Article de Périodique
Connaissances, opinions et consommation de tabac au sein d'une faculté de médecine française (2003)
(Knowledge, opinions and tobacco consumption in a French faculty of medecine)
Auteur(s) :
JOSSERAN, L. ;
RAFFIN J. ;
DAUTZENBERG, B. ;
BRÜCKER, G.
Année
2003
Page(s) :
1883-1886
Langue(s) :
Français
Refs biblio. :
17
Domaine :
Tabac / Tobacco / e-cigarette
Discipline :
EPI (Epidémiologie / Epidemiology)
Thésaurus mots-clés
TABAC
;
CONSOMMATION
;
MILIEU ETUDIANT
;
MEDECIN
;
COMPORTEMENT
;
QUESTIONNAIRE
;
EPIDEMIOLOGIE DESCRIPTIVE
Résumé :
FRANÇAIS :
La consommation de tabac des médecins français est suivie régulièrement et bien connue. Il n'en est rien de celle des étudiants en médecine qui pourtant seront les médecins de demain. Comment se comportent-ils ? Fument-ils ? Plus ou moins que les autres populations du même âge ? La totalité des étudiants d'une faculté de médecine parisienne a été soumise à une enquête avec un auto-questionnaire complété et récupéré immédiatement lors des examens annuels. Le questionnaire a porté sur les habitudes tabagiques actuelles ou passées des étudiants, ainsi que sur leurs connaissances et avis sur le tabagisme. 681 étudiants ont répondu. Plus du tiers sont fumeurs (34,6 %), dont 21,0 % de fumeurs quotidiens et 13,6 % de fumeurs occasionnels. Le sexe n'influe pas sur la prévalence du tabagisme ni sur le nombre de cigarettes par jour (hommes 12,0 cig/j, femmes 10,4 cig/j).11 % sont d'anciens fumeurs et 68,4 % veulent s'arrêter. Près de 100 % pensent que la fumée peut gêner l'entourage et 75 % qu'ils sont des exemples sur ce sujet pour les autres. Enfin, les deux tiers des étudiants fument des cigarettes légères. Le comportement tabagique des étudiants en médecine est proche de celui de la population générale de même âge. Il est nécessaire que des programmes de prévention spécifiques soient développés pour eux, car ils ont un rôle important de santé publique à jouer dans l'avenir pour réduire le tabagisme en France. (Résumé d'auteur.)
ENGLISH :
Tobacco consumption among French physicians is regularly followed-up and well-known ; however, there is little information concerning the smoking habits of medical students even though they are the physicians of the future. How do they behave ? Do they smoke ? More or less than the other populations of the same age ? All the students of a Parisian medical school were surveyed with a self-questionnaire completed and collected just before the exams at the end of the year. The questionnaire incorporated bath past and present smoking habits and also the students'knowledge and opinions on tobacco consumption. A total of 681 students replied. More than one-third were smokers (34.6%) among which 21.0% smoked every day and 13.6% smoked occasionally. Gender had no influence on prevalence rate and bath men and women smoked a comparable number of cigarettes per day (males 12.0 cig/day, females 10.4 cig/day). Eleven percent were former smokers and 68.4% would like to quit. Nearly 100% believed that cigarette smoke can bother others and 75% felt they were exemplary figures for others on the subject of tobacco use. Finally, two-thirds of the students smoked light cigarettes. The smoking habits of medical students are similar to those of the general population of the same age. It is necessary to develop specific prevention programs for medical students because they will play an important public health role in the future in reducing the prevalence of tobacco consumption in France. (Author's abstract.)
La consommation de tabac des médecins français est suivie régulièrement et bien connue. Il n'en est rien de celle des étudiants en médecine qui pourtant seront les médecins de demain. Comment se comportent-ils ? Fument-ils ? Plus ou moins que les autres populations du même âge ? La totalité des étudiants d'une faculté de médecine parisienne a été soumise à une enquête avec un auto-questionnaire complété et récupéré immédiatement lors des examens annuels. Le questionnaire a porté sur les habitudes tabagiques actuelles ou passées des étudiants, ainsi que sur leurs connaissances et avis sur le tabagisme. 681 étudiants ont répondu. Plus du tiers sont fumeurs (34,6 %), dont 21,0 % de fumeurs quotidiens et 13,6 % de fumeurs occasionnels. Le sexe n'influe pas sur la prévalence du tabagisme ni sur le nombre de cigarettes par jour (hommes 12,0 cig/j, femmes 10,4 cig/j).11 % sont d'anciens fumeurs et 68,4 % veulent s'arrêter. Près de 100 % pensent que la fumée peut gêner l'entourage et 75 % qu'ils sont des exemples sur ce sujet pour les autres. Enfin, les deux tiers des étudiants fument des cigarettes légères. Le comportement tabagique des étudiants en médecine est proche de celui de la population générale de même âge. Il est nécessaire que des programmes de prévention spécifiques soient développés pour eux, car ils ont un rôle important de santé publique à jouer dans l'avenir pour réduire le tabagisme en France. (Résumé d'auteur.)
ENGLISH :
Tobacco consumption among French physicians is regularly followed-up and well-known ; however, there is little information concerning the smoking habits of medical students even though they are the physicians of the future. How do they behave ? Do they smoke ? More or less than the other populations of the same age ? All the students of a Parisian medical school were surveyed with a self-questionnaire completed and collected just before the exams at the end of the year. The questionnaire incorporated bath past and present smoking habits and also the students'knowledge and opinions on tobacco consumption. A total of 681 students replied. More than one-third were smokers (34.6%) among which 21.0% smoked every day and 13.6% smoked occasionally. Gender had no influence on prevalence rate and bath men and women smoked a comparable number of cigarettes per day (males 12.0 cig/day, females 10.4 cig/day). Eleven percent were former smokers and 68.4% would like to quit. Nearly 100% believed that cigarette smoke can bother others and 75% felt they were exemplary figures for others on the subject of tobacco use. Finally, two-thirds of the students smoked light cigarettes. The smoking habits of medical students are similar to those of the general population of the same age. It is necessary to develop specific prevention programs for medical students because they will play an important public health role in the future in reducing the prevalence of tobacco consumption in France. (Author's abstract.)
Affiliation :
Service de sante publique, Hôpital Pitié-Salpêtrière, Paris, France
Historique