Thèse, mémoire
"Cannabis et hétérosensibilisation aux autres substances psychoactives"
(Cannabis and heterosensitization to others psychoactive substances)
Auteur(s) :
OUDIN, A.
Année
2004
Page(s) :
149 p.
Langue(s) :
Français
Refs biblio. :
341
Domaine :
Drogues illicites / Illicit drugs
Discipline :
PRO (Produits, mode d'action, méthode de dépistage / Substances, action mode, screening methods)
Thésaurus mots-clés
CANNABIS
;
PSYCHOTROPES
;
POLYCONSOMMATION
;
FACTEUR DE RISQUE
;
BIOSENSIBILISATION
;
COCAINE
Note générale :
Thèse de Pharmacie, Univ. François Rabelais, UFR Sc. Pharm. Tours P. Maupas, 2004, 149 p., fig., tabl., ill.
Note de contenu :
fig. ; tabl. ; ill.
Résumé :
FRANÇAIS :
Le cannabis est utilisé depuis des millénaires à des fins recréationnelles et thérapeutiques. Les nombreux effets de son constituant principal, le 9-tétrahydrocannabinol ou 9-THC, ont fait l'objet de nombreuses recherches ces dernières années. Sa consommation croissante mais surtout son association fréquente avec d'autres "drogues", dans le sens de substances psychoactives (SPA), tendent à supposer que la prise chronique de cannabis pourrait conduire ou prédisposer à la consommation voire à l'abus d'autres SPA. Les homologies entre l'héroïne et le 9-THC semblent être significatives quant à la relation entre le degré et la fréquence de futilisation du cannabis et la probabilité d'auto-administration de l'héroïne. Le cannabis et la cocaïne présentent très peu de caractéristiques neurochimiques communes, voire des effets opposés : on ne peut donc conclure à une hétérosensibilisation du cannabis vis-à-vis de la cocaïne, malgré la prévalence élevée de la consommation concomitante de ces deux SPA. Les diverses altérations neurobiologiques et comportementales induites par le 9-THC et l'alcool sont très similaires : une sensibilisation du cannabis à l'éthanol semble donc plausible. La nicotine facilite les réponses pharmacologiques ainsi que les effets psychiques et physiques du 9-THC, et inversement : la présence de ces deux SPA dans iles préparations consommée peut ainsi augmenter leur risque d'abus. Les benzodiazépines partagent avec le cannabis un effet anxiolytique de même qu'une action par le biais d'un neuromédiateur commun ; du fait de l'implication des récepteurs aux benzodiazépines seuls dans les réponses pharmacologiques de ces deux SPA, il semble que le 9-THC ait le pouvoir de sensibiliser ces récepteurs. L'ecstasy, dérivée des amphétamines, pourrait faire l'objet d'une sensibilisation par le cannabis ; cependant, son groupement méthylènedioxy ainsi que le peu d'études neurochimiques la comparant avec le 9-THC, ne nous permettent pas actuellement de conclure. D'autres études plus approfondies seraient nécessaires afin de pouvoir situer la place du cannabis comme "porte d'entrée" vers la consommation d'autres SPA. (Résumé d'auteur.)
Le cannabis est utilisé depuis des millénaires à des fins recréationnelles et thérapeutiques. Les nombreux effets de son constituant principal, le 9-tétrahydrocannabinol ou 9-THC, ont fait l'objet de nombreuses recherches ces dernières années. Sa consommation croissante mais surtout son association fréquente avec d'autres "drogues", dans le sens de substances psychoactives (SPA), tendent à supposer que la prise chronique de cannabis pourrait conduire ou prédisposer à la consommation voire à l'abus d'autres SPA. Les homologies entre l'héroïne et le 9-THC semblent être significatives quant à la relation entre le degré et la fréquence de futilisation du cannabis et la probabilité d'auto-administration de l'héroïne. Le cannabis et la cocaïne présentent très peu de caractéristiques neurochimiques communes, voire des effets opposés : on ne peut donc conclure à une hétérosensibilisation du cannabis vis-à-vis de la cocaïne, malgré la prévalence élevée de la consommation concomitante de ces deux SPA. Les diverses altérations neurobiologiques et comportementales induites par le 9-THC et l'alcool sont très similaires : une sensibilisation du cannabis à l'éthanol semble donc plausible. La nicotine facilite les réponses pharmacologiques ainsi que les effets psychiques et physiques du 9-THC, et inversement : la présence de ces deux SPA dans iles préparations consommée peut ainsi augmenter leur risque d'abus. Les benzodiazépines partagent avec le cannabis un effet anxiolytique de même qu'une action par le biais d'un neuromédiateur commun ; du fait de l'implication des récepteurs aux benzodiazépines seuls dans les réponses pharmacologiques de ces deux SPA, il semble que le 9-THC ait le pouvoir de sensibiliser ces récepteurs. L'ecstasy, dérivée des amphétamines, pourrait faire l'objet d'une sensibilisation par le cannabis ; cependant, son groupement méthylènedioxy ainsi que le peu d'études neurochimiques la comparant avec le 9-THC, ne nous permettent pas actuellement de conclure. D'autres études plus approfondies seraient nécessaires afin de pouvoir situer la place du cannabis comme "porte d'entrée" vers la consommation d'autres SPA. (Résumé d'auteur.)
Affiliation :
France. France.
Historique