapports avec la dénégation. Etudiant le marqueur «
ne pas
», ils envisagent les diverses formes de négations grammaticales utilisées par les buveurs, accordant une place à la négation pour le dire. Ils remarquent quen clinique la négation nindique pas nécessairement la mauvaise foi du consultant mais, au contraire, son échec à énoncer sa vérité. Soulignant que, depuis Freud, lénoncé négatif sinterprète positivement, le contenu de linconscient accédant à la conscience sous une forme inversée, ils considèrent les degrés dans la négation dans le passage du taire au dit, de lindicible au discours libéré, lorsque la disparition de la pulsion met fin à lobligation dissimulatrice. (Résumé d'auteur.)
Les alcooliques sevrés ne craignent pas de dénoncer les capacités de mensonge que leur maladie a développées en eux, tandis que les praticiens résistent à faire usage dun terme chargé de connotation morale. Lintérêt des auteurs sest porté sur les diverses modalités de la négation, instrument habituel des déformations linguistiques de lalcoolisme, et leurs rapports avec la dénégation. Etudiant le marqueur «
ne pas
», ils envisagent les diverses formes de négations grammaticales utilisées par les buveurs, accordant une place à la négation pour le dire. Ils remarquent quen clinique la négation nindique pas nécessairement la mauvaise foi du consultant mais, au contraire, son échec à énoncer sa vérité. Soulignant que, depuis Freud, lénoncé négatif sinterprète positivement, le contenu de linconscient accédant à la conscience sous une forme inversée, ils considèrent les degrés dans la négation dans le passage du taire au dit, de lindicible au discours libéré, lorsque la disparition de la pulsion met fin à lobligation dissimulatrice. (Résumé d'auteur.)
Affiliation :
Univ. Paul Valéry, Montpellier 3
France. France.
France. France.
Historique