Article de Périodique
Clonazepam, bromazepam and zolpidem in hair of victims of drug facilitated crimes: quantitative analysis by LC-MS/MS and correlation with self-report (2005)
(Clonazépam, bromazépam et zolpidem dans les cheveux de victimes de soumission chimique : analyse quantitative par LC-MS/MS et relation dose-concentration.)
Auteur(s) :
CHEZE, M. ;
DEVEAUX, M. ;
LENOAN, A. ;
PEPIN, G.
Année
2005
Page(s) :
269-273
Langue(s) :
Anglais
Refs biblio. :
18
Domaine :
Autres substances / Other substances
Discipline :
PRO (Produits, mode d'action, méthode de dépistage / Substances, action mode, screening methods)
Thésaurus mots-clés
ABUS SEXUEL
;
SOUMISSION CHIMIQUE
;
HYPNOTIQUES
;
BENZODIAZEPINES
;
MESURES QUANTITATIVES
;
PHANERES
;
METHODE
;
TOXICOLOGIE
Note générale :
Annales de Toxicologie Analytique, 2005, 17, (4), 269-273
Résumé :
FRANÇAIS :
Depuis environ trois années nous avons analysé, sur Paris et trois zones de banlieue, des prélèvements biologiques de victimes de viol ou de vol pour lesquelles une soumission chimique était suspectée. Une précédente étude publiée montrait que sur 23 cas de soumission chimique avérée, de juin 2003 à mai 2004, les prévalences du zolpidem, du clonazépam et du bromazépam étaient les plus élevées, suivies par d'autres benzodiazépines, hypnotiques ou stupéfiants illicites. Nos récentes statistiques de juin 2004 à octobre 2005 sur 68 cas avérés, montraient la même prévalence. Le but de cette étude était donc d'établir, dans la mesure du possible, une relation dose-concentration dans les cheveux pour le zolpidem, le clonazépam (7-NH2-clonazépam) et le bromazépam, afin d'interpréter les concentrations retrouvées dans les cas de soumission chimique. Des segments de 2 cm étaient utilisés pour les analyses (~ 2 mois). Une éventuelle différentiation selon la couleur ne pouvait être établie devant le faible nombre de cas. Les courbes de calibration (1-100 pg/mg) étaient préparées par ajout de quantités connues sur des aliquotes de matrice vierge. Les courbes étaient linéaires : r2= 0,9844; 0,9998 et 0,9997 pour le 7-NH2-clonazepam, le bromazepam et le zolpidem, respectivement. Les LOD étaient de 0,2; 0,2 et 0,5 pg/mg. L'analyse segmentaire des cheveux de volontaires sains, de patients et de certaines victimes nous permettait d'établir une relation dose-concentration, fonction des déclarations de chacun. Nous avons ainsi pu mesurer des concentrations (en pg/mg) dans les phanères pour des doses uniques de 1/2 à 2 comprimés de 2 à 12 (n=6) en 7-NH2-clonazépam, de 2,8 à 12 (n=6) en bromazépam et de 1,2 à 19 (n=15) en zolpidem ; elle étaient pour plusieurs comprimés de 14 à 90 (n=6), 22 à 86 (n=14) et 34,5 à 217 (n=15) respectivement ; et pour un traitement quotidien faible à fort, de 31 à 418 (n=14), 47 à 6293 (n=14) et 354 à 926 (n=12) respectivement. Quelques cas d'empoisonnements montraient des concentrations de 371 (n=1) en 7-NH2-clonazépam et de 121 à 665 (n=2) en bromazépam. Un cas de toxicomanie au zolpidem (10-30 cp/jour) montrait des concentrations selon les segments de 2534 à 9197 pg/mg. Nos concentrations en bromazépam et 7-NH2- clonazépam précédemment publiées n'étaient pas inclues, celles-ci ayant été déterminées sur des segments de 1 cm de cheveux broyés. Nos résultats sont en accord avec les quelques cas précédemment publiés. (Résumé d'auteur)
ENGLISH:
Over a three-year period in the city of Paris and three suburbs, we tested biological specimens in victims of sexual assaults or robbery in which psychoactive substances were suspected of being involved. A previous published study from June 2003 to May 2004 indicated that for 23 real drug-facilitated crimes (DFC) the prevalence of zolpidem, clonazepam and bromazepam were high, followed by other benzodiazepines and hypnotics or illicit drugs. Our new statistics from June 2004 to October 2005 on 68 real DFC cases, showed the same prevalence. The aim of this work was then to assess, as far as possible, the relationship between doses and concentrations of zolpidem, clonazepam (7-NH2-clonazepam) and bromazepam in hair, according to self-reported intake, for the interpretation of concentrations found in cases of DFC. Hair samples were from victims, healthy volunteers and patients and were collected 4 to 8 weeks after the intake. Two centimeters hair segments were used for experiment (~ 2 months). Not enough positive samples were available to make a differentiation according to hair color. Standard curves (1-100 pg/mg) were prepared by spiking aliquots of blank hair and had r2= 0.9844, 0.9998 and 0.9997 for 7-NH2-clonazepam, bromazepam and zolpidem, respectively. LOD were 0.2, 0.2 and 0.5 pg/mg respectively. Hair analyses of victims, healthy volunteers and patients allowed us to establish the following dose-concentration correlations. Concentrations measured (pg/mg) were: for single intake of 1/2 - 2 tablets: 2-12 (n=6) for 7-NH2-clonazepam, 2.8-12 (n=6) for bromazepam and 1.2-19 (n=15) for zolpidem; for several tablets: 14-90 (n=6), 22-86 (n=14) and 34.5-217 (n=15) respectively; for daily treatment (light to heavy): 31-418 (n=14), 47-6293 (n=14) and 354-926 (n=12). Some cases of non lethal poisoning showed the following concentrations (pg/mg): 371 (n=1) for 7-NH2- clonazepam and 121-665 (n=2) for bromazepam. One case of addiction to zolpidem (10-30 tab/day) showed concentrations ranging from 2534 to 9197 pg/mg depending on the hair segment. We havent included our previously published data for bromazepam and 7-NH2-clonazepam since the segment length was different (1-cm) and hair was powdered before extraction. Our new results are consistent with the few cases previously published. (Author' s abstract)
Depuis environ trois années nous avons analysé, sur Paris et trois zones de banlieue, des prélèvements biologiques de victimes de viol ou de vol pour lesquelles une soumission chimique était suspectée. Une précédente étude publiée montrait que sur 23 cas de soumission chimique avérée, de juin 2003 à mai 2004, les prévalences du zolpidem, du clonazépam et du bromazépam étaient les plus élevées, suivies par d'autres benzodiazépines, hypnotiques ou stupéfiants illicites. Nos récentes statistiques de juin 2004 à octobre 2005 sur 68 cas avérés, montraient la même prévalence. Le but de cette étude était donc d'établir, dans la mesure du possible, une relation dose-concentration dans les cheveux pour le zolpidem, le clonazépam (7-NH2-clonazépam) et le bromazépam, afin d'interpréter les concentrations retrouvées dans les cas de soumission chimique. Des segments de 2 cm étaient utilisés pour les analyses (~ 2 mois). Une éventuelle différentiation selon la couleur ne pouvait être établie devant le faible nombre de cas. Les courbes de calibration (1-100 pg/mg) étaient préparées par ajout de quantités connues sur des aliquotes de matrice vierge. Les courbes étaient linéaires : r2= 0,9844; 0,9998 et 0,9997 pour le 7-NH2-clonazepam, le bromazepam et le zolpidem, respectivement. Les LOD étaient de 0,2; 0,2 et 0,5 pg/mg. L'analyse segmentaire des cheveux de volontaires sains, de patients et de certaines victimes nous permettait d'établir une relation dose-concentration, fonction des déclarations de chacun. Nous avons ainsi pu mesurer des concentrations (en pg/mg) dans les phanères pour des doses uniques de 1/2 à 2 comprimés de 2 à 12 (n=6) en 7-NH2-clonazépam, de 2,8 à 12 (n=6) en bromazépam et de 1,2 à 19 (n=15) en zolpidem ; elle étaient pour plusieurs comprimés de 14 à 90 (n=6), 22 à 86 (n=14) et 34,5 à 217 (n=15) respectivement ; et pour un traitement quotidien faible à fort, de 31 à 418 (n=14), 47 à 6293 (n=14) et 354 à 926 (n=12) respectivement. Quelques cas d'empoisonnements montraient des concentrations de 371 (n=1) en 7-NH2-clonazépam et de 121 à 665 (n=2) en bromazépam. Un cas de toxicomanie au zolpidem (10-30 cp/jour) montrait des concentrations selon les segments de 2534 à 9197 pg/mg. Nos concentrations en bromazépam et 7-NH2- clonazépam précédemment publiées n'étaient pas inclues, celles-ci ayant été déterminées sur des segments de 1 cm de cheveux broyés. Nos résultats sont en accord avec les quelques cas précédemment publiés. (Résumé d'auteur)
ENGLISH:
Over a three-year period in the city of Paris and three suburbs, we tested biological specimens in victims of sexual assaults or robbery in which psychoactive substances were suspected of being involved. A previous published study from June 2003 to May 2004 indicated that for 23 real drug-facilitated crimes (DFC) the prevalence of zolpidem, clonazepam and bromazepam were high, followed by other benzodiazepines and hypnotics or illicit drugs. Our new statistics from June 2004 to October 2005 on 68 real DFC cases, showed the same prevalence. The aim of this work was then to assess, as far as possible, the relationship between doses and concentrations of zolpidem, clonazepam (7-NH2-clonazepam) and bromazepam in hair, according to self-reported intake, for the interpretation of concentrations found in cases of DFC. Hair samples were from victims, healthy volunteers and patients and were collected 4 to 8 weeks after the intake. Two centimeters hair segments were used for experiment (~ 2 months). Not enough positive samples were available to make a differentiation according to hair color. Standard curves (1-100 pg/mg) were prepared by spiking aliquots of blank hair and had r2= 0.9844, 0.9998 and 0.9997 for 7-NH2-clonazepam, bromazepam and zolpidem, respectively. LOD were 0.2, 0.2 and 0.5 pg/mg respectively. Hair analyses of victims, healthy volunteers and patients allowed us to establish the following dose-concentration correlations. Concentrations measured (pg/mg) were: for single intake of 1/2 - 2 tablets: 2-12 (n=6) for 7-NH2-clonazepam, 2.8-12 (n=6) for bromazepam and 1.2-19 (n=15) for zolpidem; for several tablets: 14-90 (n=6), 22-86 (n=14) and 34.5-217 (n=15) respectively; for daily treatment (light to heavy): 31-418 (n=14), 47-6293 (n=14) and 354-926 (n=12). Some cases of non lethal poisoning showed the following concentrations (pg/mg): 371 (n=1) for 7-NH2- clonazepam and 121-665 (n=2) for bromazepam. One case of addiction to zolpidem (10-30 tab/day) showed concentrations ranging from 2534 to 9197 pg/mg depending on the hair segment. We havent included our previously published data for bromazepam and 7-NH2-clonazepam since the segment length was different (1-cm) and hair was powdered before extraction. Our new results are consistent with the few cases previously published. (Author' s abstract)
Affiliation :
Laboratoire TOXLAB, 7 Rue Jacques Cartier 75018 Paris.
France. France.
France. France.
Historique