Bulletin de Périodique
Questions de santé publique , n°54 - Octobre 2026 - Cocaïne en France : augmentation de la consommation, diversification des usages et nécessité de réponses adaptées
Auteur(s) :
LHOSMOT-MARQUET, M. ;
CHAMPEYRACHE, C. ;
DONNADIEU, H. ;
JOUANJUS, E. ;
KHAZAAL, Y. ;
ROUX, P. ;
VARIGNON, B. ;
FLEURY, L. ;
COYAUD, E.
Paru le :
01/10/2026
Année
2026
Page(s) :
7 p.
Langue(s) :
Français
Refs biblio. :
43
Domaine :
Drogues illicites
Discipline :
EPI (Epidémiologie / Epidemiology)
Thésaurus géographique
FRANCE
Thésaurus mots-clés
COCAINE
;
MARCHE DE LA DROGUE
;
CONSOMMATION
;
TYPE D'USAGE
;
USAGER
;
FACTEUR DE RISQUE
;
PRISE EN CHARGE
;
REDUCTION DES RISQUES ET DES DOMMAGES
Résumé :
La consommation de cocaïne en France connaît une progression sans précédent : le nombre d'usagers dans l'année est passé de 600 000 en 2017 à 1,1 million en 2023. Cette hausse s'explique par un marché mondial particulièrement dynamique, des circuits de distribution de plus en plus numérisés et une accessibilité accrue en lien avec la diminution du prix d'achat. Ces évolutions conduisent à une diffusion plus large que précédemment et qui concerne toutes les catégories sociales. L'augmentation de la consommation de différentes formes de cocaïne (poudre, cocaïne basée/crack) accroît les conséquences sanitaires.
Outre les troubles liés à l'accoutumance et la dépendance, la consommation de cocaïne expose à des complications cardiovasculaires graves (infarctus, troubles du rythme), à des lésions de la cloison nasale et des poumons, ainsi qu'à des troubles psychiatriques et cognitifs pouvant altérer durablement la qualité de vie. Elle entraîne également des répercussions sociales importantes, telles que l'isolement, la perte d'emploi ou la précarisation, risques encore aggravés en cas de consommation associée d'alcool ou d'autres substances.
Face à cette situation, l'expertise collective ciblée de l'Inserm souligne la nécessité d'une réponse globale fondée sur les données scientifiques. Celle-ci repose sur le renforcement de la prévention, notamment auprès des adolescents et jeunes adultes en développant les compétences psychosociales et en diffusant des informations et des stratégies pour limiter les complications et les usages à risque. De plus, malgré l'absence de traitement médicamenteux spécifique du trouble de l'usage de la cocaïne, cette réponse doit pouvoir offrir aux personnes concernées un accompagnement intégré incluant une approche psychosociale et communautaire des troubles addictifs, le traitement des troubles addictologiques, psychiatriques et somatiques concomitants ainsi que le déploiement de dispositifs de réduction des risques, tels que l'analyse des substances et les haltes soins addictions (HSA, anciennement salles de consommation à moindre risque). Cela permettrait de limiter les dommages, d'améliorer l'accès aux soins et de mieux protéger les personnes les plus vulnérables. [Résumé d'auteur]
Outre les troubles liés à l'accoutumance et la dépendance, la consommation de cocaïne expose à des complications cardiovasculaires graves (infarctus, troubles du rythme), à des lésions de la cloison nasale et des poumons, ainsi qu'à des troubles psychiatriques et cognitifs pouvant altérer durablement la qualité de vie. Elle entraîne également des répercussions sociales importantes, telles que l'isolement, la perte d'emploi ou la précarisation, risques encore aggravés en cas de consommation associée d'alcool ou d'autres substances.
Face à cette situation, l'expertise collective ciblée de l'Inserm souligne la nécessité d'une réponse globale fondée sur les données scientifiques. Celle-ci repose sur le renforcement de la prévention, notamment auprès des adolescents et jeunes adultes en développant les compétences psychosociales et en diffusant des informations et des stratégies pour limiter les complications et les usages à risque. De plus, malgré l'absence de traitement médicamenteux spécifique du trouble de l'usage de la cocaïne, cette réponse doit pouvoir offrir aux personnes concernées un accompagnement intégré incluant une approche psychosociale et communautaire des troubles addictifs, le traitement des troubles addictologiques, psychiatriques et somatiques concomitants ainsi que le déploiement de dispositifs de réduction des risques, tels que l'analyse des substances et les haltes soins addictions (HSA, anciennement salles de consommation à moindre risque). Cela permettrait de limiter les dommages, d'améliorer l'accès aux soins et de mieux protéger les personnes les plus vulnérables. [Résumé d'auteur]
Affiliation :
Pôle d'Expertise Collective Inserm, Biopark, Paris, France
Conservatoire National des Arts et Métiers, Division Sécurité - Défense - Intelligence, France
Département des addictions, Hôpital La Colombière, Montpellier, CHU de Montpellier - Inserm U1058, Pathogenesis and control of chronic infections (PCCI) - Faculté de Médecine de Montpellier, France
Centre d'addictovigilance, Département de médecine et de pharmacologie clinique, CHU de Toulouse, Toulouse, France - CERPOP, UMR 1295, Université de Toulouse, Inserm, Toulouse, France.
Université de Lausanne et université de Montréal.
Université d'Aix Marseille, Inserm, IRD, SESSTIM, Economic and Social Sciences of Health and Medical Information Processing, ISSPAM, Marseille, France
Conservatoire National des Arts et Métiers, Division Sécurité - Défense - Intelligence, France
Département des addictions, Hôpital La Colombière, Montpellier, CHU de Montpellier - Inserm U1058, Pathogenesis and control of chronic infections (PCCI) - Faculté de Médecine de Montpellier, France
Centre d'addictovigilance, Département de médecine et de pharmacologie clinique, CHU de Toulouse, Toulouse, France - CERPOP, UMR 1295, Université de Toulouse, Inserm, Toulouse, France.
Université de Lausanne et université de Montréal.
Université d'Aix Marseille, Inserm, IRD, SESSTIM, Economic and Social Sciences of Health and Medical Information Processing, ISSPAM, Marseille, France
- voir aussi :
Historique