Thèse, mémoire
Agressions sexuelles après soumission chimique. Expérience des urgences médico-judiciaires du Centre Hospitalier Universitaire Jean-Verdier en Seine Saint-Denis. Etude des patients examinés de 2001 à 2003
(Chemical soumission sexual assault. Experiences in the service of medical and legal emergencies, in the Centre Hospitalier Universitaire Jean-Verdier in Seine Saint-Denis area (France). 2001-2003 patient's study))
Auteur(s) :
BEN CHAABANE, D.
Année
2004
Page(s) :
185 p.
Langue(s) :
Français
Refs biblio. :
80
Domaine :
Autres substances / Other substances
Thésaurus géographique
FRANCE
Thésaurus mots-clés
SOUMISSION CHIMIQUE
;
ABUS SEXUEL
;
GHB
;
URGENCE
;
HOSPITALISATION
;
MEDECINE LEGALE
;
TOXICOLOGIE
;
CANNABIS
;
POLYCONSOMMATION
;
PRISE EN CHARGE
Note générale :
Thèse de Doctorat de Médecine, N°21, Université Paris 13, Fac. Méd. de Bobigny, 2004, 185 p., ann.
Note de contenu :
ann.
Résumé :
FRANÇAIS :
Notre étude analyse 40 dossiers d'agressions sexuelles après soumission chimique de victimes examinées de janvier 2001 à décembre 2003 aux urgences médico-judiciaires de J. Verdier à Bondy (93). Elle met en évidence que les victimes sont le plus souvent de jeunes adultes de sexe féminin (92%) ; l'agresseur est souvent un homme seul; l'amnésie est fréquente (62,5%) ; le délai de consultation des victimes est influencé par l'âge des victimes, la connaissance qu'elles ont ou non de leur agresseur, les menaces et violences subies ou pas et l'existence ou non de lésions génitales. L'agression sexuelle est fréquemment un viol avec pénétration sexuelle (65%) ayant lieu au domicile de l'agresseur, de la victime ou dans une voiture. La recherche de toxiques urinaires par immunochimie reste utile puisqu'elle permet la détection de toxiques ou de stupéfiants dans plus de 50% des dossiers. Elle reste limitée à un éventail restreint de toxiques. Les techniques de détection par chromatographie restent les références pour la recherche de toxiques. Le cannabis semble avoir une place importante parmi les toxiques employés. Il apparaît nécessaire d'informer le public et le corps médical sur ce mode d'agressions sexuelles qui constitue une urgence médico-légale afin d'améliorer la prise en charge des victimes. (Résumé d'auteur.)
Notre étude analyse 40 dossiers d'agressions sexuelles après soumission chimique de victimes examinées de janvier 2001 à décembre 2003 aux urgences médico-judiciaires de J. Verdier à Bondy (93). Elle met en évidence que les victimes sont le plus souvent de jeunes adultes de sexe féminin (92%) ; l'agresseur est souvent un homme seul; l'amnésie est fréquente (62,5%) ; le délai de consultation des victimes est influencé par l'âge des victimes, la connaissance qu'elles ont ou non de leur agresseur, les menaces et violences subies ou pas et l'existence ou non de lésions génitales. L'agression sexuelle est fréquemment un viol avec pénétration sexuelle (65%) ayant lieu au domicile de l'agresseur, de la victime ou dans une voiture. La recherche de toxiques urinaires par immunochimie reste utile puisqu'elle permet la détection de toxiques ou de stupéfiants dans plus de 50% des dossiers. Elle reste limitée à un éventail restreint de toxiques. Les techniques de détection par chromatographie restent les références pour la recherche de toxiques. Le cannabis semble avoir une place importante parmi les toxiques employés. Il apparaît nécessaire d'informer le public et le corps médical sur ce mode d'agressions sexuelles qui constitue une urgence médico-légale afin d'améliorer la prise en charge des victimes. (Résumé d'auteur.)
Affiliation :
France. France.
Historique