Périodique
La consommation de drogues toxicomanogènes: une distribution normale logarithmique
(The consumption of addictive drugs: a normal logarithmic distribution)
Auteur(s) :
NAHAS, G.
Année
1985
Langue(s) :
Français
ISBN :
0010-5309
Refs biblio. :
17
Domaine :
Drogues illicites / Illicit drugs
Discipline :
EPI (Epidémiologie / Epidemiology)
Note générale :
Concours Médical (Le), 1985, 107, (20), 1993-1997
Résumé :
FRANÇAIS :
LEDERMANN fut le premier à étudier, en 1956, la fréquence de la distribution d'alcool dans la population de consommateurs en France. Cette distribution était conforme à la loi normale logarithmique. Dans cette étude, l'auteur utilise la même méthode d'analyse pour étudier la fréquence de l'usage d'autres drogues toxicomanogènes dans des pays où ces stupéfiants sont banalisés et librement accessibles. Les études comparées d'AIKEN et LANCE, de DELINT et SCHMIDT avec celle de LEDERMANN démontrent que la distribution de la consommation d' alcool présente une distribution normale logarithmique. La fréquence de la consommation de cannabis parmi les lycéens américains, français et canadiens présente également cette même distribution. D'autres études ou enquêtes, faites au Pérou ou en Jamaïque sur la consommation de cannabis, de feuilles de coca ou des opiacés, présentent cette même distribution logarithmique. D'autre part, plus l'effet psychopharmacologique de la drogue est puissant, plus sa consommation excessive affectera un pourcentage élévé de consommateurs. On peut ainsi estimer qu'une "dose intoxicante quasi journalière" est consommée par 5 à 7 % des consommateurs d'alcool, par 20 à 50 % des consommateurs de cannabis et par 90 % des consommateurs de cocaïne ou d'opiacés. Cette distribution est fonction de deux facteurs. Premièrement, plus la drogue agit sur le "système récompensant de la région limbique cérébrale", plus elle entraîne le comportement compulsif du drogué. Deuxièmement, plus le milieu est tolérant à l'usage de la drogue, plus la drogue est utilisée. Ce type d'enquête est nécessaire pour suivre l'évolution des toxicomanies et en contrôler l'extension. Cette analyse rend caduque la distinction entre usagers récréatifs et toxicomanes. les probabilités de passer du groupe récréatif au groupe toxicomane apparaissent très élévées, de 20 à 50 % pour le cannabis, et de 90 % pour la cocaïne ou l'héroïne
LEDERMANN fut le premier à étudier, en 1956, la fréquence de la distribution d'alcool dans la population de consommateurs en France. Cette distribution était conforme à la loi normale logarithmique. Dans cette étude, l'auteur utilise la même méthode d'analyse pour étudier la fréquence de l'usage d'autres drogues toxicomanogènes dans des pays où ces stupéfiants sont banalisés et librement accessibles. Les études comparées d'AIKEN et LANCE, de DELINT et SCHMIDT avec celle de LEDERMANN démontrent que la distribution de la consommation d' alcool présente une distribution normale logarithmique. La fréquence de la consommation de cannabis parmi les lycéens américains, français et canadiens présente également cette même distribution. D'autres études ou enquêtes, faites au Pérou ou en Jamaïque sur la consommation de cannabis, de feuilles de coca ou des opiacés, présentent cette même distribution logarithmique. D'autre part, plus l'effet psychopharmacologique de la drogue est puissant, plus sa consommation excessive affectera un pourcentage élévé de consommateurs. On peut ainsi estimer qu'une "dose intoxicante quasi journalière" est consommée par 5 à 7 % des consommateurs d'alcool, par 20 à 50 % des consommateurs de cannabis et par 90 % des consommateurs de cocaïne ou d'opiacés. Cette distribution est fonction de deux facteurs. Premièrement, plus la drogue agit sur le "système récompensant de la région limbique cérébrale", plus elle entraîne le comportement compulsif du drogué. Deuxièmement, plus le milieu est tolérant à l'usage de la drogue, plus la drogue est utilisée. Ce type d'enquête est nécessaire pour suivre l'évolution des toxicomanies et en contrôler l'extension. Cette analyse rend caduque la distinction entre usagers récréatifs et toxicomanes. les probabilités de passer du groupe récréatif au groupe toxicomane apparaissent très élévées, de 20 à 50 % pour le cannabis, et de 90 % pour la cocaïne ou l'héroïne
Affiliation :
INSERM Paris; Columbia Univ. NY-USA
France. France.
France. France.
Historique