Périodique
Alcoolo-dépendance et troubles dépressifs au décours d'une dépendance opiacée
(Alcohol addiction and depressive Alcoolo-dependence and disorders with the waning of an opiated dependence.)
Auteur(s) :
DERVAUX, A.
Année
2005
Page(s) :
S45-S46
Langue(s) :
Français
Domaine :
Alcool / Alcohol
Thésaurus mots-clés
ALCOOL
;
OPIACES
;
DEPENDANCE
;
SEVRAGE
;
DEPRESSION
;
HOSPITALISATION
;
ETUDE DE CAS
;
FACTEUR DE VULNERABILITE
Note générale :
Encéphale (L'), 2005, 31, (cahier 2), S45-S46
Résumé :
FRANÇAIS :
La sévérité de l'alcoolodépendance de Mr A. conduit à choisir un sevrage en hospitalisation et non pas en ambulatoire. Il n'en reste pas moins vrai qu'une telle hospitalisation doit être préparée: tout au moins pour tenter d'éviter une décision trop hâtive conduisant à une non moins hâtive décision de quitter l'hôpital de manière prématurée ! Ce cas clinique illustre une donnée bien connue : le premier traitement des symptômes dépressifs de l'alcoolique est le sevrage qui suffit généralement à faire rétrocéder immédiatement l'esprit dépressif. Ceci n'exclut pas la survenue quelques semaines plus tard de manifestations à type d'apathie, fatigue, perte d'intérêt. Syndrome amotivationnel post sevrage ou dépression, ceci justifie au contraire une aide chimiothérapique, de préférence à l'aide d'un médicament désinhibiteur ou antidépresseur de préférence stimulant. L'évolution d'une ancienne héroïnomanie à un alcoolisme illustre le fait que certains sujets ont une vulnérabilité aux pathologies addictives par-delà les propriétés psychotropes de la substance. Il va de soi que le soutien psychologique, l'aide à régler d'éventuelles difficultés sociales sont indispensables dans le cadre d'un suivi au long cours. Mr A. a jusqu'ici préservé une insertion professionnelle : ceci constitue un élément favorable. (Extrait du document.)
La sévérité de l'alcoolodépendance de Mr A. conduit à choisir un sevrage en hospitalisation et non pas en ambulatoire. Il n'en reste pas moins vrai qu'une telle hospitalisation doit être préparée: tout au moins pour tenter d'éviter une décision trop hâtive conduisant à une non moins hâtive décision de quitter l'hôpital de manière prématurée ! Ce cas clinique illustre une donnée bien connue : le premier traitement des symptômes dépressifs de l'alcoolique est le sevrage qui suffit généralement à faire rétrocéder immédiatement l'esprit dépressif. Ceci n'exclut pas la survenue quelques semaines plus tard de manifestations à type d'apathie, fatigue, perte d'intérêt. Syndrome amotivationnel post sevrage ou dépression, ceci justifie au contraire une aide chimiothérapique, de préférence à l'aide d'un médicament désinhibiteur ou antidépresseur de préférence stimulant. L'évolution d'une ancienne héroïnomanie à un alcoolisme illustre le fait que certains sujets ont une vulnérabilité aux pathologies addictives par-delà les propriétés psychotropes de la substance. Il va de soi que le soutien psychologique, l'aide à régler d'éventuelles difficultés sociales sont indispensables dans le cadre d'un suivi au long cours. Mr A. a jusqu'ici préservé une insertion professionnelle : ceci constitue un élément favorable. (Extrait du document.)
Affiliation :
Hôp. Ste-Anne, Serv. Pr Lôo et Olié, 7 R. Cabanis, 75014 Paris
France. France.
France. France.
Historique