Bulletin de Périodique
Interstats Info rapide , n°58 - Janvier 2026 - Usage ou trafic de stupéfiants : plus souvent commis dans les quartiers de reconquête républicaine que dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville
Auteur(s) :
ROBERT, M. ;
CHENU, B.
Paru le :
15/01/2026
Année
2026
Page(s) :
6 p.
Langue(s) :
Français
Domaine :
Drogues illicites / Illicit drugs
Discipline :
LOI (Loi et son application / Law enforcement)
Thésaurus géographique
FRANCE
Thésaurus mots-clés
ILS
;
TRAFIC
;
POLITIQUE
;
QUARTIER
;
COMPARAISON
;
PRODUIT ILLICITE
;
VIOLENCE
Autres mots-clés
Résumé :
En 2024, la police et la gendarmerie nationales enregistrent des mis en cause pour une infraction à la législation sur les stupéfiants plus fréquemment dans les 1 476 quartiers prioritaires de la politique de la ville (QPV) que dans les territoires immédiatement voisins (France hors Mayotte). En moyenne, le taux de mis en cause pour usage de stupéfiants commis dans les QPV (10,1 pour mille habitants) y est deux fois plus élevé que chez leurs voisins (5 ‰). Le nombre de mis en cause rapporté à la population pour trafic de stupéfiants commis dans les QPV (3,2 ‰) est quant à lui quatre fois plus important que celui des territoires voisins (0,8 ‰).
Ces taux et comparaisons restent toutefois inférieurs à ceux observés dans les 60 quartiers de reconquête républicaine (QRR) : 15,1 ‰ pour usage et 3,9 ‰ pour trafic commis dans les QRR contre respectivement 5,9 ‰ et 1,4 ‰ chez leurs voisins immédiats.
Depuis 2016, le nombre de mis en cause pour 1 000 habitants pour usage de stupéfiants est en hausse sur l'ensemble du territoire national, mais il augmente plus fortement dans ces deux types de quartiers : en moyenne + 11,4 % par an pour les infractions commises dans les QRR, + 8,8 % dans les QPV, + 6,5 % dans les unités urbaines de plus de 10 000 habitants, et + 6 % en France hors Mayotte. Pour le trafic de stupéfiants, malgré un recul observé pendant la crise du Covid-19, les écarts de hausses enregistrées sont encore plus importants. [Résumé d'éditeur]
Ces taux et comparaisons restent toutefois inférieurs à ceux observés dans les 60 quartiers de reconquête républicaine (QRR) : 15,1 ‰ pour usage et 3,9 ‰ pour trafic commis dans les QRR contre respectivement 5,9 ‰ et 1,4 ‰ chez leurs voisins immédiats.
Depuis 2016, le nombre de mis en cause pour 1 000 habitants pour usage de stupéfiants est en hausse sur l'ensemble du territoire national, mais il augmente plus fortement dans ces deux types de quartiers : en moyenne + 11,4 % par an pour les infractions commises dans les QRR, + 8,8 % dans les QPV, + 6,5 % dans les unités urbaines de plus de 10 000 habitants, et + 6 % en France hors Mayotte. Pour le trafic de stupéfiants, malgré un recul observé pendant la crise du Covid-19, les écarts de hausses enregistrées sont encore plus importants. [Résumé d'éditeur]
Affiliation :
SSMSI, Paris, France
Historique