Périodique
Maternal deprivation increases vulnerability to morphine dependence and disturbs the enkephalinergic system in adulthood
(Une privation de lien maternel augmente la vulnérabilité de dépendance à la morphine et perturbe le système enképhalinergique à l'âge adulte)
Auteur(s) :
VAZQUEZ V. ;
PENIT-SORIA, J. ;
DURAND, C. ;
BESSON, M. J. ;
GIROS, B. ;
DAUGE V.
Année
2005
Page(s) :
4453-4462
Langue(s) :
Anglais
Refs biblio. :
52
Domaine :
Drogues illicites / Illicit drugs
Discipline :
PRO (Produits, mode d'action, méthode de dépistage / Substances, action mode, screening methods)
Thésaurus mots-clés
NEUROBIOLOGIE
;
MORPHINE
;
CERVEAU
;
FACTEUR DE VULNERABILITE
;
RELATION MERE ENFANT
;
SEPARATION
;
DEPENDANCE
;
ANIMAL
;
ENKEPHALINES
;
RECEPTEUR
Note générale :
The Journal of Neuroscience, 2005, 25, (18), 4453-4462
Note de contenu :
tabl. ; fig.
Résumé :
FRANÇAIS :
Les travaux des auteurs rapportés ici renforcent l'hypothèse selon laquelle une perturbation du lien maternel entraîne également chez l'homme un dysfonctionnement cérébral durable et une vulnérabilité à certaines drogues. Chez l'homme, l'exposition postnatale à un environnement stressant, tel qu'un manque de soins, peut favoriser l'émergence de troubles du comportement à l'âge adulte. Il est acquis que des perturbations relationnelles importantes entre la mère et le nouveau-né (longue séparation dès les premiers jours de la vie, manque de soins, affect négatif de la mère) augmentent le risque de survenue de troubles comportementaux ou anxieux, syndromes dépressifs ou encore conduites addictives. Ce postulat selon lequel la relation maternelle revêt dans toutes les espèces une importance fondamentale dans le bon développement de la progéniture a permis d'établir dans les années 60 des modèles animaux et notamment murins de séparation mère/nouveau-né. La séparation survenant à un stade crucial du développement neuronal, ce stress précoce et ce manque de soins sont donc susceptibles d'engendrer un dysfonctionnement cérébral durable. Ces modèles permettent de mieux comprendre, chez l'homme, les conséquences neurobiologiques et comportementales des conditions postnatales.
ENGLISH :
Maternal deprivation can trigger long-lasting molecular and cellular modifications in brain functions and might facilitate the appearance of pathogenic behaviors. This study focuses on the vulnerability to develop morphine dependence in adult rats that were separated from their mother and littermates for 3 h per day for 14 d after birth and examines the adaptive changes in the enkephalinergic pathways. Place-preference conditioning was observed with 2 mg/kg morphine in deprived rats, whereas 5 mg/kg morphine was necessary to induce conditioning in nondeprived animals. A prolonged morphine conditioning was shown in deprived rats. A strong increase in oral morphine self-administration behavior and preference was observed in deprived rats. Only a very slight increase in preference for sucrose solution, a more ethological reinforcer known to interact with the opioid system, was shown in deprived rats. These results indicate that this postnatal environment change leads to a hypersensitivity to the reinforcing properties of morphine and to the development of morphine dependence. A significant decrease in preproenkephalin mRNA expression was observed in the nucleus accumbens and the caudate-putamen nucleus of deprived rats. The basal extracellular levels of the Met-enkephalin-like immunoreactivity in the nucleus accumbens were significantly lower in deprived rats when compared with nondeprived animals, whereas no change in u-opioid receptor binding occurred. These results strongly support that maternal deprivation leads to a basal hypoactivity of the enkephalinergic system and hypersensitivity to morphine effects. Together, our results suggest that maternal deprivation in pups likely represents a risk factor for morphine dependence in adult rats. . (Author's abstract.)
Les travaux des auteurs rapportés ici renforcent l'hypothèse selon laquelle une perturbation du lien maternel entraîne également chez l'homme un dysfonctionnement cérébral durable et une vulnérabilité à certaines drogues. Chez l'homme, l'exposition postnatale à un environnement stressant, tel qu'un manque de soins, peut favoriser l'émergence de troubles du comportement à l'âge adulte. Il est acquis que des perturbations relationnelles importantes entre la mère et le nouveau-né (longue séparation dès les premiers jours de la vie, manque de soins, affect négatif de la mère) augmentent le risque de survenue de troubles comportementaux ou anxieux, syndromes dépressifs ou encore conduites addictives. Ce postulat selon lequel la relation maternelle revêt dans toutes les espèces une importance fondamentale dans le bon développement de la progéniture a permis d'établir dans les années 60 des modèles animaux et notamment murins de séparation mère/nouveau-né. La séparation survenant à un stade crucial du développement neuronal, ce stress précoce et ce manque de soins sont donc susceptibles d'engendrer un dysfonctionnement cérébral durable. Ces modèles permettent de mieux comprendre, chez l'homme, les conséquences neurobiologiques et comportementales des conditions postnatales.
ENGLISH :
Maternal deprivation can trigger long-lasting molecular and cellular modifications in brain functions and might facilitate the appearance of pathogenic behaviors. This study focuses on the vulnerability to develop morphine dependence in adult rats that were separated from their mother and littermates for 3 h per day for 14 d after birth and examines the adaptive changes in the enkephalinergic pathways. Place-preference conditioning was observed with 2 mg/kg morphine in deprived rats, whereas 5 mg/kg morphine was necessary to induce conditioning in nondeprived animals. A prolonged morphine conditioning was shown in deprived rats. A strong increase in oral morphine self-administration behavior and preference was observed in deprived rats. Only a very slight increase in preference for sucrose solution, a more ethological reinforcer known to interact with the opioid system, was shown in deprived rats. These results indicate that this postnatal environment change leads to a hypersensitivity to the reinforcing properties of morphine and to the development of morphine dependence. A significant decrease in preproenkephalin mRNA expression was observed in the nucleus accumbens and the caudate-putamen nucleus of deprived rats. The basal extracellular levels of the Met-enkephalin-like immunoreactivity in the nucleus accumbens were significantly lower in deprived rats when compared with nondeprived animals, whereas no change in u-opioid receptor binding occurred. These results strongly support that maternal deprivation leads to a basal hypoactivity of the enkephalinergic system and hypersensitivity to morphine effects. Together, our results suggest that maternal deprivation in pups likely represents a risk factor for morphine dependence in adult rats. . (Author's abstract.)
Affiliation :
Inserm, U.513, Lab. Neurobiol. Psychiat., Univ. Paris 12, Fac. Med., 94010 Créteil
France. France.
France. France.
Historique