Périodique
Relations entre les symptomatologies anxieuse, dépressive et limite et la consommation et la dépendance au cannabis chez l'adolescent et le jeune adulte
(Relations between anxious, depressive and borderline symptomatology and frequency of cannabis use and dependence)
Auteur(s) :
CHABROL, H. ;
DUCONGE, E. ;
ROURA, C. ;
CASAS, C.
Année
2004
Page(s) :
141-146
Langue(s) :
Français
Refs biblio. :
19
Domaine :
Drogues illicites / Illicit drugs
Thésaurus mots-clés
CANNABIS
;
ADOLESCENT
;
JEUNE ADULTE
;
DEPENDANCE
;
CONSOMMATION
;
ETAT LIMITE
;
ANXIETE
;
DEPRESSION
;
FACTEUR DE RISQUE
Note générale :
Encéphale (L'), 2004, 30, (2), 141-146
Note de contenu :
tabl.
Résumé :
FRANÇAIS :
L'objectif de cet article est d'étudier les relations entre les symptomatologies anxieuse et dépressive, la symptomatologie de la personnalité limite et la consommation et la dépendance au cannabis chez l'adolescent et le jeune adulte ; 212 adolescents et jeunes adultes ont rempli un questionnaire sur la fréquence de consommation, un question- naire de dépendance dérivé du MINI (Mini International Neuropsychiatric Interview) et des questionnaires mesurant les symptomatologies anxieuse, dépressive et limite, la CES- D (Center for Epidemioiogical Studies-Depression scale), la STAI-YA (Échelle d'anxiété-étaf de Spielberger) et le BPI (Inventaire de personnalité limite). Parmi les 212 sujets, 114 (54 %) étaient des consommateurs (45,3 °/ des filles, 66,6 des garçons). Les analyses de régression prédisant la fréquence de la consommation ont montré que la symptomatologie limite était le seul prédicteur significatif. La dépendance était prédite par la fréquence de la consommation et la symptomatologie limite. Le fait qu'une proportion élevée des sujets soient des consommateurs quotidiens ou pluriquotidiens est un facteur de confusion maintenant inévitable dans les études épidémiologiques du fait de l'augmentation de la fréquence de consommation : une proportion élevée de sujets étaient probablement sous les effets d'une prise lors de la passation des questionnaires, ce qui a pu contribuer à masquer une symptomatologie chronique anxieuse ou dépressive. Les analyses de régression montrent principalement une forte liaison entre la symptomatologie limite et la fréquence de consommation et la dépendance au cannabis. Ce résultat peut être lié au fait que les effets aigus et chroniques du cannabis se combinent pour exacerber la symptomatologie limite, alors que les effets aigus et chroniques du cannabis sur I'humeur qui peuvent être inverses obscurcissent les relations entre symptomatologie anxieuse et dépressive et cannabis. La symptomatologie limite paraît fortement liée à la consommation et à la dépendance au cannabis. Les traits de personnalité limite même à un niveau subclinique représentent probablement un facteur de risque qui apparaît plus important que l'intensité de la symptomatologie anxieuse et dépressive qui peut être masquée par l'effet aigu du produit. (A partir du résumé de la revue)
L'objectif de cet article est d'étudier les relations entre les symptomatologies anxieuse et dépressive, la symptomatologie de la personnalité limite et la consommation et la dépendance au cannabis chez l'adolescent et le jeune adulte ; 212 adolescents et jeunes adultes ont rempli un questionnaire sur la fréquence de consommation, un question- naire de dépendance dérivé du MINI (Mini International Neuropsychiatric Interview) et des questionnaires mesurant les symptomatologies anxieuse, dépressive et limite, la CES- D (Center for Epidemioiogical Studies-Depression scale), la STAI-YA (Échelle d'anxiété-étaf de Spielberger) et le BPI (Inventaire de personnalité limite). Parmi les 212 sujets, 114 (54 %) étaient des consommateurs (45,3 °/ des filles, 66,6 des garçons). Les analyses de régression prédisant la fréquence de la consommation ont montré que la symptomatologie limite était le seul prédicteur significatif. La dépendance était prédite par la fréquence de la consommation et la symptomatologie limite. Le fait qu'une proportion élevée des sujets soient des consommateurs quotidiens ou pluriquotidiens est un facteur de confusion maintenant inévitable dans les études épidémiologiques du fait de l'augmentation de la fréquence de consommation : une proportion élevée de sujets étaient probablement sous les effets d'une prise lors de la passation des questionnaires, ce qui a pu contribuer à masquer une symptomatologie chronique anxieuse ou dépressive. Les analyses de régression montrent principalement une forte liaison entre la symptomatologie limite et la fréquence de consommation et la dépendance au cannabis. Ce résultat peut être lié au fait que les effets aigus et chroniques du cannabis se combinent pour exacerber la symptomatologie limite, alors que les effets aigus et chroniques du cannabis sur I'humeur qui peuvent être inverses obscurcissent les relations entre symptomatologie anxieuse et dépressive et cannabis. La symptomatologie limite paraît fortement liée à la consommation et à la dépendance au cannabis. Les traits de personnalité limite même à un niveau subclinique représentent probablement un facteur de risque qui apparaît plus important que l'intensité de la symptomatologie anxieuse et dépressive qui peut être masquée par l'effet aigu du produit. (A partir du résumé de la revue)
Affiliation :
Ctre Etudes Recherche Psychopathologie, Univ. Toulouse Le Mirail, 5 Allées Machado, 31058 Toulouse
France. France.
France. France.
Historique