Périodique
Les addictions, un objet spécifique de la prévention
(Addictions, a specific object of prevention)
Auteur(s) :
MOREL, A.
Année
2006
Page(s) :
14-29
Langue(s) :
Français
Domaine :
Plusieurs produits / Several products
Thésaurus mots-clés
ADDICTION
;
DEPENDANCE
;
PREVENTION
;
PLAISIR
;
PSYCHOTROPES
;
MILIEU SOCIOCULTUREL
;
CONCEPT
Note générale :
Cahiers de Prospective Jeunesse (Les), 2006, 11, (39, dossier "dépendances : assuétudes, addictions, toxicomanies ?"), 14-29
Résumé :
FRANÇAIS :
La prévention conventionnelle comporte plusieurs impasses qui sont à l'origine de ses échecs. Elle se concentre sur le produit en tant que facteur de dangers et, surtout, elle ne prend pas en considération le besoin de mieux être que recouvrent les consommations de substances psychoactives. Ce malentendu entache fondamentalement cette prévention, notamment envers les jeunes : la consommation des substances psychoactives, quelles qu'elles soient, répond avant tout à une recherche de satisfactions. Celle-ci est un besoin constant chez les hommes, mais n'est pas toujours reconnue comme tel, tant les activités qui y sont liées se trouvent au cur de la question morale : jusqu'où est-il acceptable d'aller ? Une question de choix individuel, mais un choix culturellement et socialement fortement déterminé. Les consommations de substances psychoactives sont aujourd'hui constitutives du champ de l'expérience des individus, particulièrement à l'adolescence. Une expérience à borner et à limiter bien sûr, à accompagner surtout pour qu'elle prenne sens. L'auteur propose un modèle addictologique global permettant d'intégrer les dangers comme les plaisirs que comportent les drogues. Il propose aussi des voies de développement d'une prévention qui s'inscrivent dans la culture et au plus près de l'expérience individuelle. (Résumé de la revue.)
La prévention conventionnelle comporte plusieurs impasses qui sont à l'origine de ses échecs. Elle se concentre sur le produit en tant que facteur de dangers et, surtout, elle ne prend pas en considération le besoin de mieux être que recouvrent les consommations de substances psychoactives. Ce malentendu entache fondamentalement cette prévention, notamment envers les jeunes : la consommation des substances psychoactives, quelles qu'elles soient, répond avant tout à une recherche de satisfactions. Celle-ci est un besoin constant chez les hommes, mais n'est pas toujours reconnue comme tel, tant les activités qui y sont liées se trouvent au cur de la question morale : jusqu'où est-il acceptable d'aller ? Une question de choix individuel, mais un choix culturellement et socialement fortement déterminé. Les consommations de substances psychoactives sont aujourd'hui constitutives du champ de l'expérience des individus, particulièrement à l'adolescence. Une expérience à borner et à limiter bien sûr, à accompagner surtout pour qu'elle prenne sens. L'auteur propose un modèle addictologique global permettant d'intégrer les dangers comme les plaisirs que comportent les drogues. Il propose aussi des voies de développement d'une prévention qui s'inscrivent dans la culture et au plus près de l'expérience individuelle. (Résumé de la revue.)
Affiliation :
Fédération Française d'Addictologie
France. France.
France. France.
Historique