Article de Périodique
Consommations de substances psychoactives et degré de gravité du crime (2004)
(Psychoactive substances use and seriousness of the crimes committed by the users)
Auteur(s) :
SUN, F. ;
COUSINEAU, M. M. ;
BROCHU, S. ;
WHITE, N. D.
Année
2004
Page(s) :
1-26
Langue(s) :
Français
Refs biblio. :
43
Domaine :
Plusieurs produits / Several products
Thésaurus mots-clés
CONSOMMATION
;
CRIME
;
DEPENDANCE
;
ALCOOL
;
PRODUIT ILLICITE
;
QUESTIONNAIRE
;
ETIOLOGIE
Thésaurus géographique
CANADA
Note générale :
Revue Canadienne de Criminologie et de Justice Pénale, 2004, 46(1), 1-26
Résumé :
Cet article vise à saisir les liens entre la consommation de substances psychoactives et la gravité du crime. Trois aspects sont plus spécialement étudiés : la gravité du crime en lien avec 1) les types de substances consommées, 2) l'intensité de la consommation, et 3) la dépendance ou non du consommateur à la substance consommée. La gravité du crime est basée sur le crime le plus grave pour lequel la sentence a été prononcée. L'étude s'effectue à partir d'une banque de données du Service correctionnel du Canada comptant 8211 individus ayant répondu au Questionnaire informatisé sur le mode de vie (QIMV) entre 1993 et 1995 lors de leur admission initiale en pénitencier.
L'étude montre que les consommateurs d'alcool ont commis des crimes plus graves que les consommateurs d'autres types de substances et que les non-consommateurs le jour du crime. Les consommateurs de drogues illicites ont pour leur part commis des crimes moins graves que les autres types de consommateurs et que les non-consommateurs. Le changement de l'intensité de la consommation semble avoir peu d'effets sur la gravité du crime. Toutefois, les usagers de drogues illicites qui ont consommé plus que d'habitude le jour du crime ont commis des crimes significativement plus graves que les autres. Quant aux analyses sur la dépendance, seule une relation, linéaire, entre le niveau de dépendance à l'alcool et la gravité du crime s'est avérée significative. (Résumé d'auteur.)
L'étude montre que les consommateurs d'alcool ont commis des crimes plus graves que les consommateurs d'autres types de substances et que les non-consommateurs le jour du crime. Les consommateurs de drogues illicites ont pour leur part commis des crimes moins graves que les autres types de consommateurs et que les non-consommateurs. Le changement de l'intensité de la consommation semble avoir peu d'effets sur la gravité du crime. Toutefois, les usagers de drogues illicites qui ont consommé plus que d'habitude le jour du crime ont commis des crimes significativement plus graves que les autres. Quant aux analyses sur la dépendance, seule une relation, linéaire, entre le niveau de dépendance à l'alcool et la gravité du crime s'est avérée significative. (Résumé d'auteur.)
Affiliation :
Ctre Int. de Criminologie Comparée, Univ. Montréal, Canada
Historique