Article de Périodique
Stalingrad ou Vichy (2004)
(Stalingrad or Vichy)
Auteur(s) :
CHIESA, O.
Année
2004
Page(s) :
4-7
Langue(s) :
Français
Domaine :
Drogues illicites / Illicit drugs
Thésaurus mots-clés
CITOYENNETE
;
CRACK
;
REPRESENTATION SOCIALE
;
QUARTIER
;
STRUCTURE DE PROXIMITE
;
COLLECTIVITE LOCALE
;
REDUCTION DES RISQUES ET DES DOMMAGES
;
PREVENTION DE PROXIMITE
;
SECTEUR ASSOCIATIF
Thésaurus géographique
ILE-DE-FRANCE
Note de contenu :
Ill.
Résumé :
FRANÇAIS :
Cet article relate l'aventure citoyenne que vit le quartier Stalingrad, dans le XIXème arrondissement de Paris, depuis que, au début des années 90, le nom de ce quartier est devenu synonyme de "scène du crack". Habitants exaspérés regroupés en association, habitants et mouvement associatif d'auto-support et de réduction des risques attachés à développer d'autres réponses que le tout-répressif et organisés dans un collectif, sollicitations et implication des élus locaux et notamment du maire, création d'un Comité Citoyen et d'un panel Citoyen qui, aidés tant sur la méthode de travail que sur la réflexion par Anne Coppel, sociologue, vont aboutir, au terme d'une expérience pédagogique et politique de démocratie locale assez unique, à un rapport écrit, rassemblant des recommandations adoptées par consensus et remises au maire : La police doit s'occuper exclusivement de la lutte contre le trafic et ne plus concentrer la répression uniquement sur les usagers ; une politique de réduction des risques doit être développée avec la création d'une équipe mobile au contact des usagers jour et nuit et la mise en place d'un bus sillonnant le quartier pour proposer orientation et informations, prévention et matériel stérile ; accroissement des actions en direction des jeunes du quartier, population fragilisée par une précarisation croissante, en terme d'activités socioculturelles et de dispositifs d'insertion. Par contre, refus d'ouverture d'un lieu fixe pour toxicomanes, par crainte de concentration de cette population et d'un phénomène d'appel d'air.
Cet article relate l'aventure citoyenne que vit le quartier Stalingrad, dans le XIXème arrondissement de Paris, depuis que, au début des années 90, le nom de ce quartier est devenu synonyme de "scène du crack". Habitants exaspérés regroupés en association, habitants et mouvement associatif d'auto-support et de réduction des risques attachés à développer d'autres réponses que le tout-répressif et organisés dans un collectif, sollicitations et implication des élus locaux et notamment du maire, création d'un Comité Citoyen et d'un panel Citoyen qui, aidés tant sur la méthode de travail que sur la réflexion par Anne Coppel, sociologue, vont aboutir, au terme d'une expérience pédagogique et politique de démocratie locale assez unique, à un rapport écrit, rassemblant des recommandations adoptées par consensus et remises au maire : La police doit s'occuper exclusivement de la lutte contre le trafic et ne plus concentrer la répression uniquement sur les usagers ; une politique de réduction des risques doit être développée avec la création d'une équipe mobile au contact des usagers jour et nuit et la mise en place d'un bus sillonnant le quartier pour proposer orientation et informations, prévention et matériel stérile ; accroissement des actions en direction des jeunes du quartier, population fragilisée par une précarisation croissante, en terme d'activités socioculturelles et de dispositifs d'insertion. Par contre, refus d'ouverture d'un lieu fixe pour toxicomanes, par crainte de concentration de cette population et d'un phénomène d'appel d'air.
Affiliation :
France. France.
Historique