Rapport
Epidémie de VIH / SIDA : activités préventives des médecins de premier recours en Suisse
(HIV/AIDS epidemic: preventive actions of practitioners in Switzerland)
Auteur(s) :
IUMSP (Institut Universitaire de Médecine Sociale et Préventive)
Année
2005
Page(s) :
8 p.
Langue(s) :
Français
Refs biblio. :
26
Domaine :
Plusieurs produits / Several products
Discipline :
MAL (Maladies infectieuses / Infectious diseases)
Thésaurus mots-clés
VIH
;
SIDA
;
PREVENTION
;
CONSEIL
;
MEDECIN
;
ENQUETE
;
PRATIQUE PROFESSIONNELLE
Thésaurus géographique
SUISSE
Résumé :
FRANÇAIS :
La relation patient-médecin offre un contexte particulièrement favorable à la diffusion de conseils préventifs personnalisés. La fréquence élevée des consultations enregistrées en Suisse contribue encore à augmenter le potentiel de cette rencontre. Fondé sur ces constats, l'Office fédéral de la santé publique (OFSP) accorde, depuis le début de l'épidémie, une importance centrale au rôle des médecins de premier recours dans sa stratégie de lutte contre le VIH/sida. Il s'efforce de soutenir et de dynamiser leur activité préventive. Cette activité préventive a été évaluée en 1990 et en 1995.
Une nouvelle évaluation a eu lieu en 2002. Elle permet de brosser un tableau évolutif de la situation et plus particulièrement de la manière dont les médecins installés en pratique privée perçoivent leur rôle dans l'épidémie, de décrire leurs activités préventives et de comparer ces dernières à celles observées en 1990 et 1995. En 2002, la plupart des médecins de premier recours suisses se perçoivent comme des acteurs importants de la prévention du VIH/sida. Aucun fléchissement n'est observé à ce sujet par rapport aux évaluations précédentes (1990 et 1995). En pratique et comme dans les périodes précédentes les médecins continuent cependant de privilégier des cibles telles que la consommation de tabac et d'alcool ou l'activité physique et demeurent encore trop en retrait par rapport à celles susceptibles de révéler d'éventuelles expositions au VIH. La moitié seulement entreprendraient une anamnèse sexuelle avec un jeune adulte. Les informations réunies en 2002 montrent au surplus que ce type d'investigation demeure fréquemment lacunaire. Ainsi, alors que la méthode de protection utilisée lors de relations sexuelles est fréquemment évoquée, d'autres thèmes le sont en revanche plus rarement même sils sont importants pour évaluer le risque d'exposition au VIH (orientation sexuelle, nombre de partenaires, pratiques). Par rapport à 1990, une nette amélioration est relevée chez les médecins suisses lorsqu'il s'agit de l'analyse du risque VIH à proprement parler. Dans ce cadre, ils portent désormais une attention accrue aux personnes et situations issues de la population générale telles que jeunes adultes, nouveaux patients, grossesses ou demandes de contraception. Un potentiel de prévention relativement important demeure toutefois inexploité. Il concerne plus particulièrement les jeunes adultes, les nouveaux patients et les migrants. Enfin, des lacunes subsistent en matière de pré-test counselling. Comme relevé ailleurs aussi celui-ci est encore loin de donner lieu à une évaluation systématique des connaissances du patient, à une appréciation des risques et à un conseil concernant les précautions à prendre. (Résumé d'auteur)
La relation patient-médecin offre un contexte particulièrement favorable à la diffusion de conseils préventifs personnalisés. La fréquence élevée des consultations enregistrées en Suisse contribue encore à augmenter le potentiel de cette rencontre. Fondé sur ces constats, l'Office fédéral de la santé publique (OFSP) accorde, depuis le début de l'épidémie, une importance centrale au rôle des médecins de premier recours dans sa stratégie de lutte contre le VIH/sida. Il s'efforce de soutenir et de dynamiser leur activité préventive. Cette activité préventive a été évaluée en 1990 et en 1995.
Une nouvelle évaluation a eu lieu en 2002. Elle permet de brosser un tableau évolutif de la situation et plus particulièrement de la manière dont les médecins installés en pratique privée perçoivent leur rôle dans l'épidémie, de décrire leurs activités préventives et de comparer ces dernières à celles observées en 1990 et 1995. En 2002, la plupart des médecins de premier recours suisses se perçoivent comme des acteurs importants de la prévention du VIH/sida. Aucun fléchissement n'est observé à ce sujet par rapport aux évaluations précédentes (1990 et 1995). En pratique et comme dans les périodes précédentes les médecins continuent cependant de privilégier des cibles telles que la consommation de tabac et d'alcool ou l'activité physique et demeurent encore trop en retrait par rapport à celles susceptibles de révéler d'éventuelles expositions au VIH. La moitié seulement entreprendraient une anamnèse sexuelle avec un jeune adulte. Les informations réunies en 2002 montrent au surplus que ce type d'investigation demeure fréquemment lacunaire. Ainsi, alors que la méthode de protection utilisée lors de relations sexuelles est fréquemment évoquée, d'autres thèmes le sont en revanche plus rarement même sils sont importants pour évaluer le risque d'exposition au VIH (orientation sexuelle, nombre de partenaires, pratiques). Par rapport à 1990, une nette amélioration est relevée chez les médecins suisses lorsqu'il s'agit de l'analyse du risque VIH à proprement parler. Dans ce cadre, ils portent désormais une attention accrue aux personnes et situations issues de la population générale telles que jeunes adultes, nouveaux patients, grossesses ou demandes de contraception. Un potentiel de prévention relativement important demeure toutefois inexploité. Il concerne plus particulièrement les jeunes adultes, les nouveaux patients et les migrants. Enfin, des lacunes subsistent en matière de pré-test counselling. Comme relevé ailleurs aussi celui-ci est encore loin de donner lieu à une évaluation systématique des connaissances du patient, à une appréciation des risques et à un conseil concernant les précautions à prendre. (Résumé d'auteur)
Affiliation :
Suisse. Switzerland.
Historique